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Les Dessous de l'affaire Dreyfus
Esterházy Walsin ; Charles Ferdinand marie
SHS EDITIONS
19,00 €
Épuisé
EAN :9791041948581
On se demande sans doute quel but je poursuis en publiant ce livre. Des gens confortablement installés chez eux, sans soucis matériels, à l'abri de toute souffrance, pourvus de jolis titres de rente et munis de la considération dis tinguée de leurs concitoyens, m'en ont, paraît-il, blâmé par avance. - Pourquoi un livre ? Que ne se tient-il pas tranquille ? ont dit ces honorables personnes. Pourquoi ? Je vais le leur apprendre en peu de mots. Pour deux raisons également impérieuses, quoique d'un ordre bien différent. 1° Raison matérielle. - Il faut que je vive et il faut que je fasse vivre les miens. J'avais une solde et un grade qui étaient devenus toute ma fortune. Pour me ré- compenser de trente années bientôt accomplies de services que mes chefs ont vantés, M. Cavaignac, espoir des patriotes, tombeur putatif des dreyfusards, me les a enlevés, sans même daigner ni me voir ni m'entendre. Faut-il donc que mes deux petites filles, elles aussi, soient sacrifiées à la discipline et à la raison d'Etat ? J'estime qu'en fait de martyrs, c'est assez de moi. 2° Raison morale. - On ne s'est pas borné à faire matériellement à moi et aux miens tout le mal possible. En m'arrachant mes épaulettes, on m'a enlevé mon honneur. Et c'est pourquoi je veux parler. Tant que mes chefs m'ont couvert, tant qu'ils ne m'ont pas désavoué, je n'ai rien dit, je suis resté muet et impassible".
L'affaire Dreyfus fut en réalité l'affaire Dreyfus-Esterhazy. Dans un premier temps, seul le capitaine Alfred Dreyfus, stagiaire au 2e bureau de l'état-major, est mis en cause. Accusé d'être l'auteur de la fameuse lettre-bordereau annonçant à l'attaché militaire allemand, von Schwartzkoppen, la livraison de cinq notes, notamment sur "le frein hydraulique du [canon] de 120 [... ]" , il est condamné à l'unanimité du conseil de guerre, le 22 décembre 1894, à la déportation à vie sur l'île du Diable, en Guyane, et à la dégradation militaire. Le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy n'entre en scène qu'en août 1896, lorsque est dévoilée l'interception d'un télégramme adressé à ce dernier par von Schwartzkoppen (le fameux "petit bleu"). Des documents manuscrits d'Esterhazy semblent révéler une similitude d'écriture avec celle du bordereau. Les dreyfusards désignent, alors, en lui le véritable coupable, tandis que les antidreyfusards se font de plus en plus partiaux. Traduit, à son tour, devant le conseil de guerre, Esterhazy est, cependant, acquitté le 11 janvier 1898. Dreyfus devra, quant à lui, attendre l'arrêt de la Cour de cassation du 12 juillet 1906 pour voir, de facto, son innocence reconnue... . Avant cela tente, en publiant une contre-enquête, de discréditer l'accusation. Si le personnage d'Esterhaz - l' "oublié" de l'affaire Dreyfus - reste entouré de zones d'ombre, ses écrits le sont tout autant. Il est pourtant l'auteur de deux ouvrages. Pour la première fois, nous reproduisons avec l'un d'eux, un écrit qui fut au centre de l'Affaire Dreyfus.
Résumé : Le narrateur de cet Evangile selon Marc ne parle pas. Sa mère, son père, son frère et ses deux grands-mères le croient sourd-muet. Et pourtant, c'est lui qui raconte l'histoire. La famille, considérée comme "ennemie du peuple", a été chassée de Budapest pour travailler sous la surveillance d'un paysan. La nuit, dans l'unique chambre, le jeune garçon écoute les disputes de ses parents et rêve de la voisine. A force d'entendre sa grand-mère douter du dessein divin, il commence à s'identifier au Petit Jésus accroché au mur, sourd-muet lui aussi. Mais le plus solitaire, c'est Dieu, le grand silencieux, qui, lui, n'a personne à qui adresser ses prières. La Version selon Marc peut se lire comme le récit d'une enfance hongroise d'après-guerre. Mais au-delà de cette simplicité apparente, l'auteur ne renonce jamais à l'humour, à l'impertinence et au jeu sur les références littéraires, qui lui sont propres. L'Evangile selon saint Marc, marqué comme aucun autre texte biblique par le doute mystique, se mue sous la plume d'Esterházy en une réflexion humaine, religieuse et littéraire à la beauté profonde.
Ce livre est né d'un défi. Avant la coupe du monde de football de 2006, la Südddeutsche Zeitung demande à Peter Esterhazy de consacrer un livre au ballon rond. Celui-ci écrit un témoignage très libre où il mêle ses souvenirs d'enfance et de l'équipe d'or hongroise à l'exploration du terrain du football et de l'âme germaniques. Il construit un récit brillant qui révèle autant l'amour des Allemandes pour l'ordre que la passion de leurs supporters dans les gradins et l'enthousiasme des buveurs de bière dans les bars? Un voyage dans le temps plus encore que dans l'espace, qui nous emporte bien au-delà de la surface de réparation.
