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Agamemnon. Edition bilingue grec-français
ESCHYLE
BELLES LETTRES
13,50 €
Épuisé
EAN :9782251802305
Dans l'Orestie - seule trilogie tragique qui nous soit parvenue -, jouée à Athènes en 458 av J-C au sortir d'une tourmente politique qui a instauré la démocratie, Eschyle s'empare du mythe des Atrides pour, le temps du jeu, sortir les spectateurs de l'actualité, en mêlant dans une succession de dissonances violentes ce que les discours publics s'efforçaient de séparer : droit, meurtres, intimité des désirs, filiation, transe, réflexion théorique. La première pièce, Agamemnon, où le roi victorieux de Troie rentre chez lui pour y être assassiné par son épouse Clytemnestre, porte la crise à son comble : aucune norme, aucune valeur ne résiste face à cette violence initiale, qui ne peut rester impayée. Les personnages argumentent, sans pouvoir s'accorder, ni maîtriser leurs actes ; le choeur des nobles d'Argos essaie de rationaliser, mais sombre dans l'aphasie et l'impuissance. Cassandre, la captive ramenée par le roi et tuée avec lui, seule figure qui ne poursuive aucun but, ne peut que témoigner de la violence divine. Les règles sociales et religieuses ne remplissent plus leur fonction et ne servent qu'à rendre spectaculaires des vies abîmées. La reconstruction, dans les pièces suivantes, sera lente.
Résumé : L'Orestie est la seule trilogie qui nous soit parvenue de l'Antiquité, elle réunit les 3 pièces : Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides. C'est aussi la plus belle des tragédies du théâtre grec. Au moment même où s'inventent en Grèce les règles de la démocratie, Eschyle raconte comment Athéna finit par persuader les Erynies d'abandonner leur projet de vengeance meurtrière en leur donnant un toit, une place et un statut dans la société athénienne : Les Euménides. Nous proposons une version simplifié et abrégée de la trilogie.
Eschyle est né à Éleusis en Attique en 525 avant J.-C. Issu d?une famille aristocratique, il remporte son premier concours dramatique en 484. De son vivant il en remporta treize et fut comblé d?honneurs par les Athéniens. Sa réputation amène Hiéron, tyran de Syracuse et protecteur des arts, à l?inviter en Sicile où il fit deux séjours: 472-468 et 458-456. Il meurt en 456. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage pour les poètes. Les Athéniens lui rendirent des honneurs particuliers: l?orateur Lycurgue lui fit dresser une statue d?airain; ses tragédies furent copiées aux frais de la ville, puis déposées dans un temple.Dimitri T. Analis est un homme de double culture. Grec, il a choisi la langue française. Il a publié de nombreux recueils de poèmes, à L?Âge d?Homme, au Mercure de France et chez Obsidiane. Il a traduit en grec Yves Bonnefoy, Julien Gracq et d'autres poètes français. La Différence a publié de lui: L?Autre Royaume (2002), Milos Sobaïc (2002) et Fassianos (2003).
Résumé : Eschyle est l'"inventeur" de la tragédie attique telle que nous la connaissons : en introduisant un deuxième acteur sur scène, Eschyle bouleverse la scène tragique jusqu'ici réservée à un dialogue entre l'acteur et le choeur. Cependant la vie du "père de la tragédie" ne nous est guère connue. Il serait né aux alentours de 525 à Athènes, dans une famille d'Eupatrides. Eschyle a donc vécu successivement la domination des Pisistratides et les réformes de Clisthène, d'où sans doute son goût pour la question de la justice. Citoyen exemplaire, il a participé aux batailles de Marathon et de Salamine, dont il fait le récit dans Les Perses. Pour des raisons qui nous sont restées ignorées, il quitte Athènes et s'exile à la cour de Hiéron, tyran de Sicile. Ses succès furent nombreux, autant que ses pièces (la tradition lui prête plus de 73 oeuvres), dont malheureusement seules 7 nous sont parvenues. L'édition de Paul Mazon présente en deux volumes les tragédies d'Eschyle. Le tome I rassemble Les Suppliantes, Les Sept contre Thèbes et Prométhée Enchaîné. Aux deux tragédies guerrières, répondent celles des condamnés, Prométhée et les Danaïdes. L'introduction fait le point des connaissances relatives à un auteur qui fut sujet d'études et de glose dès l'Antiquité, et propose de judicieux critères pour distinguer la biographie de la fable. L'histoire des manuscrits est relatée en détail et assortie d'une orientation bibliographique. Chaque pièce est précédée d'une notice qui lui est propre. Celle-ci fournit, tous les éléments mythologiques, historiques et philologiques, nécessaires à la bonne compréhension de ces pièces parfois lacunaires. Des notes accompagnent la lecture.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.