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La justice "en jeu"
Enguéléguélé Stéphane
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747503174
La Cinquième République a repris à son compte une conception centralisée de l'institution judiciaire. Ce système de représentation qui approfondissait l'œuvre de l'Empire en matière d'organisation judiciaire préconisait l'institution d'un parquet fort, dans l'orbite du gouvernement dont il avait pour mission de mettre en œuvre la politique pénale. Cet agencement institutionnel a donné naissance à une règle non écrite du jeu politique : toute réforme de l'institution n'est légitime que dans la mesure où elle préserve cette configuration vécue comme nécessaire et consubstantielle à la République. Du même coup, la répression pénale de la délinquance imputable aux élites politiques était rendue difficile, puisque ces dernières avaient théoriquement le contrôle de l'action publique par l'intermédiaire des parquets. C'est en raison d'une transformation profonde du rapport entre la Justice et le politique que cette règle du jeu va progressivement changer. Malgré l'interruption du processus de réforme du Conseil supérieur de la magistrature en janvier 2000, on se trouve en présence de transformations inédites qui voient la montée en puissance d'un acteur, avec lequel le politique devra à l'avenir composer : le Juge. Le présent ouvrage prétend examiner cette transformation en analysant principalement le statut de la Justice dans le jeu politique.
L'Afrique, souvent décrite comme le territoire de prédilection de la corruption, n'est pas vierge de toute stratégie de lutte. Une culture de l'intégrité est en cours d'émergence, le Sénégal et le Cameroun sont des terrains privilégiés de l'observation de ces processus institutionnels sourds et opérant à bas bruit. La communauté mondiale, organisée en réseaux, impulse les processus d'innovation observés au Sénégal et au Cameroun. Mais ces innovations sont très largement dépendantes des logiques de compétition politique dans ces pays.
Résumé : La science politique ne s'est pas encore intéressée aux politiques pénales. Ces politiques publiques singulières qui ont pour objet le maintien de l'ordre et la répression pénale sont cependant de véritables révélateurs de l'Etat. Elles permettent d'appréhender le monopole étatique de la violence physique "en actes", et révèlent que les acteurs publics opérant à différents niveaux de l'instance étatique peuvent avoir des intérêts propres et poursuivre des stratégies spécifiques. On voit cependant à travers ces politiques publiques que les acteurs étatiques sont en relations permanentes avec des intervenants divers émanant de l'université, des syndicats, du Barreau ou du monde associatif Ce livre prétend saisir comment sous la Ve République la stratégie pénale formelle s'élabore, au fil des interactions entre les acteurs publics et une constellation d'acteurs privés. L'objectif est d'appréhender la construction des politiques pénales au croisement des rivalités et des arrangements entre les membres du système décisionnel pénal.
Le Cameroun est en panne. L'Etat est en crise depuis l'indépendance, du fait du sous-développement institutionnel et de l'absence de politiques publiques inclusives. Le Cameroun est à la croisée des chemins, étant confronté à un redoutable enjeu de légitimation. Ce livre ambitionne de dégager des principes à même d'inspirer l'action et d'amener une modernisation des politiques publiques, en renforçant les moyens permettant de gouverner l'urgence politique camerounaise.
Quelle est l'aptitude du Cameroun à faire face aux enjeux de l'ordre global ? Il s'agit d'un ordre multipolaire marqué par la percée de puissances émergentes, la remise en cause des équilibres stratégiques qui s'étaient construits à partir de la chute du bloc soviétique et jusqu'en 1991. La Chine conteste le leadership américain. Frustrée par l'effondrement du système soviétique et marginalisée sur plusieurs enjeux globaux, la Russie reformule sa politique internationale. Des puissances mises au ban de la communauté internationale se montrent menaçantes, notamment en matière de prolifération nucléaire. Des enjeux de puissance jusque-là discrets prennent une ampleur inégalée : le cyberespace, la 5G, la domination d'Internet, l'intelligence artificielle et les nanosciences, ou la défense dite du futur. Le réchauffement climatique conduit à s'interroger sur la pertinence d'une stratégie du développement durable. Le terrorisme et l'extrémisme violent menacent la stabilité des Etats. L'Afrique elle-même est devenue un enjeu de la compétition hégémonique entre les super puissances, et ces affrontements impactent le Cameroun. Construire un Etat développementaliste capable implique une mise en ordre des enjeux domestiques. Cela suppose aussi de définir une posture face au monde, avant de mettre en forme la stratégie la mieux indiquée pour faire face aux enjeux de l'ordre global multipolaire.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.