Résumé : Odi et amo. Y a-t-il un sentiment plus ambivalent que celui qui lie un homme à une femme ? A une femme sous les traits de nombreuses femmes. Attachement indéfectible malgré les trahisons, petites et grandes, du corps. Car le corps faillit de multiples manières. Il trahit l'autre et il se trahit en se détruisant par l'usure du temps. Péter Esterházy, plus audacieux et plus irrespectueux que jamais, nous propose un livre sur le corps, le désir, la puissance des sens, le désordre des relations amoureuses. Un livre sur les femmes vues par un homme qui aime. Et qui aime appeler les choses par leur nom. Voici quatre-vingt-dix-sept variations brillantes et sentimentales sur la femme aimée.
Le mont Beuvray, situé à 25 kilomètres d'Autun, occupe la pointe méridionale de la chaîne du Morvan, à laquelle il n'est relié que par le col de L'Echenaux, placé à 255 mètres au-dessous de sa cime. Les nombreuses sources auxquelles il donne naissance forment autour de sa base un fossé profond de 20 kilomètres de circonférence; les montagnes, qui sont derrière lui, atteignent les Vosges à l'est et se prolongent jusqu'aux extrémités de l'Armorique; l'Yonne, affluent de la Seine, naît à ses pieds: le massif de 800 à 900 mètres d'élévation-dont il occupe un des sommets- forme donc le point d'intersection des trois principaux bassins de la Gaule centrale: ceux de la Loire, de la Seine et de la Sarthe. Bibracte était la capitale du peuple celte des Éduens, développée surtout au ier siècle av. J.-C. Centre névralgique du pouvoir de l'aristocratie éduenne, c'était aussi un important lieu d'artisanat et de commerces où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies, sur une superficie de près de 135 hectares. Ce site remarquable est situé sur les communes de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), de Glux-en-Glenne et de Larochemillay (Nièvre), et dans le Morvan au sommet du mont Beuvray (communément appelé le Beuvray dans la région). Le site héberge le musée de la civilisation celtique, qui retrace la vie de cette cité de quelque 5 à 10 milliers d'âmes au sein d'un oppidum fortifié, que les fouilles archéologiques du mont Beuvray révèlent peu à peu.Notes Biographiques : Jacques-Gabriel Bulliot, né à Autun le 23 janvier 1817 et mort au même lieu le 13 janvier 19021, est un érudit français, membre de la Société éduenne des lettres, sciences et arts constituée à Autun en 1836. Il découvrit le site de Bibracte qu'il localisa au Mont Beuvray (Saône-et-Loire). Il entreprit de nombreuses fouilles sur le site entre 1867 et 1895, date à laquelle il confie les travaux à son neveu Joseph Déchelette. En 1851, Bulliot communique au congrès de la Société française d'archéologie qu'il s'agit d'une ancienne chapelle (chapelle de Saint-Martin au mont Beuvray) ayant servi à christianiser les Éduens. Cependant, il retourne au Mont Beuvray pour continuer ses recherches. C'est alors qu'il découvrit une partie de camp romain au sommet du mont à proximité de la chapelle. Il décide alors de poursuivre ses recherches sur la Guerre des Gaules dans plusieurs ouvrages datés du Moyen-Âge. Il maintient contre une opinion unanime que les compagnies romaines de Bibracte et Autun sont les mêmes et basées au Mont Beuvray. Il publia alors un ouvrage sur le système défensif des Romains sur les terres des Éduens entre la Saône et la Loire. Il reçoit plus tard la visite d'un officier chargé par Napoléon III d'effectuer des fouilles sur la victoire romaine contre les Helvètes. Celui-ci porte peu d'intérêt à Bulliot sur l'instant, mais il confie cependant à un autre membre de la Société éduenne, Xavier Garenne, la mission d'effectuer des sondages au Beuvray. Le propriétaire des terres, le vicomte d'Aboville, effectue aussi ses propres recherches. L'archevêque de Reims, Landriot membre de la Société éduenne et ami de Bulliot (malgré leurs divergences sur la question de Bibracte) intéressé par ces fouilles en fait part à l'empereur. Ainsi, en 1867, Napoléon III missionne Bulliot pour des recherches au Beuvray.
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.
Le sociologue Célestin Bouglé réunit en 1931 dans ce petit livre les résumés de quelques-unes de ses conférences données depuis la guerre auprès de divers groupements de propagande : pacifistes et féministes, laïques et coopérateurs. Comme il le reconnaît lui-même dans son avant-propos, "Le lecteur remarquera que, dans ces conférences elles-mêmes, je me suis efforcé d'incorporer et d'utiliser les résultats des-recherches de sociologie proprement dite auxquelles j'ai pu d'autre part me livrer, par exemple en étudiant les idées égalitaires, la démocratie ou les castes. La question reste ouverte : la difficile question des rapports de la science avec l'action, de la sociologie avec la morale proprement dite. J'ai touché pour ma part à cette question, qui obsède tant de philosophes aujourd'hui, en étudiant "l'évolution des valeurs" ; j'espère pouvoir y revenir quelque jour. Cet ouvrage comprend : Avant-propos, par Célestin Bouglé I. Tradition Française et Société des Nations II. La Coopération Intellectuelle Internationale III. Le Problème Moral de la Démocratie IV. La Vie Morale et l'Idéal National V. Féminisme et Sociologie VI. Producteurs et Coopérateurs.