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La fontaine de la séparation. Voyages d'un musicien soufi, avec 1 CD audio
Erguner Kudsi
BOIS D ORION
25,40 €
Épuisé
EAN :9782909201283
En 1968, les derviches tourneurs turcs répondent à l'invitation de l'Unesco et viennent pour la première fois à Paris. Les Français découvrent avec fascination leur rituel. Kudsi Erguner, musicien soufi qui joue de la flûte de roseau, le ney, se trouva au c?ur de la plupart des voyages que firent les derviches tourneurs en Europe ou aux Etats-Unis. Issu d'une grande famille de musiciens, il a grandi au sein de la communauté soufie d'Istanbul. Dans les tekke, ces lieux où se réunissaient les derviches, il a côtoyé les derniers grands représentants de cette communauté, s'est nourri de leur musique comme de leurs paroles. Il a éprouvé leur étonnement de voir les Occidentaux s'intéresser à cette culture qu'ils pensaient promise à l'extinction du fait de sa répression par les autorités turques. Puis, en Occident, il a rencontré les adeptes de spiritualités orientales, les disciples de Gurdjieff, les amateurs de musique traditionnelle. Il a alors pris conscience de l'attirance qu'exerçait l'Orient sur les Occidentaux et des incompréhensions qu'elle pouvait générer. Après nous avoir fait partager les derniers instants d'une communauté aujourd'hui disparue, c'est l'histoire vécue de ces relations entre culture traditionnelle soufie et monde occidental que Kudsi Erguner nous raconte. Il aborde les questions de la transmission d'une tradition musicale et spirituelle, du rôle du musicien traditionnel, de l'islam, de la politique et du soufisme. Kudsi Erguner relate également ses activités de musicien avec Peter Brook (Rencontres avec des hommes remarquables, le Mahabharata), Peter Gabriel ou d'autres compositeurs occidentaux. Cet ouvrage se clôt sur un commentaire des premiers distiques du Mesnevî de Celâleddin Rûmi et une présentation de la cérémonie des derviches tourneurs, le sama'. Enfin, un disque compact, Musique des tekke d'Istanbul, rassemble d'anciens enregistrements de la musique des derviches, certains réalisés dans le tekke ouzbek lui-même.
Au cours d entretiens avec Dominique Sewane, l auteur revient sur les épisodes décisifs de son adolescence à Istanbul, sur lesquelles il avait gardé le silence. Elles l ont amené sur la Voie soufie des Mevlevi ou « Derviches Tourneurs », suivie clandestinement par sa famille à l époque du « Renouveau » de la Turquie: bouleversement au son du Ney et à l audition de chants mystiques lors de concerts spirituels donnés au « tekke » (couvent soufi), et surtout, quand il s est mis à l écoute de son père hospitalisé à Londres, Soufi d une haute élévation de pensée. Le lecteur accompagne un jeune Soufi dans sa découverte d un prodigieux héritage spirituel. Il partage les craintes de l auteur quant à son devenir. « Si le soufisme est une barque, la religion est l océan » écrit Kudsi Erguner, rappelant que cette forme de spiritualité, née avec l islam, lui est inhérente. En Turquie autrefois, un Soufi suivait l enseignement d un cheikh dans un tekke. A l avènement de la République d Atatürk en 1922, toute forme d expression religieuse a été proscrite, les tekke fermés. Une série de décrets ont décidé en quelques jours de la réforme de l écriture, la musique, la mode vestimentaire. Les cérémonies soufies ont été interdites. De nos jours, bien que les décrets n aient pas été abrogés, de pseudo danseurs et musiciens soufis sont encouragés à s exhiber en public afin d attirer un tourisme de masse. L auteur constate un véritable « soufi boom » à l échelle mondiale, qui n a jamais compté autant de faux cheikhs se réclamant d une tradition dégradée. Si l on en croit son cri final, « le soufisme n est plus aujourd hui qu un nom, alors qu il était une vérité sans nom ». Il s est donc donné pour mission de transmettre dans sa vérité l héritage reçu dans sa jeunesse. Célèbre internationalement, il enseigne la musique savante ottomane dans plusieurs pays, notamment à Venise, où il a créé l ensemble Bîrûn) et à l université de Rotterdam. Il a traduit une grande partie de l uvre inédite de Rûmi..
