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Métamorphoses du son. La musique de Beat Furrer
Ender Daniel ; Fourcassié Catherine
CONTRECHAMPS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782940068555
Compositeur suisse, Beat Furrer est né en 1953 à Schaffhouse et s'est installé dés 1975 en Autriche, où il enseigne et où il a créé l'ensemble Klangforum Wien, qu'il dirige régulièrement. Figure majeure de la musique actuelle, révélé au grand public grâce à Claudio Abbado et à des commandes prestigieuses, Beat Furrer a développé un style très personnel dans lequel l'attention à la vie interne du son, aux frontières du bruit et du silence, s'inscrit à l'intérieur de constructions formelles extrêmement rigoureuses. Dans les huit opéras qu'il a composés à ce jour, basés sur des montages de textes de différents auteurs qu'il a lui-même assemblés, il interroge les rapports entre parole, musique et geste, mettant en crise les formes de représentations traditionnelles. Les personnages, comme les sons, y apparaissent dans des formes mouvantes, ambiguës et multiples. Toute sa musique déploie une poétique faite de tensions entre une extrême douceur et de brusques éruptions sonores, avec une sensibilité à fleur de peau. En même temps, elle a connu, de ses débuts jusqu'à aujourd'hui, une évolution remarquable, signe d'une quête obstinée. L'oreille de Furrer est une oreille spéculative ; ses oeuvres, aux résonances philosophiques, absorbent le monde à travers le filtre de sa propre intériorité. Dans le livre qu'il lui a consacré, Daniel Ender analyse les différentes facettes de cette oeuvre abondante et riche. Il suit l'évolution du compositeur et replace chacune de ses oeuvres dans son contexte tout en dégageant leurs significations profondes. Il fait ainsi apparaitre l'importance du principe de métamorphose qui donne son titre à l'ouvrage et renvoie au fondement même de la pensée musicale de Furrer comme à son imaginaire.
La Carie est une des régions les mieux connues de l'Asie Mineure antique. Cela vaut aussi bien pour la zone côtière et occidentale, de Mylasa et Labraunda à Iasos et Stratonicée, de Cnide à la Pérée rhodienne, que pour la partie la plus orientale, du plateau de Tabai à Aphrodisias. La Carie centrale est en revanche très peu présente dans les travaux scientifiques à la fois parce que les auteurs anciens n'ont guère eu l'occasion d'y porter attention, que les inscriptions y sont peu nombreuses et que de ce fait les érudits modernes y ont consacré peu de pages. C'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler. Durant quinze ans, une équipe turco-française réunie autour des deux éditeurs s'est donné pour tâche d'étudier le secteur du Moyen Méandre et plus spécifiquement trois sites: Harpasa, Bargasa, Orthosia, choisis en raison de l'importance et de l'intérêt des vestiges apparents. La prise en compte de toutes les informations disponibles (archéologie, épigraphie, numismatique) permet de faire revivre trois cités de modèle grec en mettant en valeur aussi bien les ressemblances, par les lieux emblématiques que sont l'agora, le théâtre, les temples, que les spécificités: mise en place d'un urbanisme adapté aux conditions de la topographie mais aussi monuments moins fréquemment attestés (bouleuterion, kaisareion). Tout l'essentiel de ce qui est présenté ici était à ce jour inédit. L'histoire régionale n'a de sens que si elle s'inscrit dans la longue durée: le volume couvre une période qui débute à l'aube de l'époque classique et court jusqu'à la fin de l'Empire byzantin, sans s'interdire dans le cas d'Harpasa d'aller même bien au delà. Les résultats de l'étude de terrain constituent le corps même de l'ouvrage mais il a paru indispensable de les remettre en situation autour de quelques questions générales: l'élément fédérateur des trois cités est le bassin du Méandre; quel est historiquement le rôle de ce grand axe de pénétration vers le centre de l'Anatolie, quelles relations la région considérée dans cette étude entretient-elle avec les pouvoirs régionaux ou extérieurs? Enfin, et ce point sous-tend tout l'ensemble de notre propos, appartient-elle réellement à la Carie et, si la réponse est positive, à partir de quelle époque? Bien des points restent encore à élucider mais des hypothèses nouvelles peuvent être avancées et une zone jusque là quasi vierge s'inscrit désormais dans la réflexion archéologique et historique sur l'Anatolie.
Dans le Paris de l'Occupation, des bureaux du Majestic aux sous-sols de la rue Lauriston, l'auteur brosse les portraits de femmes mondaines, vénales et exotiques, surnommées après-guerre les "comtesses de la Gestapo". Elles étaient russes comme la princesse Tchernitcheff, mannequin et actrice, qui devint la protégée du sinistre Lafont, chef de la Gestapo française ; grecques comme la princesse Mourousi, lesbienne et morphinomane, qui faisait vider les appartements des juifs pourchassés ; espagnoles comme la marquise de San Carlos, franquiste de la première heure, qui s'acharnait sur les réfugiés républicains qu'elle dénonçait. Mais aussi françaises comme Sylviane d'Abrantès ou la comtesse Olinska, grandes courtisanes de l'Occupation. Grâce aux archives de la justice, Cyril Eder dévoile les vies extravagantes de ces fleurs vénéneuses qui ont traversé cette période en reines de toutes les compromissions.