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LA BRUYERE. TII. RHETORIQUE DU DISCONTINU.
ESCOLA MARC
CHAMPION
84,01 €
Épuisé
EAN :9782745304599
Rhétorique de La Bruyère : ce deuxième essai sur Les Caractères fait l'hypothèse que les énoncés d'un texte discontinu requièrent une interprétation qui se fonde sur leur discontinuité même. Le "mouvement" de l'oeuvre, dans ses neuf éditions successives, invite à considérer les additions comme une caractéristique de la composition, et permet d'appréhender à partir d'elles les différents niveaux où se décide la cohérence textuelle : l'alinéa, la remarque, la série, le chapitre. Une méthode de lecture peut être ainsi élaborée qui autorise en retour une définition du discours discontinu. En faisant l'économie du métalangage explicite de la dispositio, cette rhétorique du discontinu conditionne le lecteur à produire effets de contexte et effets de série, cohérences locales et séries de séries, mais l'amène aussi bien à éprouver l'instabilité du jugement. Ainsi se donne peut-être à comprendre l'accointance du discours moral avec cette nouvelle rhétorique ; la "rencontre" n'est pas seulement historique, que consacre dès le tout début du XVIIIe siècle l'institution d'un corpus des "moralistes classiques", mais pragmatique : la discontinuité du discours autorise l'émancipation d'une instance d'énonciation qui cherche à s'affranchir des déterminations sociales et idéologiques, pour parvenir en retour à confronter son lecteur à l'instabilité d'une interprétation éthique des comportements. Le discours des "moralistes classiques" peut donc se définir non pas tant par un corps doctrinal commun, que comme le lieu d'une mise en scène de la question herméneutique elle-même. Et c'est peut-être pourquoi les textes des "moralistes" peuvent être reçus comme "littéraires".
Cet ouvrage vous propose une étudie approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Il comprend un dossier avec une bibliographie, une chronologie, des variantes, des témoignages, des extraits de presse. Mais aussi des éclaircissements historiques et contextuels, des commentaires et critique récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Résumé : Un corpus littéraire sur le tragique, la naissance du genre, son histoire, sa syntaxe particulière, les formes qu'il a prises au XXe siècle, accompagné d'analyses, de définitions, et illustré d'extraits d'oeuvres de nombreux auteurs, de toutes époques : Aristote, Corneille, Nietzsche, Schelling, Shakespeare, Rousseau, Büchner, Sarraute, etc.
Résumé : Soutenu par une discrète érudition, cet essai voudrait offrir une approche résolument ludique des Fables de La Fontaine : l'auteur n'y propose pas une nouvelle interprétation mais l'élaboration d'un mode de lecture, librement inspiré des jeux sérieux de l'Oulipo comme des théories sur la réécriture, qui suppose au sein d'une fable la production imaginaire de fables possibles. L'exercice est moins irrévérencieux qu'il n'y paraît : la loi même du genre veut qu'il y ait toujours dans une fable de quoi en faire une autre ; chaque fable étant elle-même le produit d'une réécriture. on voit mal qu'elle puisse interdire au lecteur de se livrer à son tour à un exercice de transformation. "Affabuler" les tables, c'est donc à la fois réfléchir sur les choix de La Fontaine entre plusieurs versions possibles de ses textes sources, et esquisser en retour quelques apologues nouveaux ; c'est aussi et surtout se rendre sensible à la " fabrique" même du dispositif fabulaire. En nous donnant à rêver, ou à écrire, les tables fantômes qui hantent les tables réelles, l'auteur découvre à nos yeux un La Fontaine finalement inédit - tout à la fois plus " gaillard " et plus politique que celui consacré par la tradition scolaire.