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Le défi et le nouveau. Oeuvres théologiques 1948-1991
Ellul Jacques ; Nouis Antoine
TABLE RONDE
40,60 €
Épuisé
EAN :9782710329084
Quatrième de couverture Dans la pensée de Jacques Ellul, la dimension sociologique et la dimension théologique se complètent et se répondent. Les enjeux spirituels engagent l'homme en situation. Pour lui, l'époque contemporaine est tragique, habitée par des aliénations d'autant plus perverses qu'elles invoquent la liberté. Aussi est-il nécessaire de rappeler les exigences spirituelles en évoquant la vie intérieure de l'homme, que la modernité constamment efface et sacrifie. La société contemporaine est ici décortiquée sous le regard du théologien et de l'imprécateur engagé, pénétrant et juste : les effets du pouvoir, la roue irrésistible de la violence, la tyrannie de l'argent. La perspective globale de l'entreprise théologique peut être résumée par une citation de saint Augustin : «L'espérance a deux enfants très beaux : ils s'appellent le courage et la colère.» L'espérance traverse toute l'œuvre d'Ellul. Elle a évité à son pessimisme sociologique de sombrer dans un nihilisme désabusé. Quant au courage et à la colère, ils traversent tout l'œuvre d'Ellul, qui gronde et avertit comme un prophète et qui n'a pas fini de nous déranger.
Présentation de l'éditeur Le terme institution est ici pris dans un sens large : tout ce qui est organisé volontairement dans une société donnée. Ceci déborde quelque peu la notion de droit. Le droit qui est l'objet de cette description est non seulement celui édicté par l'État, mais aussi le droit coutumier et la pratique juridique dans son aspect parfois le plus mouvant : réglementation économique, structures sociales, situation des individus dans leurs groupes, organisation des groupes sociaux, de l'administration ou des tribunaux. L'on se trouve donc en présence de l'ensemble des phénomènes juridiques caractérisant une société à l'intérieur d'une civilisation donnée.
On assimile généralement le christianisme au conservatisme social et politique et le fait est que les Églises ont toutes collaboré avec les pouvoirs en place, depuis l'empereur Constantin jusqu'au clergé orthodoxe sous Staline. Pourtant, Jacques Ellul montre, textes bibliques à l'appui, que le christianisme, envisagé dans son rapport à la politique, dispose à l'insoumission, à la dissidence, à la récusation même de tout pouvoir, de toute hiérarchie. La parution de ce livre violemment iconoclaste s'inscrit dans la nécessaire redécouverte du philosophe, sociologue, politologue et théologien le plus fécond de notre époque. Jacques Ellul bouscule, blasphème et prend à revers, comme à son habitude, toutes les idées reçues.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "
Biographie de l'auteur Philosophe, théologien, moraliste, penseur critique de la société, de la révolution et de la technique, Jacques Ellul, mort en 1994, aura été l'une des figures les plus éminentes et pour tant les moins bien connues de la vie intellectuelle française. D'ores et déjà en vogue aux États-Unis, son uvre, d'une rare fécondité, est appelée à dominer le débat.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.