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Palais lointains
Estévez Abilio ; Seelow Alice
GRASSET
23,45 €
Épuisé
EAN :9782246649014
La Havane à la veille du troisième millénaire. Vitorio, homosexuel, la quarantaine, vient de se faire éjecter de son appartement. Le vieil immeuble en ruine s'est par ailleurs écroulé deux jours plus tard. Sans endroit pour vivre, il erre dans la ville épuisée. Une ville triste le jour et dangereuse la nuit, aux mains de la police et du commerce du sexe, corrompus l'un comme l'autre. Vitorio rencontre Salma, une jeune prostituée, et tous deux vont trouver refuge dans les ruines d'un ancien théâtre construit au temps de sa splendeur par une aristocrate russe, pour un improbable amant. Dans ce lieu de féerie, les accueille un personnage excentrique et mystérieux, un ancien clown, Don Fuco. Il va les initier à l'art du déguisement, au comique et, ensemble, ils vont convoquer les esprits des plus grandes étoiles de ce siècle, de Nijinski à la Callas. La poésie, la danse, le mime, la fiction, une mise en scène parodique de la beauté comme voie d'accès aux palais lointains d'une ville imaginaire et inatteignable - où ceux qui ne cherchent qu'un endroit pour vivre, pour se reposer et qui se moquent de politique, de liberté, de patriotisme ne seraient plus confrontés à la tragique réalité. Les Palais lointains : un adieu à La Havane ? A cette ville agonisante qui sera peut-être, un jour, balayée par une gigantesque tempête et ne survivra que par l'imaginaire.
Ce livre analyse plusieurs expériences de représentation interprétative dans le contexte de cet espace insaisissable des grands aéroports, paradigme de notre environnement contemporain. Pour opérer sur ce milieu complexe d'apparente confusion, architectes et urbanistes doivent construire des procédures d'interprétation active du réel. Voici développées des directions de travail pour la représentation architecturale aujourd'hui.
Résumé : Au c?ur même de La Havane, une vaste étendue clôturée, foisonnant de manguiers, d'anones, de saules, d'hibiscus, de palmiers : l'île. Au milieu des arbres, des statues mythologiques et, dissimulée dans un coin, la Vierge de la Caridad del Cobre, patronne de Cuba. Le domaine était partagé entre l'impénétrable Au-delà et l'En deçà, vaste labyrinthe de maisons reliées par de si nombreux îlots et patios que leurs habitants parvenaient à s'y perdre, ignorant, au reste, la proximité de la mer. Des personnages hétéroclites : un vieux professeur passionné de poésie anglaise ; des gens charriés par des vagues de misère et de déveine; une Cassandre appelée Comtesse-aux-pieds-nus ; Casta Diva, la cantatrice qui fignolait ses vocalises dans le cabinet de toilettes; dona Juana, la nonagénaire jour et nuit sur son lit, un chapelet entre les doigts... Tous, sous la chaleur étouffante, attendent la pluie, la fin du monde, la mort. Le jeune inconnu blessé, enveloppé dans le drapeau cubain, une plaie sanglante au cou, était-il un envoyé de la Providence, un ange de l'Apocalypse, ou le Christ en personne ? Le 31 décembre 1958, date désormais historique, dona juana a tendu la main et renversé la bougie près du lit, allumant l'incendie qui s'empara de l'île. En cet instant précis, le président Batista prenait la fuite et s'envolait vers la République de Santo Domingo...
Cuba, 1977. Sur la plage d?une île à l?ouest de La Havane, dans le vieux bungalow qu?elle a hérité d?un médecin américain, la famille Godínez s?active à barricader portes et fenêtres pour prévenir l?arrivée de l?ouragan Katherine. Sous le même toit sont réunies trois générations. Alors que le calme s?installe avant la tempête, le jeune Jafet, qui rêve de vivre aux États-Unis, prend le large à bord d?un radeau de fortune baptisé Le Mayflower. Impuissante, la petite Valeria assiste au départ de celui qui préfère fuir le régime cubain plutôt que le cyclone, de celui qui deviendra « le navigateur endormi ». Dans ce vieux bungalow se concentre toute l?histoire du pays : l?esclavage, la guerre contre l?Espagne, la dictature de Batista, l?ouragan révolutionnaire, la tragédie des balseros... Excellent conteur, Estévez fait de ses personnages les symboles de l?histoire et de la culture cubaines, et éclaire le présent à la lumière du passé.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.