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Entre social et psychique : questions épistémologiques
Giust-Desprairies Florence
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782296077539
Le Laboratoire de Changement Social réunit des chercheurs en Sciences Humaines qui inscrivent leurs travaux dans une orientation clinique. Ces chercheurs considèrent que s'en tenir aux déterminations sociologiques en y subordonnant les déterminations psychologiques, ou l'inverse, ne permet pas de traiter de la complexité des conditions d'émergence et de constitution du sujet social et de ses productions saisies dans leurs contextes. Pour autant, l'analyse des processus d'intrication entre registre psychique et registre social pose la question de la spécificité de l'un et de l'autre, de leur part d'irréductibilité ou au contraire de leurs interférences. Ces questions épistémologiques font l'objet de cet ouvrage. Entre divergences et convergences, chacun des auteurs fait le point sur ses propres positions, ses interrogations, ses avancées, afin de revisiter les incontournables et les points de butée, condition pour l'approfondissement d'une réflexion vivante et critique.
Les chercheurs du Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP) de l'Université Paris Diderot qui inscrivent leurs travaux dans une orientation clinique en sciences sociales, organisent régulièrement des séminaires "Histoires de vie et choix théoriques". Des scientifiques y sont invités à livrer un récit autobiographique à partir de la consigne : "Quel rapport faites-vous entre votre histoire (personnelle, familiale, sociale) et vos choix théoriques, épistémologiques, méthodologiques ? "
Ce livre est le résultat d'une recherche-action menée avec des directeurs d'établissements spécialisés dans la prise en charge de personnes polyhandicapées. Sa visée est d'éclairer la complexité de la place qu'ils ont à tenir pour constituer leurs établissements comme des lieux de vie pour les résidents, dans le respect de leur spécificité et de leur dignité. Il s'adresse à tous ceux qui se sentent concernés par la place faite aux personnes polyhandicapées.
L'imaginaire collectif que l'auteur différencie des notions connexes de représentation, d'idéologie et même d'imaginaire social, désigne l'ensemble des éléments qui s'organisent, pour un groupe donné mais à son insu, en une unité significative. Psychosociologue clinicienne, pratiquant la recherche et l'intervention depuis de longues années dans différents milieux professionnels, Florence Giust-Desprairies nous propose ici une théorisation originale de la notion d'imaginaire collectif, référée à une pluralité d'auteurs mais articulée directement à son expérience des groupes et des organisations. Comme le dit Eugène Enriquez dans sa préface, l'auteur nous plonge dans l'univers "d'écoles, de centres de formation, d'une entreprise industrielle, à la rencontre de sujets saisis individuellement ou en groupe. On les voit s'affronter, agencer les éléments pertinents de leurs constructions collectives, découvrir des scénarios méconnus qui fondent leurs actions, élaborer de nouvelles significations... L'auteur sait nous rendre proches ces sujets qui bougent, désirent, se protègent, s'affrontent devant nous dans de véritables courts métrages où l'on voit se faire et se défaire" l'imaginaire collectif "."
Le désir de penser est le résultat de la collision avec ce qui, dans le réel, résiste à nos représentations et à nos expériences. Il est une poussée vers ce réel irréductible qui ne se laisse approcher que lorsqu'il est soumis à un continuel questionnement. Et parce que les réponses que nous obtenons sont toujours partielles, ce questionnement n'a pas de fin. La spécificité de la construction du savoir clinique est d'être attentive à l'expérience psychique du chercheur et de considérer l'objet qui est le sien en rapport avec son expérience personnelle. Car on a souvent tendance à faire l'impasse sur le fait que tout chercheur est impliqué dans sa démarche théorique. L'activité théorique est donc, à la fois, activité de pensée et expérience intérieure.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.