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Le suicidé
Erdman Nikolaï ; Markowicz André ; Picon-Vallin Bé
SOLITAIRES INT
12,50 €
Épuisé
EAN :9782846811668
Préface de Béatrice Picon-Vallin:Vertiges du grotesque.Ce qu'un vivant peut penser, seul un mort peut le dire. Nicolaï Erdman.C'est une pièce sur les raisons qui nous ont fait rester vivants, alors que tout nous poussait au suicide. Nadejda Mandelstam.En 1925, un jeune auteur de 25 ans, Nicolaï Robertovitch Erdman (1900-1970), est porté au sommet de la gloire. Sa première grande pièce, Le Mandat, jouée au GosTIM à Moscou, remporte un triomphe dans la mise en scène de Vsevolod Meyerhold. Il écrira Le Suicidé, sa seconde pièce qui, interdite, ne sera jamais jouée en U.R.S.S. de son vivant, puis abandonnera toute velléité d'écriture dramatique conséquente, parvenu qu'il est «à la triste conviction qu'il n'est pas utile»... Dans les encyclopédies soviétiques, on se trompera sur sa date de naissance et quand, vingt ans après sa mort, on publie enfin en 1990 un ouvrage rassemblant ses oeuvres, c'est la version censurée dans les années trente du Mandat qui est choisie!Nicolaï Erdman, petit homme mince, calme, à la diction curieusement bégayante, est arrêté en octobre Meyerhold n'a donc jamais pu monter le spectacle à la fois très théâtral et très contemporain dont il rêvait, capable d'ouvrir un débat dans la salle, d'aiguiser les contradictions, de diviser le public et d'accentuer les positions de chaque spectateur. Pourtant, le lien qui le lie à Erdman est extrêmement profond. En témoigne cette lettre adressée à Meyerhold en 1937, où l'auteur au destin tragique écrit: «Avoir son théâtre, c'est le bonheur le plus rare, le plus difficile et le plus grand pour un auteur dramatique. Pendant treize ans, je me suis considéré comme un auteur heureux, parce que j'avais un théâtre que je pouvais appeler mon théâtre, et ce bonheur m'emplissait d'une extrême fierté, parce que mon théâtre était votre théâtre.»
Dans les locaux modernes, les bureaux d'angle et les fontaines à eau font place à des espaces ouverts où les chiens sont parfois les bienvenus. Mais si les lieux de travail ont changé, les caractéristiques d'un collaborateur fiable restent les mêmes. De l'optimisation de la productivité aux relations amoureuses entre collègues, en passant par la gestion de la cuisine commune, Ma vie au boulot est un guide pour être bien ? peu importe le lieu où l'on travaille.
Résumé : L'oeuvre de Marcel Proust est un monument de papier qui effraie certains lecteurs, en fascine d'autres et occupe quoi qu'il en soit une place à part dans l'histoire de la littérature. Voici 100 mots pour (re)découvrir aussi bien l'oeuvre que l'homme. Au cours de cette promenade dans l'univers proustien, des plages de Cabourg à Venise en passant par les Champs- Elysées, nous croisons des personnages, des passions, une histoire éditoriale, un boeuf mode, des catleyas, une vision littéraire, un jeu et des enjeux sociaux, des peintures, une phrase unique, des mensonges... Nous traversons une existence et découvrons une vocation. Au fil des thèmes et des termes, Michel Erman nous donne à voir un Proust à l'oeuvre, qui contemple le spectacle passé du monde et nous rappelle que le temps perdu ne se retrouve que par les mots.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.