Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'HOMME NOIR - POESIE
ESSENINE SERGUEI
CIRCE
23,30 €
Épuisé
EAN :9782842421830
Né en 1895, Sergueï Essénine est le dernier grand nom de l'Age d'argent de la poésie russe. Poète paysan, mystico-révolutionnaire, houligan, imaginiste, filial et bisexuel, " rossignol obscène ", patriote déchiré, suicidé ou assassiné à l'âge de trente ans : les poèmes scandent sa vie et parfois la précèdent. au point qu'il n'est pas toujours facile de séparer les mythes. la légende de la réalité. Restent des poésies marquées par l'adéquation parfaite de l'image au sentiment, aux intonations venues des profondeurs de la terre russe. Reste le poète du XXe siècle le plus lu en Russie, ce qui est dû à son destin exceptionnel mais aussi à une forme élaborée qui, tout en demeurant proche de la langue populaire, aborde une thématique variée " en harmonie à la fois avec l'époque tourmentée de la révolution et avec l'éternité ". comme l'écrivit le poéticien russe Boris Eichenbaum. C'est dans cette optique que le présent choix - le plus vaste à ce jour en français - a été établi. en même temps que le traducteur. fidèle au principe de l'" équivalence fonctionnelle ", s'est efforcé de restituer au mieux la forme de l'original.
Né en 1895, Sergueï Essénine est le dernier grand nom de l'Age d'argent de la poésie russe. Poète paysan, mystico-révolutionnaire, houligan, imaginiste, filial et bisexuel, "rossignol obscène", patriote déchiré, suicidé ou assassiné à l'âge de trente ans : les poèmes scandent sa vie et parfois la précèdent, au point qu'il n'est pas toujours facile de séparer les mythes, la légende de la réalité. Restent des poésies marquées par l'adéquation parfaite de l'image au sentiment, aux intonations venues des profondeurs de la terre russe. Reste le poète du XXe siècle le plus lu en Russie, ce qui est dû à son destin exceptionnel mais aussi à une forme élaborée qui, tout en demeurant proche de la langue populaire, aborde une thématique variée "en harmonie à la fois avec l'époque tourmentée de la révolution et avec l'éternité", comme l'écrivit le poéticien russe Boris Eichenbaum. C'est dans cette optique que le présent choix ? le plus vaste à ce jour en français ? a été établi, en même temps que le traducteur, fidèle au principe de l'"équivalence fonctionnelle", s'est efforcé de restituer au mieux la forme de l'original.
Présentation de l'éditeur Serguei Essenine (1896-1925) est sans doute le poète le plus populaire de Russie, Elevé dans les traditions de la vieille Russie des paysans de Riazan et des vieux croyants dissidents de l'orthodoxie, rebella dans l'8mo, fou do poésie, la rage do vivre au coeur, il met tout son espoir dans la révolution. très vite, il déchante au spectacle des tueries et dos ravages qu'elle provoque jusque dans la campagne de son enfance. Ecartelé, s'estimant trop vieux pour comprendre - il a trente ans - il se suicide à Saint-Pétersbourg où il avait débuté brillamment. Sa tin dramatique comme son mariage, en 1991, avec la sulfureuse et milliardaire Isadora Duncan, le contraste entre le poète au visage d'ange attaché à la toue et le voyou, licencieux, ivrogne qui lit ses vers aux prostituées, recèlent tous les ingrédients d'un personnage de légenda. Ce Rimbaud russe qui voulait ses vers pour toute biographie fascina par sa vie. Le choix de poèmes présenté par Christiane Pighetti en version bilingue redonne à la poésie sa place première.
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.
Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité. Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?