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Les bobos me font mal. Bourgeois bohèmes : minorité mal intégrée à qui l'on doit une droite un peu g
Epenoux François d'
ANNE CARRIERE
12,70 €
Épuisé
EAN :9782843372391
Héritiers trop gâtés de Mai 68, ils ont remplacé le col Mao par la chemise Kenzo et la Safrane gauche caviar par la bicyclette hollandaise. Leurs idées se situent plutôt à gauche, mais il va de soi que leur argent est à l'image de leur appartement: idéalement placé. Ils ? Ce sont les nouvelles stars des magazines et des publicitaires, ambidextres ambigus de la pensée unique (je pense à gauche mais je dépense à droite), leaders d'opinion et des dîners en ville. Ils, ce sont les bourgeois bohèmes, Bobos pour les intimes. Des privilégiés qui prêchent d'autant plus abondamment leurs idées généreuses - en faveur de l'école publique, de l'intégration des immigrés, de l'écologie - qu'ils n'en subissent jamais les conséquences. De ces nouveaux seigneurs de la capitale, qui déversent l'huile bouillante de leurs beaux idéaux sur les ploucs populistes de " la France d'en bas ", ce livre d'humeur et d'humour dresse un portrait sans complaisance. Sans remettre en cause des idéaux dont personne ne conteste la noblesse et la légitimité, mais en invitant leurs défenseurs exaltés à davantage de prudence... et à moins de manichéisme.
Quand le Vieux accepte d'assurer la garde de son petit-fils Malo durant tout le mois d'août, ce n'est pas de gaieté de coeur. Il faut dire qu'entre le misanthrope solitaire et l'enfant de six ans, il n'y a pas seulement un fossé de sept décennies, il y a un gouffre, des siècles, un univers entier.Et pourtant... magie d'un lieu hors du temps, atavisme croisé, miroir des coeurs? Ces deux-là vont s'apprivoiser, mais aussi se reconnaître l'un dans l'autre, dans une tendresse réciproque et un caractère affirmé qui fait fi des années.Grinçant, voire drôlement caustique quand il se place du point de vue du Vieux, émouvant et touchant quand il est vécu à hauteur d'enfant, ce roman aborde moins le conflit des générations que celui des époques: à quelle aune juger le monde où nous vivons? Celle de l'histoire ou celle de notre histoire?François d'Epenoux est l'auteur de plusieurs romans. Deux jours à tuer (Anne Carrière, 2001) et Les Papas du dimanche ont été portés à l'écran par Jean Becker et Louis Becker.
Ainsi vont les funérailles d'un homme. Son corps est encore chaud que l'on parle déjà viande froide et plateau de fromage." Dans ce récit, l'auteur raconte les huit jours qui ont suivi le décès de son père. Un incroyable marathon familial où le rire succède aux larmes, où le recueillement côtoie le burlesque, où la réalité reprend le dessus, incongrue, matérielle, prosaïque, certes. Mais nécessaire. Voire salutaire. Emouvant et souvent drôle, Même pas mort est l'hommage d'un fils à l'amour et à l'humour de son père. C'est aussi un témoignage réconfortant dans lequel chacun peut se reconnaître, tant il est vrai que la mort d'un proche, si douloureuse soit-elle, est aussi source de vie.
Résumé : Rien à dire sur la vie d'Antoine Méliot. Il a une femme ravissante, trois enfants magnifiques, des amis fidèles, une maison dans les Yvelines meublée avec goût, une cuisine équipée et un métier bien payé. Tout ça vous pose un quadragénaire en début de quarantaine. Rien à dire sur la vie d'Antoine Méliot, sinon qu'en ce mois d'octobre, il s'est donné un week-end pour saboter son bonheur : non seulement l'amour fou qui l'unit à sa femme et à ses enfants, mais aussi les liens sacrés qu'il entretient de longue date avec ses meilleurs amis. Deux jours, en vérité, pour détruire une existence. On se demande quelle part peut avoir Marion, ancien amour de lycée, dans ce comportement dément ; quelle part, aussi, revient à l'" araignée noire " qu'il nourrit en lui depuis l'enfance et dont il sait qu'un choc violent peut la réveiller. Ce roman dérangeant, au style aiguisé, brosse avec lucidité le portrait d'un homme qui va au bout de ce qu'il est.
Résumé : Qui n'a jamais éprouvé le "syndrome du Presque" ? Cette impression de vivre sa vie presque comme on l'avait imaginée, mais pas tout à fait ? A cinquante-quatre ans, Marc éprouve plus que jamais cette impression d'inaccomplissement. Presque encore jeune, presque heureux en amour, presque satisfait professionnellement, il lui manque le "quelque chose" qui rendrait son existence plus romanesque, plus excitante. Peut-être l'écriture de ce grand roman d'aventures qu'il a mille fois commencé sans jamais l'achever ? Par amour, sa femme, Chloé, le met au pied du mur : Marc va-t-il réaliser ses rêves ? Ou au contraire gâcher sa liberté? Mêlant réalisme et humour, ce roman pose la question du bonheur et du choix : est-il légitime d'espérer toujours mieux de la vie ? Ou n'est-ce qu'une chimère d'enfant gâté qui ne mesure pas sa chance ?
