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L'expression et la représentation. Une théorie sociale de la communication
Eraly Alain
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738492807
Le sens commun comprend le langage comme un système de signes qu'utilisent les êtres humains pour exprimer leurs perceptions, leurs pensées et leurs sentiments. " Parler " reviendrait à extérioriser des représentations jusqu'alors encloses dans notre esprit pour les transmettre à nos contemporains. Chacun de nous mènerait ainsi deux vies distinctes : une vie mentale et une vie sociale, une vie intérieure de pensées et d'émotions et une vie extérieure d'échanges et d'interactions. Cet ouvrage s'applique à renverser complètement pareille conception. Le langage n'est pas code mais un ensemble de comportements sonores inscrits dans des formes de vie sociale. La parole ne traduit pas des contenus psychiques, elle construit des objets sociaux et nos pensées les plus intimes, les plus secrètes, n'en restent pas moins des intentions de parole à l'adresse de partenaires potentiels. Une théorie de l'esprit renvoie donc nécessairement à une théorie sociale de la communication. Ainsi cet ouvrage apparaît-il comme une sorte de manifeste anti-cognitiviste.
Que peuvent dire les sciences sociales de "l'amour amoureux" ? Que ne sont-elles capables d'en dire ? Pourquoi est-il si rarement traité scientifiquement ? Ou si timidement ? Faut-il laisser les paroles d'amour au poète ? Que serait une anthropologie respectueuse d'un tel objet ? Ce sont là quelques-unes des questions qui ont invité les huit auteurs à réagir au gré de leur horizon théorique, de leur tempérament, de leur inspiration et, pourquoi pas, de leur biographie. Cette convergence de regards hétérogènes offre une profusion d'ouvertures et de pistes de réflexion. En effet, les manifestations de l'amour, parce qu'inscrites dans le tissu des liens sociaux, sont un formidable révélateur des tensions du monde contemporain. L'amour est constitutif de modalités particulières de la subjectivité, de l'imaginaire, de l'angoisse, alors qu'il participe de la reproduction de nombreuses institutions. En même temps, il constitue un excellent terrain pour une confrontation des perspectives, une mise en lumière des tensions paradigmatiques. On songe à la question du positivisme, à la place du sujet, de la rationalité, de la liberté, au rôle du langage, de l'imaginaire et du symbolique, ... Derrière les interrogations sur l'expressivité de l'amour, le lien social, l'irréductibilité du sujet, l'intuition comme objet de connaissance, s'étonnera-t-on de trouver en filigrane chez chacun des auteurs la critique de l'acteur rationnel ? Tel est peut-être le principal enjeu théorique qui pourrait aussi bien dévoiler une quête de sens, moins étrangère qu'il n'y parait au ressac d'un certain humanisme.
Eraly Abraham - Khan Yasmin - Michell George - Sar
Un milliard d'habitants, un million de révoltes, mille et un trésors... Des sommets de l'Himalaya et ses contreforts aux côtes tropicales en passant par les vallées fertiles drainées par le Gange et le Brahmapoutre, les déserts de l'Ouest aride, le plateau du Deccan et les Ghats, l'Inde s'étire sur plus de 3 000 kilomètres du nord au sud. Tour à tour plongé dans une végétation luxuriante, baigné par les marais et les mangroves ou bien asséché par les déserts, le pays est aussi profondément marqué par la main de l'homme qui y a édifié, au fil des siècles, des cités tentaculaires, des palais fortifiés et des temples grandioses. Car l'histoire du sous-continent, véritable creuset de cultures, oscille entre conquêtes, dominations et indépendance. Au deuxième rang de la population mondiale, l'Inde, mosaïque d'ethnies, de religions et de castes, offre une large diversité sociale. C'est ce panorama que nous vous proposons de découvrir à travers les habitants, les paysages, l'histoire et une culture plurimillénaire, entre tradition et modernité.
Leconte Béatrice ; Eray Philippe ; Coffineau Alain
Alors même qu'une certaine stigmatisation des chercheurs d'emploi s'esquisse, les auteurs abordent un parti pris opposé : la recherche d'un emploi représente un travail à part entière. Et comme pour de nombreuses situations de travail, cette activité est malade, complexe, difficile. Partant de témoignages illustrant des situations que de nombreux lecteurs pourront reconnaître, les auteurs proposent un éclairage nouveau sur le Travail, ses situations, en ouvrant cette nouvelle collection par l'amont : la recherche d'emploi... Béatrice Leconte, psychologue du travail, a commencé sa carrière comme ingénieur chimiste dans l'industrie pharmaceutique, secteur d'activité dans lequel elle a vécu le travail. Depuis longtemps sensibilisée aux questions du développement des hommes et des organisations professionnelles, elle s'intéresse aujourd'hui tout particulièrement aux questions de conduite des projets professionnels et personnels, et aux problématiques liées à la recherche d'emploi.
De la famille à la politique, la crise de l'autorité touche à peu près tous les responsables dans toutes les institutions. La perte de légitimité du politique et la crise des Gilets jaunes offrent une illustration frappante des raisonnements développés dans cet ouvrage. L'enjeu n'est pas d'apprendre à vivre sans autorité, mais d'engendrer des formes d'autorité plus respectueuses des valeurs de notre temps. Pour l'essentiel, la crise de l'autorité est une bonne nouvelle, son érosion engage toute notre modernité et rien ne saurait justifier de faire machine arrière. Il reste que ce déclin affecte en profondeur nos formes de vie et nos institutions. Partout, le besoin d'autorité se fait sentir, mais une autorité au service de la démocratie, du débat public, des droits et des devoirs, de la justice et l'équité, de la transmission des valeurs fondamentales, de la défense du commun contre l'emprise des intérêts privés, de l'adaptation des modes de vie à l'urgence écologique. Tout retour en arrière est proscrit : l'autorité est donc à réinventer.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.