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17 Octobre 1961
Einaudi Jean-Luc
ACTES SUD
13,20 €
Épuisé
EAN :9782742737765
Les morts qu'a vus Elie Kagan à Nanterre n'ont, pendant longtemps, pas existé officiellement. Mais ses photos ont été comme une brèche, à partir de laquelle la vérité a pu faire son chemin. Ces photos sont demeurées jusqu'à aujourd'hui un témoignage capital de cet épisode tragique de l'histoire de la France et de l'Algérie, épisode longtemps occulté dont Jean-Luc Einaudi, l'auteur de La Bataille de Paris et de Octobre 61 est l'historien. A la suite de la donation intervenue après le décès du photographe en 1999, les photographies d'Elie Kagan sont conservées à la bdic (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), localisée sur deux lieux, la Bibliothèque de recherche sur le campus de l'université Paris-X à Nanterre et son musée d'Histoire contemporaine dans l'hôtel national des Invalides. Cet ouvrage comprend l'intégralité des photographies du 17 octobre 1961 réalisées par Elie Kagan, accompagnées d'un texte introductif inédit de Jean-Luc Einaudi, d'un "texte libre" issu des archives personnelles du photographe et d'éléments d'informations sur Elie Kagan.
Résumé : Jean-Luc Einaudi a rencontré Georges Arnold en 1989, alors qu'il enquêtait sur le massacre des Algériens d'octobre 1961. Celui-ci qui, en pleine guerre d'Algérie, avait volontairement vécu parmi ces hommes dans un hôtel insalubre de Saint-Denis, lui apporta un précieux témoignage. Une amitié fondée sur le respect réciproque venait de naître. Le prêtre et l'incroyant partageaient la même révolte face à la souffrance de ceux que notre société domine, méprise, rejette, et une même passion pour l'homme. Ce livre retrace l'itinéraire d'un homme peu ordinaire, qui a choisi de s'enraciner en banlieue, en plein territoire communiste, et dont la vie se mêle depuis plus de soixante ans à celle du Prado, la famille spirituelle fondée à Lyon par le père Chevrier. Un engagement sans faille, une foi profonde et vivante, la force qui l'anime encore aujourd'hui, à quatre-vingt-cinq ans, en ont fait un témoin de l'Histoire, vécue auprès des plus pauvres.
Cet ouvrage est le troisième, après La Bataille de Paris (1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (2001), que Jean-Luc Einaudi consacre à la période allant de l'été à l'automne 1961 et singulièrement aux manifestations algériennes du 17 octobre dans la capitale, où la répression sanglante fut orchestrée par le préfet de police d'alors, Maurice Papon. Jean-Luc Einaudi a recueilli de nouveaux témoignages d'une vérité crue et a eu accès à des archives inédites de l'ex-fédération de France du FLN. Ces documents éclairent particulièrement la guerre sans merci, dans le Nord et l'Est de la France, entre le FLN et le MNA, l'autre organisation nationaliste algérienne, dirigée par Messali Hadj. Un ouvrage essentiel sur l'une des faces cachées de la guerre d'Algérie.
La torture est la grande et dérangeante question de la guerre d'Algérie. Sous la Quatrième puis sous la Cinquième République, elle fut pratiquée par des policiers et des militaires français. Ses techniques furent enseignées. Elle fut institutionnalisée, avec ses lieux de détention spécialisés. Elle devint la méthode courante de recherche du renseignement. Inévitablement, cela mena à la barbarie. Cependant, la France officielle nia son existence, continuant à afficher à la face du monde sa prétention à être le porte-parole des droits de l'homme. L'auteur a enquêté sur ce qui fut l'un des plus importants et des plus terribles centres de torture que connut l'Algérie : la ferme Améziane, à Constantine. Un tribunal français a jugé et condamné le gestapiste Klaus Barbie. C'est justice. Mais le commandant de la ferme Améziane ne comparut jamais devant un quelconque tribunal. Il poursuivit, au contraire, sa carrière d'officier dans l'armée française. Les souffrances et la mort des victimes françaises de Klaus Barbie étaient-elles différentes des souffrances et de la mort des victimes algériennes du commandant Rodier ?
Résumé : Le récit de la vie de Lisette Vincent permet de découvrir tout un pan enfoui de l'histoire algérienne. Née en 1908, en Oranie, au sein d'une famille de colons, Lisette Vincent va devenir une institutrice pionnière en important les méthodes pédagogiques nouvelles : imprimerie à l'école, méthode Freinet... Mais cette femme, à la fois intrépide et modeste, n'arrête pas ses audaces à son métier d'enseignante. Naturiste, favorable aux idées de "progrès", on la retrouve ainsi à Barcelone, en 1938, parmi les Brigades internationales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lisette Vincent participe à la reconstitution du Parti communiste algérien, ce qui lui vaut d'être emprisonnée. Désormais militante de l'indépendance de son pays, elle en deviendra citoyenne au cours de l'été 1962, avant de s'en expatrier dans les années 1970. Outre le récit captivant d'un destin exemplaire, et à l'heure où l'Algérie est dans l'impasse, ce livre ressuscite le rêve de certains de ses habitants : celui de la fraternité.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.