Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La lecture antique en V.O. Lire en classe des textes latins et grecs aujourd'hui
Estèves Aline ; Kimmel-Clauzet Flore
UGA EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782377472802
Les enseignants de langues anciennes trouveront ici une aide pour faire lire des textes latins et grecs à leur élèves ou étudiants, tous niveaux confondus. La notion de "lecture" est envisagée dans cet ouvrage comme un exercice distinct de la version : il s'agit de renouer avec le plaisir et l'intérêt du texte abordé en langue originale, tout en limitant les erreurs de compréhension littérale. Pour remédier aux différentes causes de blocage potentielles (linguistiques, psychologiques, culturelles), trois leviers principaux sont identifiés comme autant de facteurs facilitateurs : les images fixes ou mobiles, supports du développement d'une posture d'enquêteur ; l'oralisation ou la théâtralisation, qui facilitent l'appropriation du texte ; la construction de parcours littéraires donnant du sens à l'effort de compréhension. Les protocoles d'action proposés reposent sur des corpus variés, associant aux textes classiques des sources souvent méconnues (textes néo-latins, inscriptions issues du paysage urbain, bandes-dessinées, etc.). Les contributions présentent des outils concrets, directement exploitables en classe, et transposables selon le niveau d'enseignement visé.
Ce travail vise à reconstituer la vision romaine de l'horreur, au sens d'émotion extrême de peur et de phénomène horrible. L'étude porte sur l'épopée et l'historiographie latines, afin de cerner l'originalité du thème, qui relève normalement de la tragédie, dans deux genres dont il est a priori exclu. La revue des termes désignant la peur permet d'abord d'établir le champ sémantique de l'horreur au sens d'émotion ; s'en extrait l'imaginaire de l'horreur au sens de phénomène, qui s'organise en thèmes et motifs centrés autour des notions de noirceur, de grandeur et de laideur, se partage entre vision péjorative et laudative (horror ad odium/ ad uenerationem) et relève du profane ou du sacré. Sur le plan esthétique, l'horreur pose des problèmes de transposition aux poètes épiques et aux historiens, particulièrement dans le domaine de la violence : pour rendre compte du caractère excessif des violences horribles, ils mobilisent des procédés d'amplification dérogeant aux attendus génériques, l'emphasis, l'euidentia et le tumor. Enfin, l'horreur perturbe l'horizon d'attente du lecteur : la delectatio qu'elle induit allie paradoxalement un goût trivial pour le sensationnel et un plaisir intellectuel de reconnaissance des problématiques de la mimèsis, fonctionnant en aemulatio avec les arts littéraires, plastiques ou scéniques ; l'utilitas qu'elle recèle relève essentiellement du questionnement éthique, puisque l'horror ad uenerationem peut prêter le flanc à la critique, et l'horror ad odium donner lieu au grandissement ambigu du mal. Au final, la notion d'horreur se structure dans les deux genres autour de deux thématiques dont la symbolique interfère : les Enfers et les guerres civiles.
Principalement issus du sous-continent indien, les premiers migrants musulmans de Grande-Bretagne ont d'abord été attirés par une prospérité en trompe-l'oeil, celle d'une nation industrielle en déclin. Très vite leurs enfants ont été confrontés au chômage massif et à la remise en cause de l'État providence. Se sentant, comme ailleurs en Europe, à la fois étrangers aux traditions culturelles de leurs parents et rejetés par la majorité blanche britannique, certains d'entre eux ont été tentés par un retour aux traditions islamiques, par le militantisme politique, voire par l'extrémisme. L'expérience britannique d'événements tels que le scandale des Versets sataniques (1989), l'opposition à la guerre en Irak (2003) ou encore les attentats de Londres (2005), mais aussi les violences urbaines, l'évolution des discriminations raciales ou religieuses, les discours politiques ou médiatiques islamophobes, la force du white backlash, les débats sur les questions d'éducation, sur la représentativité des minorités dans l'espace public... peuvent, au-delà des oppositions rituelles entre " modèle français " et " modèle britannique " d'immigration, aider à réfléchir au cas français. Islamisme, terrorisme, communautarisme... autant de mots devenus peu à peu synonymes, notamment depuis septembre 2001 et les attentats de Londres en juillet 2005. C'est tout l'intérêt du livre d'Olivier Esteves que de suggérer te parallèle entre trajectoires postcoloniales françaises et anglaises, et d'aller au-delà de schémas médiatiques simplistes où " tout ce qui est modéré à Londres serait considéré comme extrême à Paris ".
Soufflard Thierry ; Cazaux Gilles ; Estève Alice ;
Un radeau de fortune. Un tableau célèbre. Une seule femme. Un huis clos en plein mer. Inspiré de faits réels et du célèbre tableau de Géricault présenté au Louvre en 1819, ce récit retrace l'épopée dramatique des survivants de la frégate La Méduse, échouée au large de l'actuelle Mauritanie. Entre tempêtes, mutineries et actes de bravoure, suivez le destin bouleversant de Blanche qui lutte pour survivre sur ce radeau de fortune au milieu de l'Atlantique. Une fresque humaine poignante racontée par la voix d'un survivant, où se mêlent espoir et barbarie dans un huis clos maritime qui interroge les limites de la morale et de l'humanité.
