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L'Immaculée Conception
Eluard Paul ; Breton André
SEGHERS
12,50 €
Épuisé
EAN :9782232123276
La légende raconte que c?est afin de « tuer le temps » que Breton et Eluard se lancèrent dans l?écriture de ce recueil intitulé, avec un sens consommé de la provocation, L?Immaculée Conception. « La connaissance parfaite que nous avions l?un de l?autre nous a facilité le travail, diront-ils plus tard. Mais elle nous incita surtout à l?organiser de telle façon qu?il s?en dégageât une philosophie poétique ». Dans ce recueil en prose, on trouve réunies les deux tendances qu?incarnent Breton et Eluard au sein même du mouvement surréaliste: le premier, ardent défenseur de l?écriture automatique la plus baroque et la plus révolutionnaire, le second, plus incliné à une certaine transparence poétique, une évidence qui « désarme » le lecteur. Ici, leur volonté commune est affichée: à travers une parole radicalement nouvelle, il s?agit de livrer enfin le sens du monde et de l?existence, de partir en quête de l?extra-ordinaire. Le recueil se compose de quatre sections distinctes: « L?Homme », « Les Possessions », « Les Méditations » et « Le Jugement originel ». La première trace en quelques pages l?épopée humaine, de la conception à la mort, et dessine en creux ce désir mystérieux, animal et sacré, qui sous-tend toute existence. La deuxième offre des variations autour des cinq délires recensés par la psychiatrie, la note qui figure en amorce annonce qu?il s?agit bien là de démontrer qu?il n?est pas de frontière entre le langage des prétendus fous et celui des poètes, la société fixant à elle seule les limites de sa tolérance. La troisième, « Les Méditations », s?attarde un instant sur le quotidien dans ce qu?il connaît de plus étonnant, de plus merveilleux aussi: la surprise, l?incompréhensible, l?amour... A noter: trois pages mémorables en guise de khama-sutra littéraire. Enfin, renouant avec la forme proverbiale chère aux deux auteurs, « Le Jugement originel » délivre certaines vérités éternelles comme autant de mots d?ordre et incite à bannir toute tiédeur, dans la vie comme dans l?art.
Contient des textes écrits en collaboration avec André Breton, René Char, Max Ernst et Benjamin Péret, ainsi que Ode à Salvador Dali de Federico Garcia Lorca, traduite par Paul Eluard et Louis Parrot
Paul Eluard (1895-1952) est avant tout le poète de ce qu'André Breton appelle "les vastes, les singuliers, les brusques, les profonds, les splendides, les déchirants mouvements du coeur". Dans les années 1940, sous une forme d'abord hermétique puis de plus en plus transparente, s'affirme une veine autre, poésie de la Résistance et de la plus large communauté humaine, qui n'annule cependant jamais l'incantation amoureuse. Tout ce parcours est jalonné de textes en prose où s'affirment au fil des années des préoccupations "ininterrompues" sur la nature de la poésie comme sur ses modes à travers réflexions et citations sur l'art en général et surtout sur l'apport des peintres qu'il aime et qui savent si bien "donner à voir"". Marguerite Bonnet.
Contrairement à l'habitude qui veut qu'une anthologie soit le fait d'un homme de lettres, seul, qui impose ses choix au public, ce recueil de poèmes de Paul éluard, grand poète de l'amour et de la liberté, a été établi collectivement par le poète Jacques Gaucheron et par des personnalités connues à des titres diverses: Lucien Bonnafé, Roger Bordier, Fanny Cottençon, Antoine Duhamel, Cécile Éluard, Pierre Gibert, Eugène Guillevic, Jean Hugues, Albert Jacquard, Henri Krasucki, Roland Leroy, LN, Boris Taslitzky, Michel Tourlière, Christian Viguié, Claude Vinci.
Ce volume rassemble des poèmes de Paul Eluard (1895-1952) publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, le plus souvent dans la clandestinité sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent, dans divers recueils, revues et brochures (dont L'Honneur des poètes, Minuit, juillet 1943 et Europe, Minuit, mai 1944). Ainsi le recueil Poésie et vérité 1942, publié en mai 1942 aux Editions de la Main à la Plume, et dans lequel figurent "La Dernière Nuit et quelques autres poèmes dont le sens ne peut guère laisser de doutes sur le but poursuivi: retrouver, pour nuire à l'occupant, la liberté d'expression". L'un de ces "quelques autres poèmes" est Liberté. "Et partout en France, écrit Paul Eluard dans la bibliographie du recueil, des voix se répondent, qui chantent pour couvrir le lourd murmure de la bête, pour que les vivants triomphent, pour que la honte disparaisse". Ces poèmes d'Eluard furent recueillis en un volume publié aux Editions de Minuit en 1945, avec trois autres poèmes inspirés entre 1936 et 1938 par la guerre d'Espagne. C'est cette édition qui est reprise ici.
