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Annales franco-allemandes
Engels Friedrich ; Marx Karl ; Bouffard Alix ; Clo
SOCIALES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782353670321
Le projet des Annales franco-allemandes, élaboré conjointement par Karl Marx, Arnold Ruge, Mikhaïl Bakounine et l'éditeur Fröbel en 1843, procède d'une désillusion politique touchant à la capacité du mouvement libéral allemand, dont ces auteurs étaient auparavant membres, à impulser un changement politique en Allemagne, et particulièrement en Prusse. Cette désillusion a pour effet une radicalisation : le but des Annales est, d'une part, d'échapper à la censure prussienne en publiant, sur le sol français, des textes plus provocants qu'ils ne pourraient explicitement l'être en Allemagne et, d'autre part, de rechercher une nouvelle position théorique et politique devant élucider les conditions d'un progrès politique. Celui-ci est cherché non plus dans une monarchie constitutionnelle mais dans une révolution et dans une démocratie plus ou moins radicale. L'élaboration de cette position radicalisée est conçue à partir d'une collaboration franco-allemande : la philosophie jeune hégélienne allemande et les positions démocrates, socialistes et communistes françaises doivent s'éduquer mutuellement par leur participation à une revue commune. Si cette collaboration n'aura pas effectivement lieu, les Annales ne contenant aucune contribution française, les textes qui les constituent n'en forment pas moins l'élaboration plurielle de critiques politiques et sociales qui s'appuient sur la réception jeune hégélienne des socialismes français. Réunissant les articles des philosophes jeunes hégéliens Karl Marx, Friedrich Engels, Arnold Ruge et Moses Hess (ainsi que des lettres de Ludwig Feuerbach et Mikhaïl Bakounine), des activistes démocrates Johann Jacoby et Ferdinand Coelestin Bernays, et les poèmes sulfureux de Heinrich Heine et Georg Herwegh, l'ensemble des Annales se présente ainsi comme répondant à une recherche collective, aboutissant à une pluralité de positions théoriques et politiques. Cette pluralité fait des Annales un document central dans le développement des démocratismes, socialismes et communismes allemands, à partir de la scission du mouvement libéral, au XIXe siècle. La publication par la Geme de la première traduction française complète des Annales franco-allemandes présente un double intérêt, pour un public de chercheurs, d'étudiants, ou de lecteurs de Marx et d'Engels. Cet intérêt relève en premier lieu des études marxiennes (et engelsiennes) : les Annales contiennent trois textes bien connus de Marx et d'Engels, notamment " Sur la question juive " et la " Contribution à la critique de la philosophie hégélienne du droit ". Or, les traductions existantes de ces articles n'offrent pas au public francophone des textes tenant compte, d'une part, des progrès de traduction les plus récents (à la fois concernant Marx, mais aussi concernant le vocabulaire hégélien omniprésent dans ces textes, dont la traduction doit tenir compte principalement des innovations de Bernard Bourgeois et de Jean-François Kervégan), et, d'autre part, des recherches récentes sur les écrits de jeunesse de Marx et Engels (tels les travaux d'Emmanuel Renault et Franck Fischbach dont l'introduction à l'édition Geme des Ecrits de jeunesse volume 1 rend compte largement). En second lieu, la quasi-totalité des autres textes des Annales restent inédits en français. Leurs traductions et commentaires apparaissent dès lors nécessaire pour saisir le projet commun des Annales, à la fois dans son unité et dans la pluralité des positions démocrates, socialistes et communistes qui s'y élaborent et s'y confrontent. Cette première publication complète des Annales s'inscrit ainsi dans le projet de la GEME en permettant de réintégrer les écrits de Marx et d'Engels, qui rappelons-le ne se connaissaient que très peu et ne travaillent pas encore ensemble, dans le contexte et les projets collectifs de leur période parisienne, tout en proposant un éclairage élargi sur l'histoire des idées politiques du XIXe siècle.
Traduction et présentation d'Emile Bottigelli. Dans l'Anti-Dühring paru en 1878, Engels fait, à partir d'une polémique, un exposé d'ensemble du socialisme scientifique, en réfutant les thèses d'Eugen Duhring, qui affirmait la valeur des idées éternelles, en s'opposant à Darwin et défendant un matérialisme non dialectique. Acceptant le capitalisme, il voulait en supprimer les contradictions. Il exerçait par là une influence sur le Parti social-démocrate. Combattant l'idéalisme de Dühring, Engels réhabilite le matérialisme qui est, à ses yeux, une véritable conception du monde. Il montre l'insuffisance de la métaphysique et lui oppose la richesse de la dialectique dont il expose et développe les lois, les principes et la méthode. Il examine tous les domaines de l'activité humaine et, dans chacun d'eux, construit sa démonstration à partir de la conception la plus avancée de la science, en étudiant entre autres, la chimie, l'économie, ou la tactique militaire.
Résumé : Ce texte d'Engels trace un parallèle entre la situation des premiers chrétiens et celle des premiers communistes de la première internationale, au siècle dernier. Mais il retourne aussi aux textes sources pour rediscuter l'interprétation des premiers temps de cette religion qui allait devenir la religion officielle de l'Etat romain. Ce texte a paru dans le journal LE DEVENIR SOCIAL, organe théorique de la IIe internationale en langue française.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.
Manchester, 16 août 1 819. Quelque 60000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. A peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour Ides réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires. Ces mémoires exceptionnels, publiés entre 1839 et 1842, "une lecture essentielle pour tout Anglais", selon l'historien E.P. Thompson, paraissent en français pour la première fois.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Naess Arne ; Afeissa Hicham-Stéphane ; Ramadier Ma
Résumé : Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Etonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Naess, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Naess montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant ? et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature ? est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Naess (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. Hicham-Stéphane Afeissa est professeur agrégé de philosophie, docteur en philosophie ainsi qu'en géosciences et environnement. Spécialiste d'Arne Naess, il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages de philosophie environnementale. Mathilde Ramadier est philosophe, scénariste et traductrice. Elle a récemment publié un roman graphique consacré à l'écologie et à Arne Naess : Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017, avec Laurent Bonneau). Textes traduits du norvégien par Naïd Mubalegh, et de l'anglais par Pierre Madelin, sous la direction scientifi que de et révisés par Hicham-Stéphane Afeissa. Textes présentés par Hicham-Stéphane Afeissa et Mathilde Ramadier.
Résumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.