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L'art chinois
Elisseeff Danielle
LAROUSSE
30,75 €
Épuisé
EAN :9782035893642
Extrait de l'avant-propos«Comprendre et reconnaître» l'art implique d'avancer sur des terres incertaines, car les contours de la création ne se laissent jamais enfermer dans des schémas simples. De plus, et contrairement à une idée parfois reçue, la Chine que nous connaissons aujourd'hui n'a pas toujours existé. Elle est le fruit évolutif de multiples rencontres, d'interminables synthèses; avant que celles-ci n'opèrent, ce qui nous semble tellement «chinois» ne l'était pas. Pour appréhender le sens des objets et des formes, il faut donc plonger dans l'histoire: non pas écrire une «histoire de Chine», mais tracer quelques grandes lignes d'une construction complexe dans laquelle s'inscrit l'art, ou toute forme de représentation. Puis, sitôt franchi le seuil du temps, s'en présente un autre: celui des systèmes de pensée, à la source des oeuvres.Voici pourquoi cet ouvrage s'ouvre sur deux longs chapitres qui ont l'air de tourner le dos au sujet; en fait, ils donnent quelques provisions indispensables pour la route à suivre, car c'est de ce substrat que naissent les créations présentées ensuite: de l'architecture à la peinture, en passant par des arts que nous disons «mineurs» ou «appliqués»; ces derniers, de fait, contribuent depuis plus d'un millénaire aux mutations économiques du Vieux Monde (à travers le commerce de la porcelaine, par exemple).Ces pages sont aussi l'occasion de remettre en question une échelle des valeurs esthétiques que chaque culture organise selon sa sensibilité: ce qui est «important» pour l'une l'est moins pour l'autre. Et les interrogations s'accumulent en fin de volume, quand s'annonce le temps presque actuel. Le XXe siècle, en effet, relevant déjà du passé et pourtant si près de nous, pose des questions épineuses: ici comme ailleurs, le recul manque; les théories fusent; les groupes de pression, politiques ou commerciaux, jouent un rôle actif; les oeuvres foisonnent, à la mesure de cette diversité sans précédent qu'offrent les techniques, les supports actuels et les débouchés d'une communication à l'échelle mondiale. Le chapitre sur l'art récent pourra donc sembler, plus encore que les autres, incomplet. Son utilité est ailleurs: il cherche à replacer dans le courant d'une évolution lente, mais radicale, les bouleversements plastiques et théoriques qui ont traversé les arts chinois au cours du XXe siècle.La dernière partie du livre, enfin, aborde la question du patrimoine, aujourd'hui universellement reconnu comme un élément majeur dans la construction ou la reconstruction des peuples. Il semble en effet impossible de comprendre les choix chinois actuels (sur le plan de la recherche archéologique ou historique, ou en matière d'aménagement du territoire et des musées) sans percevoir les implications politiques qui en forment l'arrière-plan. Or une chose est sûre: merveilleux, simplement didactiques ou totalement fantaisistes, des milliers de musées sortent actuellement de terre et deviennent, dans les nouveaux paysages urbains chinois, d'indispensables marqueurs de modernité.L'immense territoire chinois s'étend sur plus de 5000 kilomètres, tant en latitude qu'en longitude. La même heure, pourtant, s'affiche partout sur les horloges de Pékin à Kashgar, où personne ne s'étonne qu'ici la nuit tarde à tomber: chacun vit à la fois dans le temps local et dans le temps national. Sur les murs ou au bord des routes, affiches, slogans et panneaux signalétiques transmettent leurs messages en deux langues: par exemple le ouïgour, que l'on prendrait à première vue pour de l'iranien, et le chinois, dont la graphie ne ressemble à aucune autre. Dans les rues et suivant les régions, le visage des passants illustre tous les types, du plus «mongoloïde» au plus «caucasoïde». Telle est la Chine dont une succession de volontés humaines bien plus encore que les lois d'un déterminisme géographique implacable ont fini par fixer les frontières dans leur état actuel.
Résumé : 1536 : la peur s'étend sur le Japon. Les anciennes structures administratives, centralisées à la chinoise, se sont diluées depuis déjà plus de quatre cents ans dans les liens mouvants d'une société de nature féodale. Fils de grandes familles mués en hobereaux et hommes forts érigés en chefs de lignées gouvernent les provinces : parfois utiles, actifs, gestionnaires, ils se révèlent désastreux lorsque les saisit la jalousie ou la haine de plus riche ou plus faible qu'eux. C'est à qui s'attribuera le champ, le village, le fort du voisin. A kyôto, la capitale, l'incertitude, la pauvreté et la désolation s'installent en tous lieux : même l'empereur règne sans avoir été consacré ; et le shôgun tremble, cherchant vainement protection. Tout excès, pourtant, engendre une réaction : l'ère de l'ordre a sonné. Hydeyoshi (1536-1598), d'humble origine, mais élevé par la chance et le génie au rang de chef suprême, va rendre au Japon, à travers mille et une batailles, la paix indispensable au progrès ; et recréer une unité qui le conduira à l'aube des temps modernes.
