Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'avenir d'une exception
El Karoui Hakim
FLAMMARION
18,30 €
Épuisé
EAN :9782082105729
A l'heure où se dessinent les questions qui feront la campagne de 2007, voilà un livre qui prend de la hauteur tout en apportant des solutions concrètes. Il repose sur une conviction forte: la crise identitaire que traverse la France n'est pas la sanction de son retard à s'adapter au monde moderne, mais le signe d'un affrontement inédit dans son histoire entre deux systèmes de valeur, l'un fondé sur l'inégalité, l'autre sur l'égalité. Comprise dans un sens très large, cette notion d'inégalité désigne le dispositif qui permet aux pays développés de garantir leur avance sur le reste du monde. Elle renvoie aussi, au sein de ces mêmes pays, au choix consensuel d'un libre-échange porteur de délitement social, à l'accroissement de l'écart entre les élites et les classes populaires ou encore à l'incapacité de l'école à corriger les inégalités de départ. De ce système formidablement protecteur des positions acquises, les Français ne veulent pas. Eux que l'on dit versatiles et individualistes, ils manifestent à longueur d'élections une constance absolue dans leur choix que seuls les responsables politiques réussissent à ne pas voir envers et contre tout, ils disent leur préférence pour l'égalité, que l'on découvre, par exemple, dans leur obstination à vouloir assimiler les immigrés. Savoir si les Français ont raison ou non de tenir à cette "exception" dépasse le cadre de nos frontières: le monde a besoin de l'égalité pour organiser la montée en puissance des pays émergents, gérer la crise de l'islam ainsi que le déclin programmé de la puissance américaine, et limiter la fragmentation interne des sociétés occidentales. A rebours des théories du déclin et de la vaine opposition entre "social" et "libéral", cet essai, original et stimulant, pose une question interdite: et si les Français avaient raison? Biographie de l'auteur Hakim Et Karoui, 35 ans, ancien élève de l'ENS et agrégé de géographie, a été la "plume" de Jean-Pierre Raffarin à Matignon avant d'être chargé de la prospective à Bercy jusqu'en août 2006, Il est également membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Le monde a changé. Pas nos politiques. La crise financière puis économique a définitivement montré à ceux qui en doutaient que l'origine des problèmes avait changé de camp. Ce n'est plus le Sud qu'il faut redresser, éduquer, assurer. C'est le Nord qui divague, qui ne voit pas qu'il souffre d'un excès d'endettement causé par la faiblesse des salaires et la montée des inégalités. Le tournant historique, ce n'est pas la montée en puissance des grands pays émergents. C'est la fin du soliloque occidental: le monde se désoccidentalise.En France, on a essayé d'apporter une réponse à ce déclin en redorant le blason de l'« identité nationale ». Les Français, pourtant, savent que les immigrés s'intègrent - a fortiori ceux issus des milieux populaires et des classes moyennes qui vivent avec eux! Quant à la « menace musulmane », si menace il y a, elle est fortement exagérée, et on a tort de négliger le dialogue avec la Turquie et l'Iran qui inventent tous deux une modernité nationale, complexe certes, mais respectable. Une fois admis la désoccidentalisation de notre monde qui est un exercice de modestie pour les pays européens et les États-Unis, il est temps de comprendre que le vrai enjeu, c'est la Chine et plus généralement l'Asie du Sud-Est. Quelle est leur stratégie? Quelle est notre stratégie? Si nous sommes capables de poser les bonnes questions, nous saurons aussi y répondre. L'horizon de cette interrogation est ni plus ni moins l'avenir des classes moyennes occidentales. De même que la France s'est constituée au XVIIIe et XIXe siècle par l'unification d'un grand marché intérieur, processus qui s'est poursuivi sous la IIIe République par la mise en place de protections sociales, économiques et douanières, l'Europe doit écouter la demande de protection de ses classes moyennes tout en reconstituant un intérêt général européen aujourd'hui disparu. Il faut protéger l'Europe par une régulation commerciale assumée et une politique industrielle et de formation aboutie. C'est avec cette nouvelle identité que l'Europe sera capable d'exister à nouveau. C'est tout l'enjeu des élections de 2012: la France saura-t-elle à nouveau donner un sens à l'Europe
La désoccidentalisation du monde a commencé. L'Occident qui se croyait superpuissant se découvre déficient. Aux conséquences de l'arrogance (guerre en Irak, crise financière, péril climatique) succèdent les crises de l'impuissance (incapacité politique, crise identitaire, crainte des classes moyennes). Comment alors continuer à croire et à porter ses idéaux de liberté et de démocratie? D'abord, en prenant la mesure exacte de cette désoccidentalisation du monde, de l'impuissance économique et symbolique dans laquelle sont plongés l'Europe et les Etats-Unis. Ensuite, en comprenant que ceux qui sont souvent désignés comme coupables ne sont pas les ennemis de l'Occident. Le monde arabe en général et la rive sud de la Méditerranée en particulier, à l'issue de la transition qu'ils traversent, seront de vrais partenaires. La Chine, elle, construit une nouvelle Grande Muraille économique et politique avec l'Asie du Sud-Est, qui impose à l'Europe et à l'Occident de réinventer un projet. Soucieux d'expliquer le monde qui vient sans le filtre des clivages idéologiques convenus, réfléchissant à toutes les échelles, nourri d'économie, de géopolitique, mais aussi de littérature, cet essai d'analyse et de conviction fait entendre une voix originale dans le débat public.
