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L'occultisme dans L'étrange destin de Wangrin d'Amadou Hampâté Bâ
El-Hadj Ahmat Mahamat Aly ; Ntsemou Pierre
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343137452
En Afrique, l'invisible côtoie le visible et parfois le précède dans la vie des hommes, au point que la part de l'irrationnel semble prendre de l'ascendant sur le rationnel. La civilisation occidentale, cartésienne, scientifique, n'en partage pas les réalités en dépit d'une forte récurrence d'événements relevant des mythes et des mystères avec des codes que semblent bien maîtriser les peuples noirs, héritiers séculaires des pratiques occultes qui, dans l'Afrique des profondeurs, fondent dans un déterminisme incontestable le destin des hommes et des femmes. Le hasard ici n'existe pas et tout ce qui se vit, faste ou néfaste, noble ou ignoble, dans la joie comme dans le malheur, se justifie par l'imbrication de phénomènes étranges, insolites, relevant de l'occultisme qui essaime le roman d'Amadou Hampâté Bâ et que Mahamat Aly El-Hadj, tel un initié en sciences occultes, met à nu de façon stupéfiante et magistralement démontrée, à l'instar d'un conte merveilleux, dévoilant comme par enchantement un pan de cette Afrique des ténèbres.
Voici un aide-mémoire des principaux repères introduisant à l'histoire du Rio Nunze, région natale de l'auteur. On y trouvera entre autres, une brève histoire du Naloutaye, du Landoumataye et du Bagataye, l'inventaire des plantes utilitaires, l'étymologie des noms Boké, Kakandé, Wakyriya, ainsi que la généalogie des chefs Baga, Landouma, Nalou. Une brève chronologie historique permettra au lecteur de suivre l'évolution de l'histoire du Nunez du XIXe au XXe siècles à travers les périples et actes administratifs ayant sanctionné les relations établies le plus souvent au préjudice des populations autochtones grâce à l'exploitation des archives coloniales.
Etre fils du khalif du chef du canton d'Abkar Djombong, en pays mabâ, au sud-est du Tchad, n'apporte pas de privilèges particuliers. Des temps insouciants au temps de l'école coranique, en passant par les jeux des enfants du désert, les générations se succèdent les unes aux autres, jusqu'à ce que le colon français fasse à chaque famille l'obligation d'envoyer au moins un enfant à l'école de Blancs
El Hadj Omar Top ; Lumbroso Pierre ; Séranot Chris
Dans notre pays dit des droits de l'homme, des hommes et des femmes purgeant leurs peines, conformément aux jugements rendus par nos tribunaux, vivent, en secret, une inexorable agonie, dans ce que l'on pourrait appeler « les cachots de la République ». À savoir les cellules des quartiers d'isolement (Q.I.), dans lesquelles certains détenus se voient affectés et maintenus, durant toute leur captivité, en toute impunité, par les directeurs d'établissement. C'est ce déni de démocratie patent qu'Omar El Hadj Top entend, sans rien renier de ses responsabilités envers la société, dénoncer en racontant sans fards son histoire. Depuis la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône, il confiait à son avocat, Pierre Lumbroso: « C'est pour échapper à la condition de bête fauve à laquelle je me trouve réduit depuis si longtemps par le système carcéral, que je me lance, dans une telle entreprise.Sinon à quoi bon vivre? Je ne tiendrai bientôt plus à ce régime-là et je ne veux pas mourir sans avoir hurlé haut et fort que la peine de mort existe toujours dans ce pays et qu'elle ne passe pas parles tribunaux! »
En étroite complicité avec le célèbre griot et principal inspirateur de cet ouvrage El Hadj Morissanda Kondé, l'auteur a voulu retracer l'épopée d'une grande famille mandingue, celle des Kondé. S'appuyant sur les uvres de ses prédécesseurs Djibril Tamsir Niane avec son "Soundjata ou l'épopée mandingue" ou encore Carama Laye, il nous livre ici le fruit de ses nombreuses recherches ainsi que le résultat de son travail sur la tradition orale, recueillie avec soin au fil des ans auprès des griots et conteurs.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.