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Fritz Lang. Ou Le dernier bond du tigre
Eibel Alfred
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252040874
J'ai fréquenté Fritz Lang durant de nombreuses années. J'ai vu et revu la plupart de ses films. Le texte qui va suivre ne s'adresse pas à un public de cinéphiles. Les rapports souvent orageux avec Fritz Lang sont ici rapportés avec exactitude. Les rapports souterrains entre la vie de Fritz Lang et les personnages de ses films font partie de mon interprétation personnelle. Les critiques que j'ai pu lire à propos de son oeuvre, nombreuses, se recoupent ici et là et pourtant diffèrent sur bien des points. Aucun ne détient la vérité absolue. Je laisse de côté ceux qui, revoyant certains films, sont revenus sur leurs premières impressions. Leur enthousiasme a disparu. Certains considèrent l'oeuvre américaine du cinéaste comme un pis-aller dû à un exil forcé. Les quelques propositions que j'avance concernant les deux Tigre n'engagent que moi et peuvent aussi bien être refusées. Les lettres que Fritz Lang m'avait adressées, figurant en fin de volume, sont suffisamment parlantes pour que je m'abstienne de les commenter. Enfin, reconnaissons que cet homme n'a pas cédé un pouce en rapport avec ce qu'il voulait exprimer ; plus souvent qu'on ne l'imagine avec des budgets dérisoires. Il s'en est accommodé en tirant le meilleur parti possible, restant lui-même. Ce fut à la fois sa force et son anémie", Alfred Eibel.
Résumé : De l'Antiquité à aujourd'hui, Les Grandes Erreurs judiciaires propose un panorama édifiant d'affaires cruelles ou absurdes. C'est souvent que le fanatisme religieux ou politique, la déraison d'Etat, les préjugés racistes ou sociaux ont dénié l'idée même de justice. Au fil des siècles, la machine à fabriquer des coupables sur mesure a emprunté bien des voies. De la mutilation et autres supplices aux juridictions spéciales. Aujourd'hui, dans la plupart des démocraties, la torture se réduit à des pressions psychologiques, auxquelles s'ajoutent enquêtes bâclées, réquisitoires partisans, expertises aux conclusions simplistes : Avec ce livre, le lecteur pénètre dans un nouveau cercle de L'Enfer de Dante. Celui des vies saccagées, broyées, piétinées à jamais, par une infamie qui n'aurait jamais dû avoir lieu.
Jean Paulhan avait dit au jeune Roger Judrin: "revenez mevoir dans vingt ans". A la date prévue il est venu, ponctuel, etporteur de ce livre qui confirma à l'éditeur qu'il avait vu juste.Avec ce roman, l'auteur s'engageait dans un chemin littéraireunique, distillant une prose aussi riche qu'abrupte dont lesdéfenseurs sont désormais aussi rares qu'ardents. Ces"aventures d'un homme qui n'en eut point" tracent le parcoursd'une âme de quarante ans revenue de tout sauf du bonheur dela langue, d'un façonneur de maximes dans lesquelles ilconfine son monde, d'un homme sans qualité qui s'en découvreune: le style. Révélé par les Editions de Minuit en 1955, cerécit d'une mue a traversé le temps, patiné par les années. Ilnous revient aujourd'hui, intact et venimeux.
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Résumé : Obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Dans ce livre-monstre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire, Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline. Depuis 1978, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Martinet ne cesse de fasciner. Longtemps mythique car épuisé, ce n'est qu'en 2008 que Jérôme a retrouvé les tables de librairies avant de soulever l'enthousiasme de milliers d'admirateurs fervents. Aujourd'hui, pour son anniversaire, les éditions Finitude font paraître une nouvelle édition afin de gagner une nouvelle génération de lecteurs.
Résumé : Alfred Eibel nous entraîne dans les années 1950 au coeur de la capitale autrichienne : exsangue, déchirée, sous l'emprise de ses quatre occupants, Vienne n'aspire plus qu'à renouer avec son passé féerique. Le théâtre, le cinéma et l'opéra deviennent les planches de salut des Viennois, habités par la volonté d'oublier le nazisme. Les vedettes flamboyantes de l'avant-guerre font leur réapparition, qu'elles aient été compromises par le IIIe Reich ou contraintes à l'exil. C'est tout à la fois l'atmosphère du Troisième Homme, le roman de Graham Greene adapté au cinéma par Carol Reed, des cafés feutrés et des salons de thé, où l'on dégustait des Sachertorten en écoutant les opérettes de Franz Lehár et Le Chevalier à la rose de Richard Strauss, que nous restituent ces souvenirs. Hâtifs et vifs, magnifiés par le temps ou embaumés dans un rêve qui vire parfois au cauchemar, ils témoignent de la lente résurgence du merveilleux dans un monde peuplé de ruines : la Vienne magique et étincelante a-t-elle survécu au désastre ? Telle est la question que se pose Alfred Eibel avec pertinence et nostalgie.