En 1964, Jean Clouzet écrivit ce qui fut le tout premier livre sur Jacques Brel. L'auteur était cardiologue le jour, critique de jazz la nuit et passionné de musique à toute heure. L'artiste et le " toubib ", comme le surnommait le " Grand Jacques ", étaient liés par une curiosité et une estime mutuelles. De cette rencontre est né un ouvrage de référence, réédité pendant plus de vingt ans. Pour cette nouvelle édition, Angela Clouzet, journaliste et fille de l'auteur, a recueilli les témoignages des musiciens de Brel - Gérard Jouannet, François Rauber ou encore Jean Corti -, qui reviennent sur leur collaboration musicale et leur amitié pour " Jacques ". Avec un regard tendre et pertinent, celui d'une autre génération, elle évoque les grands thèmes bréliens ainsi que ses adieux à la scène. Enfin, trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, Yann Tiersen, Dominique A et Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, réunis lors d'une interview croisée, analysent la place et l'influence de Brel dans leur parcours musical.
De Paris à Londres, de Kingston à New York, entrez en studio avec Serge Gainsbourg. Les secrets de fabrication de ses chansons enfin dévoilés, grâce aux témoignages de ceux qui l'ont accompagné dans l'élaboration de chacun de ses albums. Une odyssée musicale qui réserve de nombreux scoops, illustrée de plus de 250 photos rares ou inédites. Gainsbourg comme vous ne l'avez jamais vu, lu (et entendu).
Résumé : " Vous entendrez la femme royale, la fille de la rue espiègle ; vous entendrez le prix de la survie de la femme noire et vous entendrez sa générosité. " James Baldwin Longtemps, Maya Angelou a été méconnue du public français, avant d'être célébrée à sa juste mesure depuis 2008 pour ses romans autobiographiques, dont le célèbre Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage. Activiste et écrivaine, Angelou l'était bien sûr, mais elle se considérait aussi comme une poète. Au début de sa carrière, elle alternait la publication de chaque texte autobiographique avec un recueil. Et pourtant je m'élève, son troisième opus publié en 1978, demeure l'un de ses plus emblématiques. Composé de 32 poèmes, divisés en trois parties, il révèle une Maya Angelou dans sa pleine maturité poétique, tour à tour sentimentale ou engagée, évoquant aussi bien des motifs intimes (l'amour, la maternité, la famille), que les thèmes ouvertement politiques (les difficultés de la vie urbaine, la maltraitance, la drogue, le racisme du vieux Sud). Ce qui caractérise sa voix est une détermination sans faille à surmonter les épreuves, quelle qu'elles soient, et la confiance, la force, la fierté qu'elle puise dans son identité de femme noire. Si Maya Angelou réjouit le lecteur d'aujourd'hui, c'est parce que son sens de la provocation et de la formule ne se départit jamais d'humour et ne verse jamais ni dans le désespoir, ni le communautarisme ou la haine de l'autre. Elle est cette femme phénoménale dont le poème éponyme brosse le portrait, et nous enjoint de le devenir à notre tour : Je dis / C'est dans le feu de mon regard / Et l'éclat de mes dents / Le balancement de ma taille / Et la joie de mes pieds. / Je suis une femme / In-cro-ya-blement. / La femme phénoménale / C'est moi.
Le cinéaste Bertrand Blier est aussi un écrivain, ironique, tendre, insolite. Depuis 1972 (Les Valseuses), il a publié plusieurs livres. Trois d'entre eux ont connu un immense succès. Dans ce nouveau récit, il raconte une enfance à la fois réelle et réinventée, celle d'un futur cinéaste, un fils d'acteur... " fragile des bronches ". Jean-Michel Céleste est fils d'acteur. Sa mère, Gisèle, est malheureuse, elle est trompée par son mari, toujours en tournée, elle a même essayé de se jeter par la fenêtre, rattrapée in extremis. Souvent couchée, elle dépérit, le neurologue lui rend régulièrement visite. Jean-Michel, à quinze ans, grandit sans enthousiasme, malade un jour sur deux, des quintes de toux à n'en plus finir. Il aime écouter sa mère jouer du Chopin... Le médecin recommande qu'ils aillent passer quelques temps à la montagne, tous les deux, car à sa mère aussi le grand air devrait faire le plus grand bien. Ils prennent le train (encore à vapeur, dans les années 50), gare de Lyon direction Le Fayet. A la montagne, le taxi serpente à travers la forêt et les dépose devant l'établissement qui accueille Jean-Michel. Il voit avec une certaine tristesse sa mère partir ; puis découvre son chalet, et rencontre le directeur, un homme plus que sévère, injuste. Heureusement, il y a là une jolie fille, dans un second chalet, Nicole. Et heureusement, il peut retrouver sa mère, sur les pistes. Et déjeuner avec elle à l'hôtel Arbois Bettex. De la terrasse, les jours de beau temps, on peut voir le Mont-Blanc. Quand on y trouve une place... Un jour, un homme leur propose de s'assoir à sa table. Dès le début Jean-Michel sait qu'il va détester ce type de cinquante ans, trop bronzé, avec trop de dents, un type annonciateur de malheurs... De fait, une relation naît entre cet homme et sa mère. Et Jean-Michel voit des choses qu'il n'aurait pas dû voir... Il décide alors d'appeler son père à la rescousse... L'acteur débarque à la gare avec sa valise, comme un cowboy. Avec une certaine inquiétude, Jean-Michel s'interroge sur l'issue de l'affrontement, il ne peut imaginer que lui et son père finiront bientôt à Nice, aux studios de la Victorine, en compagnie d'un géant du cinéma, et que sa vie sera marquée à tout jamais par cette rencontre... Rentrée littéraire Seghers 2021.