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De la horde à l'Etat. Essai de psychanalyse du lien social
Enriquez Eugène
GALLIMARD
39,10 €
Épuisé
EAN :9782070242269
Oeuvre d'un sociologue, cet ouvrage, foisonnant d'idées, élabore, en prenant appui sur les textes sociologiques de Freud, une analyse des formes du pouvoir dans les sociétés modernes. Car on trouve dans la pensée psychanalytique de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire : pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs ou Etats, au point que la démocratie apparaît comme une idée toujours neuve ? Comprendre le lien social, c'est saisir la part que prennent la domination, les conflits, la violence sourde ou visible. C'est envisager les rapports entre sexes, entre générations, avec ces nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail et l'argent, c'est mettre en relation les mécanismes du pouvoir avec ceux de la paranoïa et de la perversion. Les sociétés contemporaines, où paraissent prédominer l'économie et la rationalité, sont en fait traversées par Eros et Thanatos. Les grandes notions freudiennes ne sauraient donc être circonscrites dans les limites de la psyché individuelle : pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir dans le champ social.
Résumé : Eugène Enriquez a été et reste, en France, un des pionniers de la psychosociologie et de la sociologie clinique - disciplines qui ont voulu établir un pont entre la sociologie et la psychanalyse - ainsi qu'un chercheur profondément interdisciplinaire. Dans ses travaux, il explore plus particulièrement les thèmes suivants : les processus d'intervention dans les organisations ; les phénomènes de pouvoir ; les questions de l'Etat et de la démocratie ; le rôle du sujet dans la construction des communautés et des sociétés ; le rôle des processus inconscients dans le travail de la culture, qui forment la trame de ce livre. En 1997, ses collègues (sociologues, psychosociologues, psychanalystes, politologues, philosophes politiques) ont tenu à lui rendre hommage en organisant un colloque de trois jours en son honneur, et ont collaboré au présent ouvrage qui reprend les conférences, souvent réélaborées, prononcées lors de diverses séances. Ils ont désiré que leurs contributions, qui explorent certains aspects des travaux d'Eugène Enriquez et des questions qui l'ont toujours préoccupé, se trouvent regroupées sous son nom. C'est pour cette raison que Eugène Enriquez est le maître d'?uvre de ce volume dont l'essentiel da pas été écrit par lui, mais par tous ceux, et ils sont nombreux, qui partagent ses interrogations et ses perspectives.
L'individu n'est pas seul sur terre. Il y a les autres personnes, il y a Autrui. La relation humaine implique au moins deux personnes : moi et Autrui. Quelle est la relation que nous établissons avec l'existence d'Autrui ? Fernando Cuevas s'attache à décrire les différentes relations humaines que nous mettons tous en jeu les uns envers les autres, que ce soit au sein de notre vie privée, ou bien dans le cadre de notre vie professionnelle. De ces relations, l'auteur retient ces dix interactions possibles avec Autrui : La haine : "je n'aime pas que tu existes" ; L'égoïsme : " je profite que tu existes" ; La tolérance : "j'accepte que tu existes" ; La considération : "ton existence me donne la responsabilité de mes actes" ; L'altruisme : "je t'aide à exister" ; La compassion : "je partage les joies et les peines de ton existence" ; L'empathie : "je cherche à comprendre ton existence" ; La sympathie : "je cherche à partager des moments de notre existence" ; L'altérité : "je me réjouis de ton existence et celle-ci me fait exister" ; L'amour : "je voudrais que nous existions ensemble". Dans ce livre, l'auteur explore différentes modalités de la relation humaine qui vont du refus à la fusion avec l'autre.
Les organisations ont longtemps été envisagées comme deensembles opératoires ayant pour but la production de biens ou de services. Plus tard, sous l'impulsion de la psychosociologie et de la sociologie des organisations, elles ont été considérées comme des systèmes sociaux et humains posant des problèmes de liaison, de décision, de pouvoir et de contrôle des activités. Depuis quelques années, une autre approche a vu le jour: celle qui appréhende l'organisation comme un système culturel, symbolique et imaginaire, lieu où s'entrecroisent phantasmes, désirs individuels et collectifs, projets conscients. Une telle vision de l'organisation, qui ne peut faire l'économie d'une référence à la théorie analytique, et qui implique que l'organisation soit perçue comme un tissu vivant en transformation constante, comporte comme corollaire une évolution des méthodes de consultation et d'intervention visant à favoriser le changement. Cet ouvrage poursuit un double objectif. Préciser les différents niveaux (ou instances) d'analyse des organisations, soit: les instances mythique, sociale-historique, institutionnelle, organisationnelle (stricto sensu), groupale, individuelle, pulsionnelle. Les modalités d'interaction entre ces instances sont explorées. Présenter trois recherches-interventions dans des milieux différentune communauté religieuse, une entreprise de grande distribution, un centre d'hébergement de femmes en difficulté, trois recherches qui permettent de "tester" l'approche proposée. Ce texte a pour ambition de contribuer à l'édification d'une sociologie clinique
Le projet de cet ouvrage est de souligner les aspects profondément mortifères du pouvoir, non pas pour s'y complaire et aboutir à quelque fatalisme, mais, bien au contraire, en essayant de comprendre ses racines inconscientes et ses emprises sociales, en dévoilant et en décryptant ses diverses figures, de permettre aux individus et aux groupes de saisir ce qui les conduit au mépris de l'autre et à l'émergence du désir de sa mort physique ou psychique. La possibilité d'un pouvoir qui serait essentiellement " bon ", le travestissement de celui-ci en simple autorité ou en un ensemble de décisions rationnelles ayant pour but le seul " bien commun " sont analysés et placés, par Eugène Enriquez, au rang d'illusions rassurantes et mystificatrices. En revanche, il porte son attention sur les différentes sources du pouvoir et son rapport avec le sexuel, la guerre totale, la pulsion de mort, la tendance à la " servitude volontaire ", pour explorer ce qui constitue l'énigme du pouvoir. Au carrefour de la sociologie, de la psychosociologie, des sciences politiques et de la psychanalyse, cet ouvrage, élaboré dans la suite d'une série d'essais précédemment publiés sous le titre Les figures du maître, met en lumière les caractéristiques occultées, refoulées ou réprimées du pouvoir, ce qui les rend d'autant plus opérantes.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.