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Tard sur la Terre Une
Ekelöf Gunnar
GALLIMARD
12,70 €
Épuisé
EAN :9782070713134
Voici une traduction, revue et considérablement augmentée, du premier recueil (1932) de Gunnar Ekelöf, reconnu universellement comme le poète suédois le plus original de ce siècle. En 1953, du vivant du poète (Ekelöf est mort en 1968), Jean-Clarence Lambert avait donné une première traduction de Tard sur la terre (Ed. Seghers). Au cours des années, Ekelöf n'a cessé d'enrichir et de modifier son livre, jusqu'à sa version définitive de 1962. Celle-ci comporte un important ensemble de poèmes demeurés inédits, Une nuit à l'horizon, dont on trouvera ici la traduction intégrale. Tard sur la terre a été composé au cours d'un séjour en France qui fut, pour le poète, une période de crise intellectuelle et morale, ascèse vers le néant, aspiration à une sacralité qui trouvera, finalement, à se déployer avec la trilogie du Diwan. Ekelöf fait confluer dans sa poésie, par-delà un certain romantisme nordique, la spiritualité orientale d'Ibn 'Arabi et le courant de la poésie française qu'il considérait comme "celui de mystiques s'aventurant dans les terres vierges où la pensée et les cinq sens n'avaient encore jamais conduit l'homme" : Rimbaud, Mallarmé, Reverdy, Desnos. "J'étais en quête, dira-t-il de Tard sur la terre, d'une sorte d'alchimie du verbe. Tel mot a son sens et tel autre le sien ; mais quand ils sont assemblés, il leur arrive quelque chose d'étrange : une relation est établie sans qu'ils perdent pour autant leur signification de départ. La poésie est cette relation riche de tensions entre les mots, entre les lignes, entre les significations".
Ekelöf Gunnar ; Bjurström Carl Gustav ; Mathieu An
Résumé : La Légende Fatumeh est composée comme un chapelet oriental, avec deux suites de poèmes encadrées par des "têtes de serpent". À l'histoire d'amour entre Fatumeh, vendue par sa mère et sauvée par un prince, succède celle de l'abandon, de la vieillesse et de la solitude. Mais Fatumeh, c'est aussi une incarnation du destin, fatum, où se rejoignent les thèmes du double, de l'âme, de l'humilité et de l'effacement. Il s'agit donc, dans cette aventure sacrée, où nous retrouvons l'image de la Vierge du Diwan, mère de tous les hommes, de l'énonciation liturgique (à la fois orientale ancienne et occidentale moderne) d'un rôle érotique et mystique, cruel et salvateur.
Résumé : Une ode à la nuit noire, mieux la ressentir pour mieux la préserver. Ballet nutritif des chauves-souris, chant nuptial des grands ducs, perspective vertigineuse de la voûte céleste, bioluminescence des créatures des abysses... C'est un spectacle tourbillonnant de vie qui se déroule dans les coulisses de la nuit, ce moment sacré, propice aux principales activités de la faune sauvage : accouplement, chasse, pollinisation... La nuit n'est pas le monde des humains ! Pour capter sa magie, il faut savoir faire preuve de patience, mettre ses cinq sens en éveil et, surtout, laisser place à l'obscurité. Car, si notre peur du noir nous incite à tout illuminer, la pénombre demeure une condition vitale à l'équilibre fragile des écosystèmes et à notre propre santé. Zoologiste suédois de renommée internationale, Johan Eklöf nous invite avec passion et onirisme à nous réconcilier avec l'obscurité. Sous sa plume, la nuit s'enchante et nous dévoile toute sa beauté et sa poésie. A la croisée de la biologie, de la philosophie et de l'écologie, ce récit nous ouvre grand les portes d'un monde fascinant. Il ne tient qu'à nous de le découvrir, de le comprendre et de le ressentir, pour mieux le protéger. Une vulgarisation scientifique immersive, qui nous apprend à combiner notre besoin de lumière avec le besoin vital d'obscurité de la nature. Oser vivre l'obscurité pour mieux préserver le vivant.
Ekelöf, le plus original poète suédois de ce siècle, est mort en 1968. Son premier recueil, "Tard sur la terre", publié en 1932 (et traduit en français par les soins de Jean-Clarence Lambert), porte l'empreinte du Mallarmé d'"Igitur", de Rimbaud et des grands précurseurs du surréalisme, dont il est alors proche. Mais l'on peut dire que son oeuvre, patiemment tissée et sans cesse reprise pendant les trente années qui suivent, s'accomplit peu avant sa mort avec la trilogie dont le premier volet est ce "Diwan sur le prince d'Emgion", qui lui fut littéralement dicté une nuit de mars 1965 à Istanbul. Le Diwan est un cycle de poèmes inspiré des romanceros populaires grecs, transmis par tradition orale depuis le Moyen Age et enrichis, au cours des siècles, de commentaires et rajouts divers. Son héros est un personnage imaginaire de l'histoire de Byzance, un prince et "acrite" d'origine probablement arménienne, chargé de la défense des marches de l'empire. Fait prisonnier par les Turcs à la bataille de Mantzikert en 1017, ainsi que l'empereur Romain IV Diogène, il a été livré, avec lui, aux nouveaux maîtres de Byzance qui l'ont fait aveugler et jeter dans la prison des Blachernes. Vingt-neuf poèmes sont attribués au prisonnier, aveuglé par ses ennemis, vingt-neuf autres sont présentés comme des légendes ou des thrènes dus à diverses mains ou rajoutés au cours des siècles, et ayant trait à la tragique destinée du prince, qui finira par être relâché et par rentrer aveugle dans son pays, guidé par une femme, apparemment sa fille. Dans sa prison, le prince invoque une Vierge qui n'est pas la Vierge chrétienne mais bien plutôt la Grande Déesse ou Grande Mère Vierge du Proche-Orient - "Vierge de Feu et de Néant" - qui, n'ayant donné naissance à aucun enfant, a pour enfants tous les hommes. L'art remarquable avec lequel Ekelöf se garde aussi bien de l'entraînement par la musique que des images fulgurantes le conduit dans le "Diwan" à réduire sa parole au monde des grandes passions: l'amour, la cruauté, l'honneur, et à ce qui est sans doute pour lui la plus haute de toutes: une piété sauvage et tendre pour le Rien, le manque de sens.
La pollution lumineuse, enjeu majeur du XXIe siècle. Pour la première fois au niveau planétaire, le cycle immémorial jour/nuit est bouleversé et fragilise notre écosystème global. Le chercheur suédois Johan Eklöf tire la sonnette d'alarme et nous invite à nous réconcilier avec l'obscurité. Ballet nutritif des chauves-souris, chant nuptial des grands-ducs, perspective vertigineuse de la voûte céleste... C'est un spectacle tourbillonnant de vie qui se déroule dans les coulisses de la nuit. Zoologiste suédois de renommée internationale, Johan Eklöf nous invite avec passion et onirisme à nous réconcilier avec l'obscurité. Sous sa plume, la nuit s'enchante et nous dévoile toute sa beauté et sa poésie. A la croisée de la biologie, de la philosophie et de l'écologie, ce récit nous ouvre grand les portes d'un monde fascinant.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.