Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un islam fidèle et moderne
Cissé El Hadji Samba Khary ; Ramadan Hani
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296102750
Ce livre est une immersion dans les sources de l'islam pour humaniser, islamiser la modernité. L'auteur voyage avec son lecteur, actualité oblige, à travers quelques thèmes qui défrayent la chronique : l'Homme, la violence, la politique, le dialogue des cultures, la science... Parce que cette belle religion est assez souvent incomprise de l'intérieur comme de l'extérieur, parce que le dialogue des civilisations traverse une impasse, l'auteur s'engage dans une présentation de l'islam avec une double exigence : un islam qui se veut fidèle à son allégeance aux textes, mais aussi résolument moderne. Comme les préjugés des uns et des autres sont grands, et que le dialogue est quasi rompu, l'auteur pose le problème de la responsabilité des musulmans et des non-musulmans dans la réussite ou l'échec du vivre ensemble. Vivre ensemble à l'échelle d'une nation comme à l'échelle mondiale. Respect, justice et acceptation de la différence sont les clés du dialogue. Et ces clés, l'auteur va les chercher dans le Coran, la vie du Prophète et le comportement des premières générations de musulmans.
L'édifice démocratique malien est fragile. Il peut s'écrouler à tout moment. La sagesse commande de le reconstruire en prenant précautionneusement soin d'éviter les vices de construction. C'est ce message et cette exigence qui sont traduits dans l'expression " refonder la démocratie malienne ". Pour entamer le voyage long et ardu qui doit conduire à cette démocratie " refondée ", l'auteur offre aux lecteurs des " viatiques " sous la forme de quatre principes clés libérer notre réflexion, sortir du piège des normes, interroger notre histoire, intégrer nos réalités dans nos analyses et nos choix. Sur la base de ces principes clés, il aborde la dimension technique et la dimension humaine de la réforme du système démocratique malien.
FARALAKO, roman d'un petit village africain, aurait bien pu également s'intituler " TOUT EN UN ", car, autour d'une intrigue d'une simplicité aussi enfantine que captivante, l'auteur soulève toute la série de graves problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels qui se posent avec acuité de nos jours dans tous les pays coloniaux ou dépendants. Emile Cissé, avec une habileté remarquable, nous transporte de la trépidante fièvre de la vie parisienne au calme serein de l'existence paisible dans le petit village africain de Faralako. Emile Cissé définit l'élite et son rôle, aborde le problème évolution et tradition, unité et émancipation africaine et évoque la douloureuse question des métis, abandonnés par leur père blanc à leur mère africaine, sans ressources, sans moyens... L'auteur laisse tout simplement parler ses personnages, Ni, l'Etudiant, et Na, sa mère, le cruel beau-père Modou, le sage grand-papa Tiani, la petite Makalé qui respire jeunesse et amour, naïveté et innocence et pour laquelle le lecteur éprouve, dès le début, plus que de la sympathie ! Faralako, roman d'un petit village africain. Plus qu'un essai, c'est une consécration, c'est un coup de maître !
L'Afrique et ses satellites diasporiques sont pleins de Nègres. Le monde et ses laissés-pour-compte sont pleins de nègres. Nègre majuscule, nègres minuscules, géniteurs de sales nègres. Alors, Obama, négritude, dreadlocks, tam-tam et masques ne dissimuleront pas nos masques blancs... Il est vrai que l'école de nos ancêtres les Gaulois avec son manuel scolaire officiel est passée par là. La malédiction de Cham, l'esclavage, la colonisation et la néocolonisation sont passés par là. Mais les sales nègres ont décidé de s'infliger eux-mêmes ce qui s'est révélé désastreux en Occident : le mirage matérialiste. Ils ont abandonné leurs voies pour embouteiller celles des autres. El Hadji Samba Khary Cissé confesse sa sale négritude avec une subversion qu'il veut pédagogique et éducatrice. Pour lui, le nègre ne sait plus définir et assumer son identité à force de vouloir s'occidentaliser. Il est aliéné, mystifié, prisonnier de ses frontières, dont celle épidermique, polarisé dans ses rapports avec le Blanc, et incapable de mener une existence en dehors de lui. Aussi l'auteur l'invite-t-il à utiliser et à dépasser celles-ci dans un élan humaniste riche en couleurs, en saveurs et en odeurs. Au Blanc, cet autre aliéné mystificateur, il suggère la même thérapie. Senghor, le poète de la négritude, occidentalisé, éclaireur d'un universel devenu uniformisant, est donc passé à côté de la voie des nègres. El Hadji Samba Khary Cissé rêve et dessine un universel arc-en-ciel, un monde patchwork, hétérogène, qui rassemblerait et unirait par addition de ses vraies différences. La fin de la condition nègre et de la sale négritude.
Dans ce recueil l'auteur fait le choix de la variété des styles à l'intérieur d'un seul recueil. Ainsi, le jeune slameur nous découvre le perpétuel mouvement d'une langue qu'il porte à fleur de peau, avec ses bouts de tissus et d'anglicismes, avec ses dés et ses olas, avec sa panoplie d'ingérences, et ses commerces à perpétuité. Une poésie qui se veut parole et prédication sous l'ombre des baobabs, et qui se pleure langage et peinture des moeurs déchues, sous l'ombre un peu plus mate des saules pleureurs.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.