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Joséphine et moi
Enzensberger Hans Magnus
GALLIMARD
15,75 €
Épuisé
EAN :9782070782413
Quand Joachim, le narrateur, devient par hasard témoin d'une tentative de vol dans la rue, il ne se doute pas que cet incident marque le début d'une relation très singulière. Car Joséphine, la vieille dame à qui on aurait volé son sac s'il n'était pas intervenu, est un personnage haut en couleurs. Lorsqu'elle l'invite à prendre le thé pour le remercier, ce n'est que le début d'une longue série de rencontres : ils se verront tous les mardis à 17 heures, chez elle, dans une grande bâtisse un peu délabrée où elle vit avec une fidèle domestique, Fryda.Joachim, chercheur en sciences économiques, est un homme assez réservé, mais Joséphine le fascine malgré lui. Âgée de 75 ans, ancienne chanteuse lyrique, elle parle beaucoup, mais entretien le mystère sur sa propre vie, et agace le narrateur par ses jugements péremptoires sur tout et sur rien. Joachim réussit alors à gagner la confiance de Fryda pour en savoir plus sur Joséphine : une belle carrière sous le IIIe Reich, pas la moindre conscience politique, mais en même temps elle a fait jouer ses relations pour sauver Fryda, qui est juive ; un comportement de femme libre se fichant des conventions, trois maris vite consumés, beaucoup d'amants, beaucoup d'argent dépensé sans compter.Au bout de neuf mois de rencontres aussi irritantes que touchantes, Joachim part pour quatre mois aux États-Unis et, à son retour, rien n'est pareil...Ce petit roman au ton singulier, mélange de légèreté et de mélancolie, apparaît comme un témoignage humaniste du grand intellectuel allemand, qui nous invite à aller au-delà des apparences afin de chercher dans la rencontre avec l'autre un autre regard sur la beauté de l'existence humaine.
Résumé : Poète, essayiste, et l'un des plus fins analystes de notre culture contemporaine, H. M. Enzensberger se tourne ici vers le passé : vers l'Allemagne cosmopolite de l'époque romantique. Ce passionnant roman épistolaire est en fait un habile montage de lettres authentiques, échangées entre des personnalités mondaines et littéraires célèbres ou moins connues, mais qui toutes apparemment savaient écrire et s'amuser. Ces célébrités racontent et commentent, chacune à sa façon, les aventures et les mésaventures que connaît le grand poète Clemens Brentano avec sa toute jeune deuxième femme, la fort exaltée Augusta. Le récit polyphonique de cette union romanesque, puis orageuse, et finalement infernale, brosse en même temps le tableau de toute une époque brillante et tumultueuse, et dessine un extraordinaire portrait de femme.
La peur n'est pas une vision du monde." C'est par ces mots qu'en 1933, Kurt von Hammerstein, chef d'état-major général de la Reichswehr, résolut de tourner le dos à l'Allemagne nouvelle, et à Hitler devenu chancelier. Issu d'une très ancienne lignée d'aristocrates prussiens, Hammerstein méprisa profondément l'hystérie funeste où s'engageait son pays. On voulut ignorer son avertissement, et c'est en vain que le général, de complots en dissidences, tenta de freiner le désastre. Jusqu'à sa mort en 1943, Hammerstein aura préservé son indépendance, raidi dans une intransigeance devenue héroïque. Ses sept enfants eurent eux aussi des destins singuliers, prenant parti, au fil de rencontres inattendues, pour la résistance intérieure. Le livre du grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger n'est une biographie qu'en apparence. Car il s'agit d'"une histoire allemande", un récit tissant par mille moyens divers les destins individuels et le devenir collectif. Modeste devant la science historique, Enzensberger a choisi la liberté du narrateur: "même en dérapant à l'écart des faits, on peut fort bien parvenir à des vues justes". Et lorsqu'il dialogue avec les morts, Enzensberger, en véritable sorcier, invoque les esprits. A travers la multitude de ces vies qui se croisent, s'éveille le fantôme de la catastrophe allemande, révélant la décomposition de la république de Weimar, le passage de la vieille Prusse à l'ordre nouveau, la sournoise complicité de l'Allemagne avec l'Union soviétique, l'échec de la résistance, la folle association de l'idéologie la plus fanatique et du cynisme le plus froid. C'est parce qu'il a un sens aigu de ce qu'est un destin qu'Enzensberger nous offre ici un grand livre.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, Lieve Joris apprend que son frère Fonny est dans le coma après un accident de voiture. Enième épisode du drame familial tissé autour de la trajectoire de cet aîné magnétique et tourmenté qui, par ses égarements et son énergie (auto)destructrice, a toujours occupé une place à part. Mue par le besoin d'écrire ce nouveau bouleversement, peut-être pour conjurer les distances, les tensions, les manquements, l'auteur décide de consigner les conversations, visites et péripéties occasionnées par l'événement, qui mobilise toute la famille ? un véritable grand huit émotionnel. En contrepoint du récit de ce rassemblement au chevet du blessé, elle livre ses souvenirs d'enfance dans la commune flamande de Neerpelt, esquissant les étapes de son itinéraire, amorcé comme une évasion. Et convoque également les histoires que lui a transmises sa grand-mère, notamment le destin de ses oncles missionnaires, figures tutélaires de sa jeunesse. Avec lucidité et courage, Lieve Joris, qui n'a cessé d'arpenter des contrées lointaines pour recueillir et transcrire la parole de l'autre, s'aventure ici sur le territoire de l'intime, portant son regard clair sur son propre cheminement ? un retour sur ses racines après une vie de voyages.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
Résumé : Une jurée d'assises qui influence malgré elle l'issue d'un procès, un groupe d'enfants qui s'acharne sur un vieil homme isolé, un homme dont la poupée gonflable est attaquée, une jeune avocate qui doit défendre le chef d'un réseau de prostitution... Dans ces douze nouvelles appartenant à l'univers de la justice, la plume incisive de Ferdinand von Schirach saisit des existences banales à l'instant précis où elles basculent, et interroge la part sombre qui sommeille en chacun de nous.
Dans une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain, aussi bien par son climat que par ses moeurs, une femme voilée demande de l'aide à un ancien médecin, et le fait plonger peu à peu dans une folie meurtrière. Tel un de ces fous de Malaisie qui dévalent parfois subitement les rues armés de leur kriss et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin dans une course insensée que l'on nomme amok, le héros de cette nouvelle se lance à la poursuite de cette mystérieuse femme. Ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig est ici publié dans une traduction inédite en poche. Comme dans sa parution originale de 1922, il est suivi de La Ruelle au clair de lune, nouvelle avec laquelle il présente nombre de points communs.