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Les mineurs délinquants
Einaudi Jean-Luc
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213595146
Ils ont moins de 18 ans, 13 ou 14 parfois. A l'âge difficile de l'adolescence, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans repères, sans limites, et leur premier acte de délinquance sonne souvent comme un appel au secours. Au bout de leur route, le tribunal pour enfants. Demain peut-être, la prison. Confrontés à un phénomène qu'ils ne parviennent pas à endiguer, les responsables politiques hésitent entre les bonnes intentions et la répression, les programmes de rénovation urbaine et l'envoi des compagnies républicaines de sécurité. D'un côté des mesures nécessaires mais inopérantes dans l'immédiat, de l'autre un discours et des pratiques sécuritaires qui radicalisent les antagonismes et hypothèquent tout projet de réinsertion. Comment en sortir ? D'abord, en prenant l'exacte mesure du phénomène. Jean-Luc Einaudi, qui s'est occupé de mineurs délinquants pendant plus de dix ans, a sillonné la France afin d'en rendre compte au plus près des faits, tels qu'ils sont perçus par les différents acteurs : mineurs eux-mêmes, familles, voisins, juges des enfants, éducateurs, policiers, enseignants, etc. Autant de récits poignants recueillis dans les cités, les tribunaux, les prisons, les foyers, d'où il ressort que la délinquance des jeunes prend avant tout racine dans la déstructuration de la famille, l'abaissement de la fonction paternelle, l'absence de repères symboliques. En étudiant ensuite sur place le fonctionnement de l'appareil judiciaire, l'importance de la sanction, la mise en oeuvre des procédures d'accompagnement, l'application des peines de privation de liberté. En explorant enfin, à partir de l'expérience acquise par de nombreux acteurs de terrain, policiers ou éducateurs, magistrats ou assistantes sociales, les voies semées d'embûche de l'éducation des jeunes en perdition. Educateur à la Protection judiciaire de la jeunesse dans la région parisienne, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Bataille de Paris : 17 octobre 1961 (Seuil, 1991).
Educateur et historien, Jean-Luc Einaudi découvre, abandonnés dans un grenier du centre d'archives historiques de Savigny-sur-Orge dont il était responsable, les registres d'écrou complets d'une maison d'éducation surveillée, située 19 rue de Crimée, à Paris, pendant l'Occupation. Sur les quelques 2000 fiches d'adolescents passés par celle-ci entre 1940 et 1945, il s'intéresse au sort de ceux qui ont été remis aux Autorités allemandes, dont la plupart étaient juifs, et mène un travail d'enquête et de croisement d'archives. Le livre comporte environ 80 histoires d'adolescents dont les âges varient entre 14 et 17 ans. Leur identité, leur religion, la raison pour laquelle ils sont arrêtés (souvent le vol de nourriture), la rédaction qu'on leur demande d'écrire, la date de sortie. Leur parcours ensuite, qui les mène pour certains et souvent leur famille, jusqu'à Auschwitz, jusqu'à la mort. D'autres ont survécu et, retrouvés par l'auteur, ont pu témoigner de leur histoire. Des photos en noir et blanc sont intégrées dans le corps du texte : cartes d'identité, numéro de déportation, empreinte digitale, ou fac-similé de rédaction. Traces, car c'est ce qui reste de ces adolescents dont personne n'a cherché à savoir ce qu'ils étaient devenus, comme s'ils n'avaient jamais existé. Livre de la mémoire, et donc de réparation, ce livre poignant n'en pose pas moins la question de la responsabilité, individuelle, mais aussi collective, à cette époque sombre de notre histoire.
Cet ouvrage est le troisième, après La Bataille de Paris (1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (2001), que Jean-Luc Einaudi consacre à la période allant de l'été à l'automne 1961 et singulièrement aux manifestations algériennes du 17 octobre dans la capitale, où la répression sanglante fut orchestrée par le préfet de police d'alors, Maurice Papon. Jean-Luc Einaudi a recueilli de nouveaux témoignages d'une vérité crue et a eu accès à des archives inédites de l'ex-fédération de France du FLN. Ces documents éclairent particulièrement la guerre sans merci, dans le Nord et l'Est de la France, entre le FLN et le MNA, l'autre organisation nationaliste algérienne, dirigée par Messali Hadj. Un ouvrage essentiel sur l'une des faces cachées de la guerre d'Algérie.
Les héros de ma jeunesse ne sont pas footballeurs, chefs d'entreprise, experts humanitaires, soeurs de charité ou présentateurs de télévision. Dans mon panthéon, il y a. de la place pour les poètes, ceux qui n'acceptent pas les défaites, ceux qui n'écoutent pas. les intégristes de l'économie, ceux qui ne se soumettent pas à la sous-culture américaine, ceux qui n'acceptent pas la "fin de l'histoire'... Une histoire inédite, une fresque extraordinaire. Georges Mattéi fut tour à tour soldat en Algérie, passeur de frontières, fabricant de faux papiers, journaliste et écrivain. Il rencontra de nombreuses figures marquantes de son époque, comme Jean-Paul Sartre, Fidel Castro ou Daniel Cohn-Bendit, qu'il fit entrer clandestinement en France, en mai 1968. La biographie d'un homme, le portrait d'une époque. Biographie de l'auteur Jean-Luc Einaudi est l'auteur de nombreux ouvrages, dont: Pour l'exemple, l'affaire Fernand Iveton (Préface de Pierre Vidal-Naquet, L'Harmattan, 1986), La bataille de Paris, 17 octobre 1961 (Seuil, 1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (Fayard, 2001)."
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).