Carrière Jean-Claude ; Tajadod Nahal ; Erguner Ahm
Le Livre de Chams de Tabriz est un chant d'amour du très grand poète persan du XIIIe siècle Mowlânâ, plus connu sous le nom de Rûmi. Il parle de la rencontre de Rûmi avec Chams, un étrange derviche, qui métamorphosa sa vie, fit de lui le plus grand poète de son temps, et un danseur effréné auquel on doit la tradition des derviches tourneurs. Cet ouvrage a été traduit chez Gallimard dans la collection "Connaissance de l'Orient" en 1993, par Mahin Tajadod, Nahal Tajadod et Jean-Claude Carrière. Ce sont certains de ces poèmes que nous lisent ici Nahal Tajadod en persan, et Jean-Claude Carrière en français. Deux grands musiciens, le flûtiste Kudsi Erguner, et le percussionniste Pierre Rigopoulos créent une interprétation musicale de ces textes. Un dialogue profond à quatre voix se tisse, résonne en nous, nous élève.
Rûmî, sans doute le mystique soufi le plus connu au monde, a fait l'objet de multiples appropriations depuis que l'Occident l'a découvert : « prophète de l'Amour », chantre de la tolérance, poète appelant au dépassement des différences religieuses... La confrérie fondée sur son enseignement, les Mevlevis ou derviches tourneurs, a conquis un public mondial par sa danse rituelle « cosmique » dont la Turquie a fait un argument de tourisme, et l'on a vu se multiplier les maîtres autoproclamés.Dans tout ce foisonnement, où est le vrai Rûmî ? Si la confrérie a été définitivement dissoute en 1925 par la République laïque turque, qui sont ces derviches que l'on voit danser à Konya ?Kudsi Erguner, l'un des derniers héritiers de cette tradition initiatique, nous dévoile les raisons historiques et culturelles de ces récupérations pas toujours heureuses et nous invite à redécouvrir le message authentique de ce très grand maître.Notes Biographiques : Kudsi Erguner est internationalement reconnu comme l'un des plus grands maîtres du ney, la flûte traditionnelle persane qui accompagne depuis des siècles le sema, la danse traditionnelle des derviches. Héritier d'une longue lignée de disciples de Rûmî, il a étudié pendant plus de dix ans auprès du dernier maître de la confrérie Mevlevi. On lui doit notamment, avec Pierre Maniez, une édition du Mesnevi. 150 contes soufis de Rûmî (Albin Michel, 1988 et 2004).
Déshung Rinpoché (1906-1987) rédigea Le Flambeau de la Voie de la Libération pour répondre à la requête de ses étudiants concernant les instructions traditionnelles des pratiques méditatives de Shamatha et de Vipashyanâ dans la perspective du Mahâyâna. Dans l'approche habituelle vient d'abord la pratique dite de la tranquillité de l'esprit, Shamatha ; on y apprend à rester dans un état paisible, sans distractions, où s'apaisent les pensées et les émotions. Vient ensuite la méditation de la claire vision, Vi-pashyanâ ; lorsque l'esprit demeure dans son état naturel, sa nature profonde peut se révéler et toutes ses qualités se découvrir. Shamatha-Vipashyanâ est donc la méditation permettant de reconnaître la nature de l'esprit, de ses pensées et de ses émotions. Traduit du tibétain par Denys Rinpoché.
Cet ouvrage est un recueil d'instructions essentielles relatives à la pratique du bouddhisme Vajrayana. il est considéré comme un ouvrage majeur du bouddhisme tibétain.
Késar est connu, d'abord et surtout, comme un héros mythique, le héros de l'épopée du Toit du monde, le roi de Ling, un royaume à la fois historique et mythique. Selon l'opinion de certains, ce serait la plus grande épopée de l'humanité. Késar est l'archétype du héros sacré, l'incarnation du héros d'éveil, le bodhisattva. C'est celui qui a le courage, la vaillance, l'intrépidité de sortir du cocon de l'ego, de ses passions et de ses tendances habituelles en s'ouvrant aux autres, au monde et à l'éveil. Késar est l'expression de cet idéal du bodhisattva. Le propos de cet ouvrage est développer l'expérience du coeur de l'enseignement du Bouddha dans la vie quotidienne, dans son expérience très concrète, celle des faits et gestes de chaque jour : dans la situation de notre foyer, de notre famille, de notre travail, de notre environnement, de notre contexte contemporain quel qu'il soit. Cette dimension humaine, interpersonnelle, sociale, de la pratique mène à la découverte de la vie sacrée.