Résumé : Avec Féroces et La Chute des princes, Robert Goolrick a entamé un cycle autofictionnel qui a saisi lecteurs et critiques par sa beauté, son incandescence et sa lecture nostalgique et acerbe de l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Ainsi passe la gloire du monde vient clore cette aventure littéraire. On y retrouve Rooney, l'avatar de l'auteur, et ses amis inoubliables, emportés par le siphon qu'est devenu leur pays déchiré par un tyran aux allures de clown orange cannibale. Un pays aussi clivé que durant la guerre de Sécession, nordistes et confédérés ayant été remplacés par les déplorables et les 1%. Rooney qui a perdu sa vie à tenter de rester parmi les derniers, se retrouve échoué, malade sans recours, miséreux sans excuse, avec pour seule consolation quelques rares souvenirs de joie, et portant la blessure ouverte d'une question trop douloureuse : " Quand on fait l'amour pour la dernière fois, sait-on que c'est la dernière ? " A l'occasion de funérailles, il convoque les fantômes du passé, part à la recherche des quelques fidèles qu'il connaît encore, témoins d'une autre vie, d'une autre Amérique. Ainsi passe la gloire du monde est le récit halluciné d'un blessé qui tente de trouver la sortie d'un champ de bataille. Le testament d'un grand auteur américain. Robert Goolrick est l'auteur d'Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2012), L'Enjoliveur, La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015), Après l'incendie. Ainsi passe la gloire du monde est un roman écrit par l'auteur uniquement pour la France, où il a trouvé une terre d'asile littéraire.
Résumé : Le rôle fondamental du plombier dans le porno Le godemiché est-il un révolutionnaire qui a retourné sa veste ? Quels sont les bons conseils avant de copuler avec un extraterrestre ? L'auto-fellation peut-elle sauver l'Humanité ? Qu'a donc à nous confier un anus d'actrice X ? Les poupées sexuelles vont-elles nous réduire en esclavage ? Toutes ces questions et bien d'autres encore trouveront en ces pages des réponses cohérentes. Après avoir eu un problème d'évier et enquêté sur le rôle fondamental du plombier dans le porno, l'auteur s'est en effet lancé dans une suite d'investigations sexuelles à haute teneur journalistique. Si certains passages de ce livre sont d'un humour absolument navrant, d'autres vous permettront d'acquérir une solide porn culture pour briller en société.
Résumé : 3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d'un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois. Entre eux : un demi-siècle et 96 kilos de différence. D'un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain : il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30. Confiant dans l'espoir qu'incarne ce petit être, mais terrifié aussi à l'idée de le jeter dans le bain d'un monde angoissant. Perplexe devant cette posture de papa poule, lui qui, encore célibataire quelques mois plus tôt, biberonnait à sa façon dans le monde de la nuit. Fier de cet enracinement patriarcal mais triste à l'idée de renoncer en grande partie, par cette sédentarisation même, aux voyages, à l'imprévu, à l'aventure. De l'autre, minuscule dans les bras de son père, un bébé qui a la vie devant lui ; qui tète goulûment entre deux endormissements ; qui gigote dans son body, gazouille et grogne, comme enivré, d'autant plus assoiffé de vie qu'il est né " en état de mort apparente " et a été " récupéré à M7 " ? c'est-à-dire après 7 minutes de massages cardiaques. Dans ce dialogue silencieux, qui commence à l'heure bien réelle d'un biberon pour s'achever dans une intemporalité imaginaire, s'expriment tous les paradoxes d'une confrontation entre un nouveau-né et un père encore jeune, mais déjà avancé dans la vie, et tous les enjeux et questionnements qu'un tel événement peut impliquer. Une drôle de fable à découvrir, en somme. Une comptine qui, entre l'anecdotique et l'onirique, l'humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d'être père.
Résumé : Menino est un Lisboète de 34 ans qui a du mal à quitter l'enfance. Il aimerait qu'on arrête de le traiter comme un gamin, mais son tempérament velléitaire et ses pyjamas Spiderman ne plaident pas sa cause. Sa ville tant aimée a beaucoup de succès depuis quelques années. Lisbonne prospère, attire les investisseurs du monde entier, mais elle y perd son âme à mesure que ses habitants sont contraints de la déserter. Autour de Menino gravite une constellation hétéroclite : Joséphine, thésarde idéaliste ; Nuno agent immobilier en pleine ascension ; Senhor Zé, le petit vieux le plus populaire de la vieille ville qui résiste à l'expulsion ; Fanny entrepreneuse audacieuse mais pleine de certitudes... Au contact de ses amis, Menino se laisse embarquer au coeur d'une lutte sans merci : Lisbonne, assaillie par les promoteurs et l'ogre Airbnb, a presque déjà abandonné ses enfants. Le combat est inégal, impossible, et lui, contrairement à son pyjama, n'a aucun super-pouvoir. A moins que les ogres n'aient réveillé chez Menino et ses amis le pouvoir qui sommeille en chacun de nous.