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L'histoire de l'art comme transfert culturel. L'itinéraire d'Anton Springer
Espagne Michel
BELIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782701152349
On découvre progressivement en France toute la place occupée dans les pays de langue allemande par l'histoire de l'art, qui se situe au confluent de l'esthétique, de la philologie, de la philosophie et de l'histoire. Déchirés entre le genre de la narration historique et la description minutieuse des ?uvres et de leur genèse, entre le genre du catalogue d'exposition et celui du manuel, entre l'hagiographie et l'essai critique, les historiens d'art allemands, instigateurs et héritiers à la fois de courants européens, ont largement contribué à la construction de cette nouvelle discipline. Tchèque assimilé, Anton Springer (1825-1891) occupa à Bonn la première chaire allemande de professeur ordinaire d'histoire de l'art; il fonda ensuite les instituts de Strasbourg et de Leipzig. Ses nombreux élèves marquèrent de leur empreinte cette discipline jusqu'au milieu du XXe siècle. Aussi Springer est-il l'un des meilleurs guides pour définir la place de l'Allemagne par rapport à l'Italie de la Renaissance, à l'Antiquité gréco-latine, à la tradition médiévale ou au réalisme de la peinture française, et ce dans l'exploration d'une pensée de l'art en ses contextes, pensée toujours attachée à révéler des passages et réappropriations, selon des axes synchroniques ou diachroniques, ouvrant ainsi des voies fondamentales aux réflexions sur les transferts culturels.
Parmi les populations qui servent de vecteurs traditionnels aux échanges entre l'Allemagne et la France, le rôle des Juifs de rite allemand a été essentiel. L'étude de leur assimilation met en évidence une racine judéo-allemande de la culture parisienne. Ce contexte éclaire l'oeuvre et le rayonnement de Heinrich Heine, qui vit et écrit à Paris durant un quart de siècle.
Sur le terreau de l'empirisme et du sensualisme fleurit au XVIIIe siècle en Europe une réflexion foisonnante sur les sens. Certes, le siècle des Lumières apparaît à maints égards comme celui du triomphe de la vue, mais ses auteurs font largement droit aux autres sens, notamment le toucher et l'ouïe. Sur le terreau de l'empirisme et du sensualisme fleurit au XVIIIe siècle en Europe une réflexion foisonnante sur les sens. Certes, le siècle des Lumières apparaît à maints égards comme celui du triomphe de la vue, mais ses auteurs font largement droit aux autres sens, notamment le toucher et l'ouïe. Ils isolent le sens auditif pour cerner son fonctionnement propre et son apport spécifique mais s'interrogent également sur la question de savoir comment il coopère avec les autres sens en sorte que les informations reçues par leur intermédiaire se fondent en une représentation mentale unique du monde. Ces recherches sont conduites dans différents champs disciplinaires tels que la médecine, la philosophie, la théorie des arts issue de la critique littéraire, musicale voire picturale, mais aussi l'ethnographie et la linguistique. Au-delà des textes théoriques où elles sont exposées, elles trouvent un écho dans la création littéraire du temps. Les études rassemblées dans le présent volume rendent compte de nombreux aspects de cette réflexion sur l'ouïe dans l'Europe des Lumières, qui témoigne de la fascination exercée par l'interaction entre les sphères physique et psychique à l'oeuvre dans la perception. Elles mettent également en évidence l'intense circulation des savoirs et des questionnements entre les espaces de langue allemande, française et anglaise et enrichissent la compréhension d'une discipline alors en plein essor, l'esthétique, science du sentir autant que du beau et de l'art.
