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L'espace pictural. Edition revue et augmentée
Escoubas Eliane
ENCRE MARINE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782350880471
L'espace pictural, l'espace d'un tableau, n'est pas une portion d'espace, mais un mode de l'apparaître. Les formes et les modalités historiales de l'apparaître, de la " venue à soi du visible ", de l'ex-ercice et de l'ek-stase du regard à même les choses, sont cela même que l'espace du tableau, chaque fois de façon singulière, met en oeuvre. De l'eidos de l'espace pictural comme mode de l'apparaître on tente ici l'explicitation, grâce à des réseaux de concepts élaborés par Husserl ou Heidegger, Merleau-Ponty ou Henri Maldiney. L'éclatante singularité des oeuvres - l'espace de la diminutio de Paolo Uccello et Piero della Francesca, les paysages de Caspar David Friedrich, les constructions cubistes de Braque et Picasso, la composition de l'espace abstrait de Kandinsky et enfin les peintures noir-sur-noir de Pierre Soulages - qui font l'objet des études rassemblées ici, donne lieu et puissance à une phénoménologie de l'espace pictural. La seconde édition, présentée ici, est augmentée d'un chapitre inédit : " Une polyphonie picturale : Paul Klee et le rythme ". Dix-sept reproductions de tableaux accompagnent ces études.
Résumé : L'esthétique naît au XVIe siècle, au confluent de théories jusqu'alors distinctes : la théorie du sensible (aisthêsis), celle du beau et du goût, celle de l'art. Ainsi apparue sous l'égide de la subjectivité des modernes, et entrant en connexion avec d'autres disciplines? philosophie de l'art, histoire et science de l'art?, elle assiste bientôt à la dissociation de la poésie et des arts plastiques?ces derniers seuls devenant son domaine propre ; elle est également contrainte, avec Hegel, à l'exclusion du " beau naturel" au profit du seul " beau artistique ". Elle promeut dès lors un concept d'art comme "expression ", puis comme "style ". Le XXe siècle voit se produire une crise fondamentale de la notion de subjectivité ; le champ qu'occupait l'esthétique est désormais le lieu, non plus de l'expression de la subjectivité, mais de l'exploration de l'apparaître. L'esthétique reste-t-elle alors encore la tâche de notre temps ?
Adorno Theodor W. ; Escoubas Eliane ; Petitdemange
Résumé : Comment l'idéologie nazie a-t-elle imprégné et corrompu jusqu'au plus intime de la pensée et du langage ? Jargon de l'authenticité est l'une des charges les plus féroces écrites contre Heidegger et son jargon. Qu'est-ce que le jargon ? C'est un maniement de la langue qui vise à exercer un charme magique sur les lecteurs grâce à une sacralisation du langage et à un pathos de l'authenticité. Nationalisme, repli sur soi, mépris de la réalité sociale sont dès lors autant de voies pour perdre l'objet, le monde, les choses. Un livre qui mérite d'être confronté à la célèbre étude de Klemperer, LTI, qui porte sur le langage totalitaire sous le IIIe Reich.
L'esthétique naît au XVIe siècle, au confluent de théories jusqu'alors distinctes : la théorie du sensible (aisthêsis), celle du beau et du goût, celle de l'art. Ainsi apparue sous l'égide de la subjectivité des modernes, et entrant en connexion avec d'autres disciplines : philosophie de l'art, histoire et science de l'art, elle assiste bientôt à la dissociation de la poésie et des arts plastiques - ces derniers seuls devenant son domaine propre ; elle est également contrainte, avec Hegel, à l'exclusion du " beau naturel ", au profit du seul " beau artistique ". Elle promeut dès lors un concept d'art comme " expression ", puis comme " style ". Le XXe siècle voit se produire une crise fondamentale de la notion de subjectivité ; le champ qu'occupait l'esthétique est désormais le lieu, non plus de l'expression de la subjectivité, mais de l'exploration de l'apparaître. L'esthétique reste-t-elle alors encore la tâche de notre temps ?
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.