Esteves Olivier ; Picard Alice ; Talpin Julien ; V
Résumé : La première enquête sociologique menée en France sur le départ des musulmans français. Ils sont nés et ont grandi en France, la plupart sont diplômés de l'enseignement supérieur et pourtant ils ont décidé de partir vivre et travailler à l'étranger. Ces Français de culture ou de confession musulmane, discriminés sur le marché de l'emploi et stigmatisés pour leur religion, leurs noms ou leurs origines, trouvent en quittant la France l'ascension sociale qui leur était barrée. Ils font surtout l'expérience du "droit à l'indifférence" , car cette fuite des cerveaux révèle les effets délétères de l'islamophobie qui, vue d'ailleurs, semble bel et bien constituer une exception française. Cette enquête documente pour la première fois un phénomène qui travaille la société à bas bruit. Olivier Esteves est professeur à l'université de Lille, spécialiste du monde anglophone, de l'ethnicité et de l'immigration. Alice Picard est enseignante agrégée de sciences économiques et sociales et chercheuse associée au laboratoire Arènes. Julien Talpin est directeur de recherche au CNRS, spécialiste du racisme et de l'engagement dans les quartiers populaires.
Louis LLiboutry est considéré comme le père de la glaciologie moderne. Ce livre met en valeur une grande figure scientifique locale et une histoire scientifique en prise avec l'actualité. En appliquant les outils de la physique aux processus glaciaires, il a fortement contribué à faire passer la glaciologie d'une discipline naturaliste à une science quantitative, branche de la géophysique. Sa rigueur alliée à une grande intuition scientifique en font un précurseur dans les nombreux domaines dans lesquels il a brillé. A Grenoble, en 1956, la tâche est immense. La seule possibilité locale de recherche pour Lliboutry était la glaciologie, au carrefour de nombreuses disciplines : topographie, exploration géophysique, météorologie, métallurgie physique, hydrologie, etc. Mais fort de son expérience en Amérique du Sud, il lutte sur tous les fronts : monter au fil des ans un atelier de mécanique ainsi qu'une bibliothèque spécialisée, la glaciologie avait en effet à créer ses instruments propres, en particulier ceux de forage et de carottage; écrire de nouvelles publications ; chercher à regrouper les quelques glaciologues français; créer une filière d'enseignement de la géophysique à Grenoble en 2e et 3e cycle et obtenir des locaux indispensables au fonctionnement de cette toute nouvelle et restreinte équipe d'ingénieurs et de techniciens "aux mains d'or qui faisaient des moutons à cinq pattes pour résoudre des problèmes de forage". Pionnier de l'exploration scientifique des glaciers des Alpes et des Andes à partir des années cinquante, son héritage - qui permettra notamment de développer l'exploration polaire en Antarctique avec Claude Lorius - n'est toutefois pas assez reconnu en France. Ce livre est bien positionné (comité scientifique, adossement au laboratoire de glaciologie de Grenoble (IGE)) et revêt en outre une forte dimension internationale, qui correspond à des liens déjà existants dans le domaine de la recherche. Il propose un choix de textes et de documents photographiques inédits, mettant en valeur, à la fois l'oeuvre essentielle et le rôle que Louis Lliboutry a joué dans l'essor et le développement d'une science toute jeune et désormais cruciale. Il ne s'agit pas d'une simple biographie encore moins d'une hagiographie mais d'un portrait inédit de l'homme, de l'explorateur et du vrai savant, dont l'oeuvre scientifique se rapporte à la glaciologie et à la géophysique de l'environnement. Il est considéré comme le pionnier du développement de la géophysique de l'environnement en France.
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d'une génération qui marque les progrès de l'instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d'orientation et d'exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée et qui sont donc évalués par rapport à une norme représentée en partie par les programmes de la classe de 3e sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d'autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous, ils ont quitté l'école, découragés, lassés de la scolarité. Cet ouvrage s'intéresse à ces élèves différents et décrit, pour mieux les comprendre, les mécanismes d'exclusion scolaire et d'orientation par l'échec liés à la maitrise de la langue écrite. L'exclusion, explicite ou implicite, et la notion d'écart à la norme sont les deux volets centraux du questionnement. Les études présentées dans cet ouvrage concernent des lycéens soit orientés vers les filières technologique et professionnelle, soit en reprise d'études après un décrochage scolaire. Le point commun de ces élèves (exception faite du groupe témoin des élèves de troisième) est d'être, soit en situation d'orientation non choisie, soit en situation de difficulté scolaire, soit enfin en situation de raccrochage scolaire après une période de décrochage. Pour mieux comprendre les liens entre compétence scripturale et orientation, les auteures ont choisi d'opérer une comparaison entre des élèves issus de ces filières et des élèves de classe de 3e, non encore orientés vers telle ou telle filière. Cette caractérisation par la différence est une voie utile à une didactique de l'écriture appropriée, en classe de français comme dans les autres disciplines scolaires. Elle permet également d'aller plus avant dans la recherche de pistes didactiques applicables dans des situations individualisées destinées à des élèves en difficulté. L'ouvrage est organisé selon une triple perspective. La première partie est descriptive et elle donne à connaitre la population de ces lycéens "pas comme les autres" , leur quotidien en classe, leurs compétences, ce qu'en disent les recherches. La seconde porte sur ce qu'ils disent de l'écriture scolaire, sur ce qu'ils en pensent et en font. Leurs propos sont comparés à ceux d'élèves d'une classe de 3e hétérogène. La troisième partie présente des études de cas d'élèves décrocheurs en situation de raccrochage et porte sur leurs stratégies de réappropriation des apprentissages. Ces trois approches ont chacune pour but de donner à connaitre ces élèves dans leur relation avec l'écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité, ce qu'ils savent faire, et non plus seulement ce qu'ils ne savent pas faire, ce qu'ils pensent de l'école et des activités d'écriture qui leur sont proposées, ce qu'ils en attendent. Il s'agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d'élèves qui suivent un cursus général. Il s'agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l'écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d'élèves décrocheurs en reprise d'études, de mettre sur la voie d'approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d'écrit.