Résumé : Vérifiez bien vos poches ? vous avez pris votre portefeuille ? Vos clés ? Votre téléphone ? Alors c'est parti pour une petite excursion dans le cosmos... Mais n'oubliez pas le guide ! Quelle est la nature de l'espace et du temps ? Quelle place occupons-nous dans l'univers ? D'où viennent la matière et le vivant ? Il n'est de meilleure voix pour répondre à ces questions fascinantes que celle du plus célèbre des astrophysiciens, Neil deGrasse Tyson. Dans son style caractéristique, mélange d'érudition, d'humour et d'intelligence, le scientifique de renommée mondiale, star des médias et d'internet, sait mettre à la portée du plus grand nombre l'essentiel des grands mystères du cosmos, du Big Bang aux trous noirs, des quarks à la mécanique quantique, de la traque des exoplanètes à la recherche de la vie ailleurs. Que ce soit en dissertant sur la rotondité des objets célestes, en digressant sur la " coolitude " du tableau périodique des éléments ou en nous invitant à lever la tête pour admirer l'immensité de l'univers, son enthousiasme irrésistible et communicatif rend accessible à tous les principes les plus compliqués de l'astrophysique. Un livre indispensable pour acquérir le b.a.-ba de toutes les découvertes qui fondent notre compréhension actuelle de l'univers.
Quelle que soit la civilisation à laquelle il appartient - celte, aborigène, grecque, égyptienne, arabe, chinoise, maya, etc. -, l'être humain cherche dans le ciel des réponses aux questions qu'il se pose sur son origine, son avenir et sa finalité. Ainsi, l'astronomie a commencé à travers les mythes célestes imaginés par les Anciens pour expliquer l'ordre du monde, et la place qu'ils y occupaient. Dans ce livre, l'auteur mène une passionnante enquête à travers le monde sur les astronomies anciennes, de Stonehenge à Gizeh en passant par Pékin et Mexico, en se fondant sur l'étude des monuments et des sources écrites encore accessibles. Les savoirs astronomiques passés étaient loin d'être négligeables, et certainement pas limités aux seuls travaux des Grecs. Les tablettes mésopotamiennes, les annales chinoises et les chroniques médiévales sont en outre d'une singulière utilité pour les astronomes modernes : comment sinon remonter aux variations de la durée du jour au cours des siècles, ou percer la nature de l'explosion qui a frappé tant d'observateurs en 1054 ? Ce livre offre ainsi un voyage magnifiquement illustré à travers les âges, entre astronomie et archéologie. Avec passion, l'auteur raconte les toutes dernières avancées et les découvertes récentes du domaine. Angkor Vat, Pétra, l'Ile de Pâques, les lignes de Nazca, le Machu Picchu ... ces monuments mythiques et leur contenu astronomique n'auront plus de secrets pour vous ! Une première édition de cet ouvrage a été publiée en 2009 sous le titre L'astronomie des anciens (prix Jean Rostand 2009).
Durant plus de 130 ans de présence française, de 1830 à 1962, colons et Algériens se sont côtoyés, croisés, affrontés, haïs, aimés... Durant plus de 130 ans, ils ont vécu sur la même terre et été les acteurs volontaires ou désignés de la domination coloniale. Draria, aujourd'hui faubourg d'Alger, a été l'une des premières implantations françaises. En une dizaine d'années à peine, ce hameau agricole s'est peuplé de familles de paysans et d'artisans venus de France ou d'Europe. Les nouveaux arrivants ont pris possession des lieux et établi les règles d'une coexistence qui s'est achevée avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. Colette Zytnicki se penche sur un siècle de vies partagées dans le village de Draria. Elle suit, génération après génération, l'histoire quotidienne des familles de colons et d'" indigènes ". Elle révèle les bouleversements les plus profonds et les histoires banales ou hors du commun qui dessinent les contours de la vie d'un village à l'heure coloniale.
Juillet 1940. Vichy, ville d'eaux et de villégiature, devient capitale de l'Etat français. Les somptueux palais se muent en bureaux du nouveau gouvernement et le Maréchal s'installe dans le luxueux Hôtel du Parc. Durant quatre années de guerre, les Vichyssois observent et attendent. Habitués à être au service de leurs hôtes, ils ne prennent que rarement position. Après la guerre, les récits se superposent, se complètent, et se contredisent parfois. Les commémorations se multiplient. La ville semble stigmatisée mais l'ostracisme est limité : le tourisme thermal connaît un regain fulgurant et la guerre n'est plus qu'un mauvais souvenir qu'il faut oublier ou, tout du moins, taire. Vichy reste à ce jour un non-lieu de mémoire et une anomalie dans le paysage mémoriel français de la Seconde Guerre mondiale. Audrey Mallet retrace toute l'histoire de cette capitale sans mémoire.