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Théâtre de la mode
Enjalbert Vincent ; McKenzie Lucy ; Mauss Nick ; H
MANUELLA
30,00 €
Épuisé
EAN :9782490505760
La vitrine est un parent commun à l'histoire de l'art et à celle de la mode. Le podium fut autrefois une scène, et les décors des premiers défilés ressemblaient à bien des égards à ceux des expositions. C'est dans cette généalogie imbriquée, où se croisent les salons de l'art et du commerce, les magasins et les musées, les théâtres et les maisons de couture que ce trouve son point de départ. En réunissant à la fois des artistes, des scénographes, des historiens, des producteurs et des maisons de mode, l'ouvrage ambitionne de remonter le fil d'un genre aux codes bien établis, à l'heure où le spectacle de la mode, désormais pensé en vue de sa diffusion en ligne, est devenu un événement médiatique global. Les artistes y ont leur part depuis le début mais leur implication va toujours croissante. Théâtre de la mode est le deuxième ouvrage d'une collection entièrement dédiée à la scénographie. Artistes, conservateurs, architectes, scénographes, historiens et théoriciens de l'art y partagent leurs recherches et leurs réflexions présentées alternativement sous la forme d'essais illustrés ou de portfolios consacrés à des oeuvres d'art.
Résumé : Un splendide après-midi de printemps à Paris. Le soleil illumine les rues et les visages, les jambes des filles sont de sortie et notre héros ne s'est jamais senti aussi vivant. Jusqu'ici tout va bien. Sauf qu'il s'écroule sur l'esplanade du Centre Pompidou. Mourir ! Il ne manquait plus que ça : c'est la première fois qu'il meurt et il ne sait pas comment on fait. La farce métaphysique bat son plein dans sa tête. C'est qu'il s'incruste, le moribond, refuse de marcher dans le racket de la mort... Amours, révolte, insolence, ironie, colère, il lance ses dernières forces dans la bataille. Mais peut-on vaincre la fin quand on n'en est pas maître ? Le questionnement tour à tour grave, hilarant et foutraque d'un homme définitivement amoureux de la vie.
Résumé : Naufragé volontaire sur une île de la Méditerranée, le narrateur vient d'être rattrapé par une vision. Un dessin d'Egon Schiele le replonge brutalement quarante ans en arrière : il croit reconnaître dans le modèle féminin du tableau le corps de celle qui enchanta la fin de son enfance : Léo. Elle a trente et un ans. C'est une putain. La reine du divertissement, une débauchée pascalienne qui connaît par c?ur l'endroit où les hommes aiment déposer leur ennui pour n'avoir plus à y penser. Un vrai tableau vivant, dans ce Paris des années 50 où elle officie, à l'ombre du siècle et de l'hôtel de Palestro. Lui s'appelle Milan. Il a quinze ans, effectue ses études au petit séminaire mais connaît le quartier de la rue Saint-Denis comme sa poche, avec ses trottoirs bien en chair où le peuple vient débarder ses désirs. Elle va le surnommer Milou et lui apprendre que l'amour physique est un art qui contient tous les autres.
Un effeuillage d'anthologie, le jeudi de l'Ascension 1968 sur la scène d'un théâtre clandestin, revient quarante ans après à la mémoire d'un certain Veterano, s'enivrant dans l'arrière-salle du bar de la Fonda Plate. Pressé par les questions d'un soi-disant journaliste, il ravive les heures de gloire de L'Ecclésiaste, salon d'orgies philosophiques où allaient se croiser les destins d'un excentrique quatuor: Winter le seigneur antifranquiste, faux cardinal et vrai libertin, Cornélius le nègre poids mi-Lourd, apôtre de la désorganisation générale par le stupre, Caria Marx la strip-teaseuse, ex-ouvrière à la chaîne devenue prêtresse du blasphème aristocratique, Paul Prince le trublion je-m'en-foutiste, piéton des quartiers chauds de Paris et renégat des impostures révolutionnaires. Roman des artistes du temps parallèle, Les indignitaires célèbre avec ferveur et volupté une utopie éminemment politique où L'on devine l'oeil grand ouvert de celui qui a osé jouir sans entraves. Biographie de l'auteur Jean Pierre Enjalbert est né en 1939. Il est l'auteur d'un premier roman, Tableau vivant (Verticales, 2001).
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.