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Escalle Clotilde
PG DE ROUX
18,00 €
Épuisé
EAN :9782363710307
Pourquoi Violette n'écoute-t-elle donc pas l'élan maternel que lui inspire le petit Arthur, un gamin de six ans de la DASS? C'est dans un gîte rural où elle séjourne avec son mari pour une semaine consacrée à un reportage culturel qu'elle a fait sa rencontre. Comment Violette peut-elle ignorer ce que le malheureux endure auprès du vieux couple à la tête de la ferme-château: indifférence chez "fausse vieille Maman" et maltraitance pédophile de la part de son ivrogne de mari. Lorsqu'elle ne se promène pas; bras dessus bras dessous, entre son mari Laurent et son petit Arthur, à travers la campagne ensoleillée, Violette, interviewe Désiré Campana, le conservateur d'un musée local aux trésors dérisoires: un homme accablé par la présence continuelle d'une mère sénile qu'il faut surveiller à tout instant. Violette ne s'étonne pas plus des bizarreries de cette vieille devenue si fragile - s'écriant: "Foutaises!" à tout bout de champ - que des demandes pressantes d'Arthur - qui rêverait d'en faire sa "vraie" Maman. D'ailleurs ne cherche-t-il pas à se faire adopter par chaque couple sans enfants qu'il réussit à approcher? De quelque côté que l'on se tourne, l'amour semble impossible. Ce n'est qu'une fois sa mère morte et enterrée que Désiré découvrira à quel point elle lui manque. A quel point la charge qu'elle représentait ne pesait rien en comparaison de sa perte. Quant à Violette et Laurent, n'ont-ils pas mené le petit Arthur en bateau comme prévu dès le départ: "Nous aurons cette cruauté de nous en sentir proches puis de l'abandonner." Mais s'agit-il de cruauté ou d'autre chose: du sentiment qu'on n'était pas taillée pour le "rôle", qu'on a soi-même été abandonnée, dépassée par le rêve aussi insondable que mégalo de ses propres parents? D'ailleurs, tout le temps qu'aura duré cette illusion d'aimer, Violette se sera inlassablement repassé le même film à l'abri des regards: sa mère a la beauté panthère d'Ava Gardner, son père la dégaine auréolé de gloriole tranquille du grand John Wayne. Sur leur image glamour, règne un soleil sans partage. Le soleil de l'enfance marocaine où Ava et Wayne étaient encore dans la force de l'âge et du désir. Mais voici que ce soleil change, vacille à la limite de l'éblouissement et de l'hallucination. Emportant les images de ces héros qu'on a d'abord vénérés puis qu'on voit vieillir, rapetisser, souffrir, gémir puis à jamais s'éteindre. Et dire qu'ils ont oublié de vous aimer... Comme si on avait été soi-même "off".
Si le principe de l'alternance est aujourd'hui majoritairement retenu pour structurer la formation professionnelle des enseignants novices en Europe, ces derniers soulignent régulièrement le manque de collaboration entre les formateurs impliqués dans cette formation. A partir d'une conceptualisation culturaliste de la formation des enseignants, cet ouvrage analyse finement l'activité de formateurs et d'enseignants novices impliqués dans des situations d'entretien de conseil pédagogique et cherche à identifier les circonstances favorables à la production d'une activité collective de formation source de développement professionnel. Offrant une réflexion à la fois épistémologique sur les soubassements théoriques des principaux modèles qui structurent usuellement la formation des enseignants et méthodologique sur des outils tels que les entretiens d'autoconfrontation, il pourra constituer une ressource pour l'ensemble des acteurs – formateurs universitaires, tuteurs en établissement, chercheurs – engagés dans une réflexion pour accompagner les premiers pas des enseignants dans le métier.
Résumé : On s'ennuie tellement dans ce bourg. Alors, Patrick et Robert, aidés par un faible d'esprit qui surveille les alentours, s'amusent à tendre des fils d'acier sur la route en espérant provoquer un accident. Leur frère Paul, qui fut un temps capable de se planter des clous dans les mains afin d'éprouver sa douleur, fuit le monde en lisant de la poésie. Jeanne, quant à elle, dessine des plans de villes imaginaires et rêve de rejoindre les Etats-Unis avec Eric, un jeune marchand ambulant installé dans une camionnette pavoisée aux couleurs de l'Amérique. Et puis il y a Caroline, haïe, abandonnée par sa mère, internée dans l'asile du coin, où elle tombe entre les griffes de Patrick et Robert. Sans oublier maître Puiseux, le notaire, qui lit Chateaubriand, rêve de la France éternelle et joue la nuit à Bubble Shooter sur Internet ou pense à son amante, la femme du médecin, pour se consoler de la décadence du monde. Eric sauvera-t-il Jeanne de son désert affectif ? Réalisera-il ses rêves de départ ? Caroline échappera-t-elle aux assauts de Patrick et Robert ? Sa mère ira-t-elle au bout de sa haine ? Maître Puiseux est-il condamné à l'hostilité des habitants ? Voué à sa petite vie morne de notable de province ? Avec des accents qui ne sont pas sans rappeler William Faulkner, Mangés par la terre dit la cruauté d'un monde taraudé par la mesquinerie et les rapports de domination, d'un monde travaillé par le mirage d'une autre vie. Est-il encore possible de rêver dans une telle misère ?
Résumé : Jérôme Veulin se retire à la campagne, après avoir roulé sa jeunesse à Paris. Il vit avec sa mère, écrit ce qui lui passe par la tête, au creux d'une attente indéfinie. Le temps alangui égraine des heures sans fin. Jérôme tourne dans un ballet où s'agglutinent, indifférenciés, les objets et les êtres, dont la ressourcerie est le refuge et le théâtre immobile. Et si un coup de dés venait déposer le jour d'après ? Le nouveau roman de Clotilde Escalle exprime la rumeur du monde et ses résonances insensées. Il figure la vie dans ce qu'elle peut avoir de plus insaisissable.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.