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La solitude de l’entrepreneur. Voyage au coeur d’un échec invisibilisé
El Ballat Gamal
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782336563268
L'entrepreneuriat fascine. On en célèbre les figures triomphantes, les récits héroïques, les success-stories. Mais derrière cette mise en scène de la réussite se cache une réalité plus rude, plus silencieuse, souvent niée : celle de l'échec, de la solitude, de la fragilité. A rebours des discours dominants, sont explorées ici les dimensions invisibilisées de l'aventure entrepreneuriale : l'isolement psychologique, la pression institutionnelle, la stigmatisation culturelle de l'échec, les failles systémiques du soutien à l'initiative. A partir d'une enquête rigoureuse mêlant témoignages, analyses théoriques et comparaison internationale, cet essai donne voix à ces trajectoires méconnues, parfois tragiques, d'hommes et de femmes que l'échec a rendus invisibles. C'est aussi un cri d'alerte : celui d'un chercheur et praticien engagé, qui appelle à reconnaître la fragilité comme une composante légitime de l'action entrepreneuriale. Il plaide pour une société qui ne glorifie pas seulement la réussite, mais qui sache accompagner l'épreuve, reconnaître la dignité blessée, offrir un véritable droit à l'erreur et à la seconde chance. Un essai humain, au croisement de la sociologie, de la psychologie, de la théorie des organisations et de l'éthique managériale, pour repenser ce que nous appelons "entreprendre" .
Cet ouvrage aborde la complexité de l'intégration des nouvelles technologies, notamment l'impression 3D, dans le secteur traditionnel de la construction. L'auteur explore les freins psychologiques, culturels et organisationnels qui ralentissent l'adoption de ces innovations. A partir d'une analyse empirique approfondie, il révèle que ces résistances proviennent principalement d'une perception de menace à l'identité professionnelle des acteurs du secteur. L'ouvrage démontre que l'innovation technologique implique nécessairement une évolution culturelle et organisationnelle profonde. Il propose ainsi des solutions concrètes pour dépasser ces blocages, en soulignant l'importance d'un dialogue constructif entre traditions et progrès technologique. Cet essai, mêlant approche sociologique et sciences de gestion, invite à repenser l'innovation non comme une rupture, mais comme une continuité dynamique enrichissant les savoir-faire existants.
Haworth, 1836. Dans les landes du Yorkshire, Charlotte (20 ans), Emily (18 ans) et Anne (16 ans) écrivent à la lumière de la bougie. Comment ces jeunes femmes de condition modeste, sans relations ni entregent, vont-elles devenir des auteurs qui comptent ? Quel rôle tient leur frère Branwell, artiste raté, dans cette fratrie à la fois soudée et rongée par les non-dits ? Partie sur les traces des soeurs Brontë, Laura El Makki nous plonge dans leur intimité, leurs alliances, leurs déchirements, et nous raconte le destin de trois femmes aux prises avec l'adversité, qui ont su trouver en elles la force d'exister.
Ils n'étaient pas des monstres, mais bien des hommes. Ils n'étaient pas atteints de démence, ils ont perpétré l'horreur en toute conscience. Pour être jugés lors du procès de Nuremberg, ils devaient d'abord être déclarés sains d'esprit. Cette analyse revient à Douglas Kelley, jeune psychiatre américain. Parmi les hauts dignitaires nazis, il va longuement s'entretenir avec Hermann Giiring. Bien plus longtemps que ne lui impose sa mission. Le mal a cela de terrible qu'il fascine. Et y noyer son regard, c'est lui ouvrir la porte... L'historien Jack El-Hai s'est plongé dans les archives de ces analyses et entrevues. Une descente captivante dans les abîmes de l'humanité.
Je suis Mohamed El Bachiri, belgo-marocain, musulman et molenbeekois. Avec ce prénom, ces convictions religieuses et la triste réputation de la commune dans laquelle je vis, je suis considéré par une partie de la population et du monde comme un terroriste potentiel et cela m'affecte beaucoup. Je suis également l'époux de Loubna Lafquiri, l'amour de ma vie, la mère de mes trois enfants, décédée lors des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016. " M. El Bachiri Avec son magnifique témoignage diffusé en décembre 2016 sur une chaîne flamande, Mohamed El Bachiri a touché des milliers de téléspectateurs. Il lance un appel pour un " jihad d'amour " , où le mot jihad reprend son sens premier, " une lutte " , et où l'Islam retrouve ses origines premières, de paix, de fraternité, de culture... Mohamed El Bachiri transforme son chagrin en un appel à la paix entre Chrétiens, Juifs, Musulmans et Athées. On peut tous se comprendre si on communique, explique-t-il. " Je peux facilement imaginer ce que cela doit être pour un Palestinien ou un Israélien. " Mohamed a quitté l'école sans diplôme mais a étudié l'histoire et les religions. Il est musulman mais considère qu'on ne devrait pas suivre littéralement les textes du viie siècle. Dans une société moderne, les femmes ne devraient pas être obligées de porter un foulard, les hommes ne devraient avoir qu'une seule femme. On lui crie de temps à autre " sale musulman " , mais lui préfère répondre " ne me demandez pas de haïr, je préférerais mourir ! " Traduit du néerlandais par Philippe Noble
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.