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Une année à Venise
Elkin Lauren ; Lineker Jean
POCKET
7,70 €
Épuisé
EAN :9782266237925
Extrait OUVERTURE Je suis allée À Venise car je voulais vivre comme je l'entendais. J'y suis allée car Venise sombrait, comme moi, et que sombrer dans une ville comme New York, où tout le monde ne pense qu'à s'élever, m'était devenu insupportable. Quand, lors d'un dîner dans un restaurant sans âme du Village, j'ai annoncé mon projet de m'installer un an à Venise pour ma thèse, mes amis ont balayé l'idée d'un revers de main : «Comment peux-tu avoir envie de vivre dans un musée ? Il n'y a rien à faire à Venise ! Il n'y a que des touristes, des fresques et des canaux putrides !» m'ont-ils répondu pour y avoir flâné une semaine. «On ne peut même pas y acheter du pain, on n'y trouve que des masques et du verre de Murano !» Venise ne comptait pas pour eux. Ils ne songeaient qu'au prochain événement à la mode, qu'à la sempiternelle nouvelle vodka, la nouvelle émission de téléréalité, le dernier article du magazine New York sur les hedge funds les plus audacieux, les plus jolies maisons de campagne ou les meilleurs chirurgiens esthétiques. Je suis allée à Venise car je voulais m'éloigner de leur bulle. Tu es une fille comblée, me disait-on. Tu ne mesures pas ta chance. Alors je suis allée à Venise. Pour mesurer mon bonheur. Pour me perdre, pour me trouver, pour être moi-même. À l'université, je me suis spécialisée dans l'étude des incunables, j'ai suivi un cours sur l'histoire de l'édition. Les livres viennent de Venise. J'y suis partie pour écrire un livre sur les livres. Charles ne songe qu'à éditer des livres, des livres qui, pense-t-il, feront sa fortune, des livres sur des gourous et des rock stars, des hommes politiques et des people. Moi, je suis partie à Venise pour étudier des livres si précieux que les musées les acquièrent pour les restaurer et les protéger. Des livres qui ont traversé les siècles, et dont la valeur ne tient pas seulement à leur contenu, mais aussi à l'art et au labeur qui ont présidé à leur naissance. Des livres qui nous disent d'où nous venons. (...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : Si le mot "flâneur" évoque immédiatement Baudelaire, les Grands Boulevards et la vie de bohème, qu'en est-il de la flâneuse ? Dans ce livre jubilatoire, ode piquante à la déambulation au féminin, Lauren Elkin la présente comme une femme "déterminée et pleine de ressources, profondément en phase avec le potentiel créatif de la ville et le pouvoir émancipateur d'une bonne balade". Mais elle nous montre aussi que revendiquer d'occuper ainsi l'espace urbain reste pour les femmes un acte subversif. De New York à Paris, de Tokyo à Londres et Venise, Lauren Elkin croise en chemin les flâneuses qui y vécurent - de la réalisatrice Agnès Varda à la correspondante de guerre Martha Gellhorn, en passant par les romancières George Sand et Virginia Woolf. L'auteure s'attache à mettre au jour ce qui se joue chaque fois qu'une femme au pied léger sort à la rencontre de la ville, comment chacun de ses pas contribuera à transformer son existence.
Résumé : Du fond de sa cellule, Feldman médite sur sa vie passée. Doué d'un redoutable sens des affaires et d'un solide pragmatisme, qu'il applique jusque dans sa vie intime, il n'a fait que rendre quelques services... Est-il véritablement un sale type, comme semble l'avoir décrété le directeur de la prison ? Peu à peu ostracisé par ses codétenus. l'homme va découvrir les étranges lois qui régissent ce pénitencier où le directeur règne en maître absolu, manipulant ses ouailles avec un cynisme retors. Roman carcéral aux antipodes du réalisme, récit de l'ascension et de la chute de Feldman, patron de grand magasin, Un sale type est un livre vertigineux, noir et hautement comique, une brillantissime farce métaphysique sur l'innocence et la culpabilité.
Elkin Stanley ; Carasso Jean-Pierre ; Huet Jacquel
En quoi consiste donc la folie de Marshall Preminger ? Que dire de sa maladie de coeur, de sa virginité, de ses listes de réponses toutes prêtes à des questions rêvées...? Oui, en quoi réside l'épouvantable drôlerie de cet écolier de trente-sept ans, cet Oedipe moderne venu prendre la place du père dans son appartement de Chicago ? A peine arrivé, et déjà exclu de la petite communauté juive des Harris Towers : 938 résidents, moyenne d'âge soixante et un ans... L'humour explosif de Stanley Elkin règne sur cette satire ravageuse, récit d'un vertigineux plongeon existentiel.
Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre. Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête? Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté.
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité."
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?
Résumé : A douze ans, tête de mule et mauvais élève, Edgar a déjà compris deux choses : Primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler ; deuxio : Que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs ! Aussi, quand Hugues et Lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit Péruvien, Edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes. L'Inca, il allait voir ce qu'il allait voir ! Anibal, il s'appelle. Il a cinq ans ; une bouille désarmante et il ne dit pas un mot. La jalousie d'Edgar s'effiloche. Ce frère, il veut bien l'adopter lui aussi. Mais c'est la fin de l'été, Edgar est menacé d'internat à la rentrée. Finie l'amitié avec Anibal ? Impossible. C'est la fugue, direction : La cordillère des Andes...