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Fragments d'un journal. Volume 2, 1970-1978
Eliade Mircéa ; Grigoresco Constantin N.
GALLIMARD
19,15 €
Épuisé
EAN :9782070261031
Ce second tome du Journal de Mircea Eliade est avant tout un livre de référence : dans les impressions, même fugaces, notées au jour le jour, sans ordre apparent, on retrouve beaucoup des fils qui constituent la trame même de l'oeuvre d'un auteur qui s'est patiemment, passionnément, attaché à élucider tout ce qui pouvait concourir à renforcer les liens entre l'homme et son univers. Le regard d'un passant, quelques mots échangés avec un ami d'exil, une statuette égyptienne, des tapis multicolores flottant dans le vent d'un marché mexicain, des conversations avec des étudiants ou des collègues suédois ou américains, tout peut trouver un sens nouveau, et en même temps s'intégrer et gagner une cohérence insoupçonnée. L'éparpillement n'est ainsi qu'apparent, et, derrière lui, s'organise et se met en place le réseau fertile de ce qui demeure un des axes essentiels de la pensée d'Eliade, cet antiréductionnisme par lequel il refuse de voir l'homme confiné à l'une quelconque de ses dimensions, toutes devant être prises en compte et harmonisées pour mieux assurer son insertion dans le monde.
C'est une affirmation courante que le monde moderne, entre autres caractéristiques, se distingue par la disparition de l'initiation. D'une importance capitale dans les sociétés traditionnelles, l'initiation est pratiquement absente de la société occidentale de nos jours. Certes, les différentes confessions chrétiennes montrent encore, dans une mesure variable, des traces d'un Mystère initiatique. Mais le christianisme n'a justement triomphé et n'est devenu religion universelle que parce qu'il s'est libéré du climat des mystères gréco-orientaux et s'est proclamé une religion du salut, accessible à tous. En vue de dégager les divers types d'initiation, Mircea Eliade étudie successivement les rites de puberté dans les sociétés traditionnelles, les cérémonies d'entrée dans les sociétés secrètes, les initiations militaires et chamaniques, les mystères gréco-orientaux, les survivances des motifs initiatiques dans l'Europe chrétienne et, enfin, les rapports entre certains motifs initiatiques et certains thèmes littéraires. L'auteur conclut sur les mouvements occultistes dans le monde moderne.
Résumé : Yoga est un terme équivoque. Sa signification a changé d'un siècle à l'autre, d'une tradition à l'autre. En effet, s'il y a un Yoga " classique ", systématique, il y a également un Yoga populaire, " baroque " ; s'il y a, ensuite, un Yoga ascétique, un autre, érotique, lui fait pendant. Si, dans certaines traditions ou sectes, le Yoga est en tout premier lieu un système de pratiques " magiques ", dans d'autres traditions, au contraire, le Yoga est surtout un moyen servant à obtenir l'union de l'âme humaine à l'âme divine. Cette diversité extrême de significations et de valeurs est révélatrice du fait même de la fonction qu'a le Yoga dans l'histoire de la spiritualité indienne. Trois années d'Etudes à l'Université de Calcutta et un séjour de six mois à l'ashram de Rishikesh, dans l'Himalaya, ont permis à l'auteur d'appliquer sa propre expérience à tous ces problèmes.
Uniformes de général, Ivan, Douze mille têtes de bétail et Le macranthrope, quatre nouvelles fantastiques de Mircea Eliade, apparemment fort différentes les unes des autres de par les personnages campés et les situations dans lesquelles ils évoluent. Et pourtant quatre nouvelles unitaires, non seulement grâce à l'habileté avec laquelle l'auteur nous tient en haleine en créant l'irréel à partir d'éléments empruntés le plus souvent à la banalité du réel quotidien. Mais aussi et surtout parce que le fantastique y est le moyen d'aborder et de fouiller la mort dans ce qu'elle a de mystérieux et de mystique, la mort comme après-vie. Car Mircea Eliade, l'historien des religions, le penseur, se met discrètement au service de Mircea Eliade l'écrivain.
Mircca Eliade, qui a consacré une partie importante de son oeuvre à l'histoire des religions, s'est proposé de souligner dans ce recueil le rôle culturel que l'historien des religions est appelé à jouer dans une société désacralisée, en contribuant à l'élaboration d'une culture de type universel. En effet, l'analyse des religions archaïques et exotiques ne se limite pas à leur importance historique. Le philosophe, le théologien et le critique littéraire peuvent également tirer profit des découvertes faites dans ce domaine. Dans cette perspective, Mircea Eliade s'est efforcé de présenter et de discuter des documents tirés de religions peu ou mal connues, dans l'espoir qu'un "nouvel humanisme" pourrait être engendré par la confrontation de l'Occidental moderne avec ces mondes étrangers.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.