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Le monothéisme juif et le paradoxe de l'existence
Eliacheff Aaron ; Alvarez-Péreyre Frank
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204133531
Comment définir l'essence du monothéisme dans un monde où les religions paraissent désuètes, dangereuses, voire évanouies et absentes ? Qu'en est-il réellement du judaïsme ? Et que nous dit-il aujourd'hui ? C'est à une relecture des sources de l'expérience et de l'existence juive qu'invite ce livre, témoignant combien la tradition peut être créatrice. Alors que la Bible et le Talmud, ainsi que les autres grands corpus juridiques ou mystiques, visent à en garantir la pratique afin d'en assurer la transmission et la pérennité, le coeur du projet n'en ressort pas moins opaque pour beaucoup. Ce sont donc les véritables enjeux qui l'animent qu'il s'agit d'éclaircir. Entrant en dialogue avec des siècles de commentaire, des Maîtres du Talmud à Maimonide, de Rashi à Rabbi Haïm de Volozhin, Aaron Eliacheff et Frank Alvarez-Pereyre interrogent des expressions dont on croyait tout comprendre, comme "se faire un nom", des notions dont on croyait tout savoir, comme le "monothéisme", des concepts à propos desquels on croyait avoir tout lu, comme le tsimtsoum. Un ouvrage indispensable pour saisir les fondements du judaïsme, le pourquoi de son apparente complexité, le comment de sa simple proximité.
Qui sont les bons parents ? Quel nom de famille transmettre à ses enfants ? Peut-on divorcer sans douleur ? Anorexique ou boulimique ?... Bien au-delà des apparences, Caroline Eliacheff interroge notre manière de vivre, à travers des thèmes trouvés dans sa pratique de psychanalyste et dans son existence personnelle. Coups de coeur ou coups de sang. Sous son regard, les plus petites choses de la vie comme les questions de société les plus graves révèlent les contours de nouvelles mythologies : les nôtres.
La crèche Baby-loup, créée il y a vingt ans par Natalia Balleato, une réfugiée chilienne, à Chanteloup les Vignes (78), a été condamnée par les prudhommes pour avoir licencié une femme qui voulait travailler voilée. Elle a gagné en appel mais la cour de cassation a cassé le jugement, provoquant un tollé. Un nouveau procès en appel aura lieu le 16 octobre 2013 à Paris et le jugement sera rendu à partir du 16 novembre 2013. Expérience unique d?intégration, cette crèche met en oeuvre: L'accueil des enfants en fonction des besoins des parents, notamment de ceux qui ont des horaires décalés. La formation professionnelle de femmes qui, du fait de leur âge, de leur situation familiale et de leur faible niveau scolaire n'entrent pas dans les critères classiques de réinsertion. Mais peu à peu, le fondamentalisme est entré dans la crèche (cette histoire de voile n?en étant qu?un des aspects). Les institutions de tutelle tout comme les politiques se sont voilé la face. Quel que soit le jugement en appel, Baby-Loup va fermer car le climat d?hostilité à Chanteloup aujourd?hui (insultes, menaces, voies de fait) rend sa survie impossible. Cette fermeture qui va signer une défaite est loin d?être un détail dans l?histoire de la laïcité en France.
Résumé : Alors que notre société prône le culte du gagnant, la figure de la victime en est arrivée à occuper celle du héros. La médiatisation des catastrophes a révélé que l'unanimité compassionnelle était en train de devenir l'ultime expression du lien social. Et les demandes de réparation auprès des psychiatres et des juristes sont sans fin. Jusqu'où irons-nous dans cette "victimisation" généralisée ? Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière croisent leurs expériences et leurs disciplines pour démonter et explorer ce courant qui a émergé dans les années 80 sur tous les fronts et se nourrit de l'idéal égalitaire et de l'individualisme démocratique. Ils dénoncent les dangers que nous fait courir ce primat du compassionnel et de l'émotionnel qui, parfois déjà, affecte l'intérêt des victimes et pourrait se retourner contre la société tout entière.
Résumé : En imaginant un va-et-vient entre la trajectoire et l'oeuvre de la comtesse de Ségur, sa propre expérience de psychanalyste et sa vie personnelle, Caroline Eliacheff nous fait redécouvrir une auteure en avance sur son temps. Une femme engagée, qui a sans relâche défendu la cause des enfants et épinglé les parents maltraitants. Une pionnière dans la compréhension des plus jeunes, dont les intuitions se sont trouvées confirmées par les théories psychanalytiques, de Freud à Françoise Dolto. Et bien sûr la romancière à succès qui a formé des générations de lecteurs : des Malheurs de Sophie au Général Dourakine en passant par François le bossu et Un bon petit diable, les écrits de la comtesse hantent notre imaginaire collectif. La famille, l'éducation, la féminité, l'héritage et la transmission sont au coeur de ces pages délicates.
L'auteur examine dans ce volume la situation de l'homme dans un monde saturé de valeurs religieuses. Son livre est une introduction à l'histoire des religions, une mise au point de nos connaissances dans ce domaine.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
Il y a près de 3 300 ans, au Proche-Orient, est apparue l'idée d'un Dieu unique. Qui est ce Dieu, par rapport aux multiples dieux qui l'environnent? Quel est le sens des Dix Commandements? Comment les Juifs voient-ils ce Dieu, que disent-ils de lui? Quels sont les liens entre la Torah écrite - la Bible - et la Torah orale - le Talmud? Quel est le sens de la Loi, de l'Exil? Qui était Jésus pour les premiers chrétiens? Pourquoi l'ont-ils appelé Christ et Fils de Dieu? Pourquoi parlent-ils d'un Dieu "Trinité"? Sans jargon, chacun avec sa science et sa conviction, trois spécialistes répondent aux questions d'Hélène Monsacré et de Jean-Louis Schlegel.