Perthame Benoît ; Rauch Jeffrey ; El Karoui Nicole
Après le succès des deux premiers volumes des Leçons de Mathématiques d'Aujourd'hui, nous présentons ici douze nouvelles " leçons ". Les Leçons de Mathématiques d'Aujourd'hui, données à Bordeaux depuis 1993 par des experts de renommée internationale, ont pour but de constituer un panorama largement accessible des mathématiques contemporaines. Comme les deux précédents, ce volume s'adresse à tous ceux, mathématiciens, physiciens, ingénieurs professeurs, étudiants, qui sont intéressés par la recherche actuelle en mathématiques et curieux d'en avoir une vue de l'intérieur.
Bien Franck ; El Karouni Ilyess ; Plociniczak Séba
Résumé : De nombreux étudiants se plaignent de ne pas avoir "la bosse des maths". Même si celle-ci n'existe pas, il n'en demeure pas moins que certains sont plus à l'aise avec les chiffres que d'autres. Or, est-il vraiment plus difficile de comprendre les lois de probabilité que la philosophie de Hegel ? Est-il vraiment plus difficile de comprendre les statistiques inférentielles que le fonctionnement du système bancaire ? Est-il vraiment plus difficile de comprendre le test du Khi2 que d'apprendre le chinois ? Dans cet ouvrage, nous montrons qu'il n'en est rien. Pour peu que la statistique soit exposée de façon claire, sans jargonnage, on peut aisément résoudre de nombreux problèmes et, pourquoi pas, y trouver du plaisir. L'ouvrage s'adresse donc à toutes celles et tous ceux qui, à l'université, en école de commerce ou en classe préparatoire veulent ou ont besoin de s'y retrouver dans cette branche particulière des mathématiques qu'est la statistique.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Résumé : "On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée". Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.
Résumé : Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire. Pour la comprendre, Emmanuel Todd examine, scrupuleusement et sans a priori, l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide, consommation d'antidépresseurs, etc. Les faits surprendront. Les interprétations que propose l'auteur doivent, quant à elles, beaucoup à Marx, mais à un Marx mis " sous surveillance statistique ". A gauche, comme à droite, elles paraîtront à beaucoup étonnantes, amusantes, contrariantes, ou angoissantes. Cet empirisme sans concession conduit même Emmanuel Todd à réviser radicalement certaines de ses analyses antérieures. A la lecture de ce livre riche, stimulant, provocateur, la vie politique des années 1992-2019 prend tout son sens : une longue comédie politique où s'invitent les classes sociales. Bienvenue donc dans cette France du xxie siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes. Emmanuel Todd est l'auteur d'une oeuvre originale d'anthropologie historique. Il a notamment publié L'Invention de l'Europe (Seuil, 1990), L'Origine des systèmes familiaux (Gallimard, 2011) et Où en sommes-nous ? (Seuil, 2017). Baptiste Touverey est journaliste au magazine Books, où il réalise des entretiens avec de grands intellectuels et chercheurs de renommée mondiale. On lui doit aussi un roman Constantinople (Robert Laffont/Versilio, 2018).
4e de couverture : Tenter de soustraire au maximum le facteur humain, trop humain, du système hospitalier, c'est prendre le risque que ce système s'effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c'est bien. Stéphane Velut. Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise et les patients s'inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. Le mal est profond. Il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.