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Toutes fenêtres ouvertes
Elgey Georgette
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213672335
En 1973, dans La Fenêtre ouverte, Georgette Elgey avait raconté comment, en 1942, son univers s'était effondré. Après avoir échappé miraculeusement à la déportation, elle dormait désormais sans plus jamais fermer la fenêtre de sa chambre afin de pouvoir échapper aux Allemands. En 2017, forte d'une documentation d'une rare richesse, Toutes fenêtres ouvertes lui permet de compléter le récit écrit quarante-cinq ans plus tôt. Entre autres comment elle réussit, en 2015, à savoir qui était l'officier allemand à qui elle doit d'être vivante. Georgette Elgey trace aussi le portrait émouvant de sa mère, jeune femme follement éprise d'un homme de quarante ans son aîné, sa témérité hors du commun pour obtenir la reconnaissance en paternité de sa fille. A travers l'étonnante histoire de sa vie, elle dépeint un monde disparu, de nombreux personnages exceptionnels et des événements qui ne le sont pas moins. Son parcours singulier, son Histoire de la IVe République en six volumes l'ont amenée à rencontrer maintes grandes figures du XXe siècle. Et, à 70 ans, grâce à l'initiative d'un adolescent, à découvrir sa famille paternelle. "Il est impossible de lâcher ce livre jusqu'à la dernière ligne dès qu'on l'a ouvert". Cette constatation faite lors de la parution de La Fenêtre ouverte s'applique à merveille à ce récit.
Elgey Georgette ; Boussard Marie-Caroline ; Rey Ma
Résumé : Ce cinquième volume de l'Histoire de la IV République marque l'aboutissement sinon encore le dénouement ! - d'un travail sans égal entrepris il y a quarante-cinq ans (son premier tome, La République des Illusions, parut en 1965). Comme ses prédécesseurs, devenus ouvrages de référence, ce volume est le fruit d'une enquête exhaustive, de la confrontation de centaines de documents d'archives françaises et étrangères, très souvent de première importance, jamais encore consultés, avec les témoignages des principaux acteurs. C'est un livre hors normes qui nous conduit dans une société française à mille lieues de la France d'aujourd'hui. Les révélations y abondent, sur les sujets les plus variés : guerre d'Algérie, drame des populations, écartèlement de l'armée, scandales politicopoliciers, dysfonctionnements du régime, retour du général de Gaulle au pouvoir, etc. L'auteur a connu et souvent vu vivre les personnages qu'elle évoque. Sous sa plume, ils deviennent des êtres de chair et de sang avec leurs faiblesses, leurs erreurs, mais aussi, pour beaucoup, leur courage et leur dévouement à la chose publique. Voici des années que l'éditeur et l'auteur reçoivent des lettres de lecteurs réclamant la suite et fin de cette foisonnante Histoire de la IVe République. En ouvrant cet ouvrage qui a demandé une bonne décennie de travail, ils ne seront pas déçus.
Malentendus et passion Un récit, nourri d'archives inédites, de la crise finale de la IVe République. Après la nationalisation du canal de Suez, Guy Mollet pense pouvoir gagner la guerre d'Algérie en liquidant Nasser : "Les anciennes puissances coloniales ne comprennent pas qu'à travers [lui] s'expriment les premières manifestations d'une identité arabe moderne." En perspective, les échecs de la politique algérienne, entre assimilation maladroite et colonisation militaire.
Résumé : Une petite fille archi-choyée dans un milieu privilégié vit entourée d'adultes soucieux qu'elle ne ressente pas l'absence du père. A sa naissance, elle a été baptisée. En octobre 1940, à onze ans, elle découvre l'univers des enfants de son âge. En dépit du monde extérieur, c'est le bonheur. mais le 13 avril 1942, la mère est dénoncée comme juive... Chocs, arrestations, drames se succèdent. Des dévouements prodigieux se manifestent. A plusieurs reprises, contre toute logique, la catastrophe irrémédiable est évitée d'extrême justesse. Au travers de cette tourmente, il arrive pourtant que l'enfant, l'adolescente soit parfois heureuse. La fenêtre ouverte, c'est la rencontre d'une enfance privilégiée et de l'horreur d'une époque, c'est la peinture d'un milieu social, c'est le portrait de personnages fabuleux. Un poème en prose dont on ne peut interrompre la lecture une fois commencée. Il n'est pas possible de comparer ce "récit intérieur" à aucun autre témoignage sur l'Occupation et les persécutions.
Malentendus et passion Un récit, nourri d'archives inédites, de la crise finale de la IVe République. Après la nationalisation du canal de Suez, Guy Mollet pense pouvoir gagner la guerre d'Algérie en liquidant Nasser : "Les anciennes puissances coloniales ne comprennent pas qu'à travers [lui] s'expriment les premières manifestations d'une identité arabe moderne." En perspective, les échecs de la politique algérienne, entre assimilation maladroite et colonisation militaire.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--