Ce premier volume couvre la période ancienne de l'histoire et de l'art chinois, du Ve avant notre ère à la fin du 1er millénaire de la nôtre, en faisant la part belle à l'actualité : actualité des découvertes archéologiques, actualité des angles de vue, inspirés des travaux de sinologie et d'histoire sociale les plus récents. Le livre, dans la droite ligne des méthodes d'enseignement et de recherche de l'Ecole du Louvre, vise à mettre en lumière de manière vivante la nature, le sens et la valeur spécifique des créations, au sein de la civilisation qui les a portées. L'ouvrage, dans le schéma de la collection des " Manuels de l'Ecole du Louvre " riche désormais de plusieurs titres, présente d'abord une nécessaire introduction historique, un corpus de 100 notices : les pièces étudiées, souvent récemment découvertes, dont la connaissance et la compréhension sont indispensables, bénéficient d'une iconographie exceptionnelle fournie très majoritairement par les institutions chinoises, enfin une série de sections consacrées notamment à l'histoire des rencontres Orient-Occident, à des dossiers de cartes, de plans et de croquis, et à l'indispensable bibliographie comprenant les ressources électroniques disponibles sur Internet.
Nous connaissons tous ConfuciusEt pourtant, s'il fallait faire son portrait-robot, personne ne serait capable de lui donner son vrai visage: aucun vestige tangible, aucune trace écrite de sa main ne subsiste. Son fantôme tutélaire n'en survit pas moins à toutes les révolutions et l'écho de son verbe, conservé dans les "Entretiens" réunis par les élèves de ses disciples, retentit encore aujourd'hui. Ses admirateurs saluent en lui le créateur de l'humanisme chinois. Ses détracteurs le tournenen ridicule, dénonçant son obsession surannée des rituels vides et castrateurs. Car un abîme sépare la personnalité d'un maître sans nul doute charismatique, et les rigidités comportementales tirées de ses enseignements, qui connaissent plus de 2 500 ans de commentaires et d'adaptation à la vie sociale et politiqueDanielle Elisseeff part sur les traces de ce sage élevé au rang de héros, parfois de dieu, et retrace l'évolution du confucianisme, composante indéracinable de la culture chinoise
Résumé : C'est au même moment, au IIIe siècle, que les deux puissances dominant depuis des siècles les extrémités de l'Eurasie antique, l'Empire romain et l'Empire chinois, se fissurent et commencent à se désagréger, en proie à des forces de destruction qui les dépassent - un changement climatique, des guerres à répétition, des invasions, la famine récurrente. En Chine, des communautés entières doivent migrer, chercher abri et subsistance ailleurs, mais en quel ailleurs ? Ou bien résister, encore et toujours, se battre, oublier les morts, reconstruire envers et contre tout une vie éphémère ? Certains, dans ce chaos, parviennent à ouvrir le chemin d'un futur et deviennent alors des figures d'autorité, de celles dont le souvenir nourrit au fil des générations des sagas héroïques, tel ce chef-d'oeuvre chinois du XIVe siècle, le "Roman des Trois Royaumes" . C'est cette histoire de sang et de fureur de l'affrontement terriblement destructeur des royaumes de Wu, Shu et Wei que raconte ici l'auteure.
Un féru d'archéologie est invité à un mariage dans la petite ville d'Ille jusque-là sans histoire, ou presque. En effet, une mystérieuse statue de Vénus d'une merveilleuse beauté, découverte depuis peu, semble être à l'origine d'événements insolites. Nous plongeant dans un cadre pittoresque, Mérimée brosse en quelques lignes le portrait de personnages savoureux et hauts en couleur et, surtout, excelle à créer une atmosphère fantastique propice au doute et à l'angoisse.
De jeux de scène burlesques en pitreries, Le Médecin malgré lui est une farce réjouissante où le bûcheron Sganarelle. successivement mari dupé, faux médecin et marieur, réussira quelques jolis tours de force. Quand il aura battu Géronte, séduit la nourrice, acheté la confiance des tourtereaux Lucinde et Cléante, et risqué la pendaison, il n'aura plus qu'à faire la paix avec sa femme ! Le rire faisant fi des convenances, les serviteurs endossent ici l'habit des maîtres avec la bénédiction du spectateur.
La bataille de Waterloo, Paris, les barricades, les bagnes et les usines... Fantine, Cosette, Jean Valjean, Gavroche, les Thénardier... Les événements, les lieux et les héros les plus célèbres de toute la littérature française dans un roman d'aventures, de passion et de haine, de vengeance et de pardon, tour à tour tragique et drôle, violent et sentimental, historique et légendaire, noir et poétique. Le chef-d'oeuvre de Victor Hugo, mille fois adapté et traduit, à découvrir dans sa version originale.
George Dandin a voulu s'élever dans la société en épousant une jeune fille noble : un beau mariage ? En fait, il n'en retire que mépris, trahisons et mensonges. Bien pire, chaque fois qu'il tente de prouver l'infidélité d'Angélique, le sort s'obstine à retourner les évidences contre lui et, d'accusateur, il devient accusé. Comédie amère sans doute, mais comédie, puisque tout peut se réparer par une grande fête à la cour du roiet finir par des chansons...