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L HOMME COMMUN LA GENESE DU REALISME ONTOLOGIQUE DURANT LE HAUT MOYEN AGE
ERISMANN
VRIN
48,00 €
Épuisé
EAN :9782711623310
Le présent livre propose l'étude de la constitution, durant le haut Moyen Age latin, d'une position philosophique : le réalisme de l'immanence à propos des universaux. Cette position est fondée sur la conviction qu'il existe, dans le monde qui nous entoure, certes des individus particuliers - ce tilleul, cette tortue -, mais aussi des entités universelles. Ces entités n'existent pas séparées des individus, mais intégralement réalisées en eux, sans variation ni degré. Cet engagement philosophique résulte d'une exégèse des Catégories d'Aristote, réinterprétées selon des philosophèmes issus de la pensée de Porphyre. La généalogie de cette position est ici retracée en abordant successivement ses sources tant grecques que latines et ses ancêtres patristiques (avant tout Grégoire de Nysse), puis son élaboration conceptuelle durant les premiers siècles du Moyen Age latin jusqu'à la critique qu'en donnera Pierre Abélard, et ce, par l'analyse de l'ontologie des quatre philosophes qui l'ont soutenue : Jean Scot Erigène, Anselme de Canterbury, Odon de Cambrai et Guillaume de Champeaux. Ce parcours permet de dessiner les contours d'un projet philosophique : comprendre, analyser et décrire le monde sensible au moyen des concepts issus de la logique aristotélicienne.
Ernest Ansermet remarquait qu'en Tchécoslovaquie, "un des pays les plus essentiellement musiciens qui soient au monde, la musique, pour cette raison, était entourée, moins qu'ailleurs, de préventions esthétiques, pourvu qu'elle soit fondée en esprit et en vérité". Après Janácek, Martinû en administre la preuve vivante par je ne sais quelle force du naturel et de l'émotion, libre et maîtrisée. Sa musique et son comportement redonnent à ces mots le sens qu'ils avaient chez un Mozart et un Schubert. (...) Rien de plus extraordinaire que de se retourner en imagination sur cet homme qui, "le bonheur étant dans la marche" (Saint-Exupéry), alla toute sa vie au-devant de son enfance pour recomposer son âme, comme Síma refaisait l'univers à partir de ses visions cosmiques parcellaires, comme Nezval se servit de "la réalité comme d'un dictionnaire poétique" pour découvrir tout simplement "que le soir se change en nuit et que de la nuit naît le matin où se croisent les parallèles"...
Antonin Dvofàk (1841-1904), tout comme son aîné Bedrich Smetana et ses cadets Leos Janàcek et Bohuslav Martinu, s'est imposé sur la scène mondiale comme le chantre de la musique tchèque. Comment Dvorak, qui mourut il y a cent ans et dont la vie recouvre toute la seconde moitié du XIXe siècle, est-il devenu, en même temps que le plus populaire des compositeurs tchèques, l'incarnation de tout un peuple, dans son absolu et ses contradictions? Comment ce petit paysan de Bohême, miraculeusement doué, formé à la musique par un kantor intuitif, Antonin Liehmann, devint-il admirateur de Wagner pour s'en détacher ensuite sous l'influence et la protection d'un autre Allemand, Johannes Brahms, au profit d'une musique immédiatement identifiable aux couleurs de la Bohême? Autrement dit, pourquoi ce musicien bercé par les musiques populaires villageoises, tant au bal qu'à l'église, se montra-t-il si curieux des mouvements modernes germaniques, et comment parvint-il à leur résister puis à s'en détourner pour être, tout simplement, Dvorak, musicien tchèque? Enfin, comment cet artiste né dans un univers bohémien, contraint à la langue allemande et façonné en musique par les modèles germaniques, symbolise-t-il si totalement le génie du peuple tchèque? Guy Erismann nous guide dans ce parcours, de son village natal aux salles de concerts anglaises et allemandes où Dvorak est acclamé, puis à New York où il fut appelé pour diriger le Conservatoire nouvellement créé, et situe chacune de ses ?uvres, des plus célèbres (les symphonies ou la musique de chambre) à celles que l'on découvre depuis peu (la musique vocale sacrée et, surtout, les opéras), dans leur contexte personnel et historique.
Leos Janacek, né en Moravie en 1854, grandit dans un pays en pleine effervescence politique et fut mêlé aux ultimes combats pour la réhabilitation de la culture tchèque et la reconnaissance de sa langue nationale. Etudiant sceptique, puis enseignant contestataire, il forgea lui-même son instrument pédagogique, sa règle de vie et son style, en marge des écoles et des courants. Le jeune apprenti musicien se fit pour cela ethnologue, philosophe et sociologue, afin d'étudier les véritables origines de son art. Visionnaire, artisan de toutes les émancipations, son cheminement est à l'image de ses ambitions: rigoureux et aventureux. La vérité de son langage en fait l'un des compositeurs les plus modernes du XXe siècle: un musicien redécouvert depuis plusieurs années et qui inspire aujourd'hui les jeunes créateurs en quête d'indépendance. Ses opéras Jenufa, Kata Kabanova, La Petite Renarde rusée, L'Affaire Makropoulos ou De la maison des morts, et ses deux quatuors, restent chargés de passion, de souffrance et de révolte. Cette réédition de l'ouvrage de référence, le seul à ce jour consacré au grand compositeur tchèque, est revue et complétée. Elle comporte une nouvelle préface de l'auteur, ainsi qu'un catalogue bilingue, alphabétique et chronologique.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.