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Il est venu hier
Elkoury Fouad
EDITIONS DU 81
15,20 €
Épuisé
EAN :9782915543315
Profitant de sa bonne humeur, je lui ai dit que j'avais décidé de faire un testament. J'ai commencé à lui en donner les grandes lignes quand il m'a interrompu : Ecoute, tu es libre de faire ce que tu veux de tes biens. Tu sais bien que je ne m'y entends pas en affaires, elles ne concernent que toi. C'est toujours la même chose. Que s'imagine-t-il ? Qu'il sera libre après ma mort ? Qu'il pourra courir aux quatre coins du monde sans attaches ni responsabilités ? Il se trompe, l'héritage, il l'aura. Les biens de famille sont sacrés, c'est ainsi de génération en génération, je les ai repris de mon père qui les a lui-même eus de son père. Les affaires ne s'éteindront pas avec moi et, que ça lui plaise ou non, tous se tourneront vers lui une fois que je ne serai plus. Si on parlait de mon épitaphe ? Sur le coup, il s'arrêta net : Tu plaisantes ! Pas du tout. Alors donne-moi quelques jours, le temps d'avaler l'idée. Très bien, abordons la question de l'urne funéraire. Quoi ? C'est l'histoire d'un homme qui meurt. C'est l'histoire d'un père et d'un fils, dans l'étau familial. C'est une histoire de toujours et de partout, désespérante et drôle.
D'Eve à Myriam en passant par Sarah, Rébecca ou Ruth, c'est aux héroïnes bibliques que Janine Elkouby donne la parole dans ces chroniques aussi érudites que poétiques. Mariant subtilement tradition et modernité, exégèse et sensibilité, elle offre une relecture passionnante des grands épisodes de la Bible. Les variations apportées au récit ne sont pas le fruit d'une imagination romanesque mais trouvent au contraire leur origine dans les commentaires du Midrach ou du Talmud. A la croisée de la littérature et de l'interprétation, ces "Chroniques bibliques au féminin" nous invitent à découvrir sous un jour nouveau toute une tradition de lecture d'une infinie richesse.
Biographie de l'auteur Jean Girel est né en 1947 en Savoie. A l'âge de 14 ans il se forme auprès d'un potier dans l'Isère. Il étudie les arts plastiques et devient peintre et Professeur de dessin. Il revient ensuite à sa vocation initiale. Son atelier est installé en Bourgogne. Plusieurs de ses pièces sont exposées Au Musée National de céramique de Sèvres. En 2000, il a été nommé Maître d'Art par le ministère de la Culture. Il a notamment écrit La sagesse du Potier, éditions Jean-Claude Béhar, 2004.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.
Résumé : Le froid de la rivière agrippe ses genoux. Elle distingue à présent l'arche du pont qui enjambe des nappes de brume glacée et le peigne qui retenait ses cheveux a glissé, il s'est perdu quelque part en route, elle traversera ainsi, la tignasse dénouée d'une folle, d'une amoureuse. Sa robe s'accroche à un taillis d'acacias. L'ubac tente une dernière fois de la retenir mais il n'a plus aucune chance d'y parvenir car le pont est là, il a tenu. Elle y pause un instant dans le passage étroit qui s'arc-boute entre les deux rives. C'est le seul lien, il a été construit il y a bien longtemps, avant la haine.
Michel Polacco est journaliste et aviateur. Passionné par les sciences et l?aventure il est pilote professionnel d?avions et d?hélicoptères. Depuis plus de trente ans il couvre l?actualité aéronautique et spatiale pour la radio (Europe 1 puis France Inter, France Culture, France Bleu et France Info dont il fut le directeur de 2002 à 2007). Michel Polacco est l?auteur de plusieurs ouvrages d?histoire, dont Le Futur a sa Légende, Hispano Suiza, l?Aviation Autrefois, Concorde, Airbus A 380, La Conquête Spatiale pour les Nuls. Chaque dimanche sur France Info, on le retrouve en compagnie du philosophe Michel Serres pour une nouvelle chronique: "Le sens de l?info".