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L emir et le messager
Ennaji Mohammed
NON LIEU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782352703259
Faut-il attendre le règne omeyyade pour voir surgir la monarchie en terre d'islam comme le veut la représentation courante ? A en croire l'auteur du livre, L'Emir et le Messager, la monarchie est née, du moins dans ses fondations, à l'époque du Prophète Muhammad lui-même, c'est-à-dire du temps "sacré" de la révélation et grâce au sacré lui-même. Le Coran parle bien des Ahl Al-bayt, les gens de la maison, autrement dit les maîtres des lieux dont la prééminence prend racine à ce moment-là. C'est le sujet de ce livre qui s'interroge sur la complexité de la personnalité du Prophète à travers ses deux corps : le corps prophétique et le corps politique, celui du Messager et celui de l'Emir. Le livre est courageux mais il est surtout érudit, perspicace et intelligent dans sa façon d'interroger les sources musulmanes classiques , en les serrant de plus près pour leur extirper les non-dits.
S'appuyant sur des études historiques, ethnographiques, sociologiques et linguistiques de Moha Ennaji ainsi que sur le témoignage vivant de Jean-Marie Simon, ce livre attire l'attention du lecteur sur le rôle que joue le Maroc dans les domaines de la tolérance et du vivre ensemble. L'objectif est de faire connaître les valeurs traditionnelles de l'hospitalité, de l'ouverture et de la générosité chez les Marocains dans leur diversité. Plus généralement, ce livre ambitionne d'encourager la capacité des jeunes à répondre aux besoins de leurs sociétés dans une attitude de réconciliation et de respect pour la diversité contribuant ainsi à la culture de la paix. Il vise aussi à affirmer la possibilité de vivre ensemble, en se respectant l'un l'autre dans un monde de diverses traditions religieuses, ethniques et culturelles, permettant de vivre en harmonie avec des personnes de cultures, ethnies et religions différentes.
Voici un auteur qui n'a pas froid aux yeux. Il n'y a pas que la mort et le soleil qui ne peuvent se regarder en face, le lien d'autorité aussi. Mohammed Ennaji l'affronte sans ciller. Les circonspections recommandées quand on aborde le thème de la domination de l'homme par l'homme s'imposent encore plus dans le monde arabe, où les mystères du despotisme s'enveloppent encore d'une aura frissonnante et sacrée. La croyance en Dieu y sert, plus ou moins explicitement, de contrepoint, voire de support à l'allégeance au chef. Or justement, là est le défi que relève Mohammed Ennaji. Pour désacraliser le pouvoir d'État, il faut le reconduire non seulement à sa racine, qui est religieuse, mais désenterrer la racine de la racine, en fouillant encore plus loin dans l'inconscient collectif: la pratique apparemment révolue de l'esclavage et son empreinte persistante au fond des mentalités. L'historien marocain montre, preuves documentaires à l'appui et par une minutieuse enquête historique, que l'État musulman poussé sur les décombres des anciens royaumes d'Arabie en a repris non seulement les rituels et les lois civiles, mais leur institution fondamentale: l'esclavage. Statut, ascendance ou couleur de peau, il n'y avait pas, même au temps du Prophète, d'égalité entre les croyants. C'est dire qu'il n'y a pas eu d'âge d'or, et que le monde arabe ne trouvera un avenir de liberté que s'il accepte de déconstruire ses légendes et de regarder son passé en face, de se désengluer d'un héritage plus ou moins inconscient, qui, comme tous les autres, l'occidental inclus, est aussi glorieux que piégé."
Ali, narrateur et personnage principal, est un jeune cadet d'une école militaire dans le Sud-Est marocain. Il vit chaque moment avec intensité jusqu'au jour où, à contrecoeur, il est contraint de participer à une opération qui se révèle être un coup d'Etat. Détenu injustement pendant presque vingt ans, il raconte son calvaire et tente de surmonter la honte sociale et familiale liée à son destin. Il relate comment, avec courage et force dans la foi, il a dû affronter la torture et l'horreur du terrible bagne secret de Tazmamart et comment, soutenu par l'affection de sa famille et la solidarité de la société civile, il a pu, non sans souffrance et chagrin, surmonter sa douleur et aller au-delà de la peine après sa libération. Ali exprime sa révolte face à l'injustice et à l'avilissement. Il raconte son supplice et celui de ses camarades avec émotion, et transmet un message puissant d'humanisme, invitant le lecteur à cultiver les valeurs de responsabilité, de compassion et de liberté, et à trouver l'espoir même dans les circonstances les plus sombres.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Que reste-t-il des Printemps arabes ? Le succès relatif de la révolution dans un seul pays, la Tunisie, et un échec général dans les autres ? Pourquoi la Tunisie ? Pour répondre à cette interrogation, après une remise en perspective historique nationale et internationale de la présomption d'une "exception autoritaire arabe", une comparaison s'impose des trajectoires des insurrections tunisienne et arabes. Dans ces Printemps, le temps insurrectionnel tunisien occupe une place à part : il les précéda tous et servit aux autres peuples de moteur et de modèle. Il fut particulièrement complexe dans son déroulement et son issue, la chute du président Ben Ali, résulta d'une exceptionnelle, voire aléatoire, combinatoire de facteurs qui est ici reconstituée. Aux portes d'une Libye chaotique et au terme de quatre années de combats et débats souvent durs, la Tunisie est entrée dans une phase post-révolutionnaire et bénéficie depuis et jusqu'ici d'un régime démocratique d'une "solide fragilité". S'agissant des autres pays du front des Printemps arabes, voire de l'ensemble du monde arabe, qui peut sérieusement dire, au regard d'un retour dans ces régions du séculaire "Grand Jeu" international, que les apparents échecs et les impasses actuelles sont imputables à un déficit démocratique des peuples arabes, qui peut assurer que, là où elles semblent en panne actuellement, la page des révolutions est définitivement tournée ?