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La mécanique des passions. Cerveau, comportement, société
Ehrenberg Alain
JACOB
11,55 €
Épuisé
EAN :9782415000653
De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l'engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives. Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions. Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ? Alain Ehrenberg montre que l'autorité morale acquise par les neurosciences cognitives tient autant à leurs résultats scientifiques ou médicaux qu'à leur inscription dans un idéal social majeur : celui d'un individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son "potentiel caché" . Elles sont la chambre d'écho de nos idéaux d'autonomie.
Résumé : Il y a quarante ans encore, la psychiatrie semblait ne s'intéresser qu'à la " folie ", et l'" asile " était son symbole. Son domaine s'étend désormais des schizophrénies au marais du mal-être de masse. Ces formes d'intervention se sont disséminées dans le tissus social (école, prison, famille, etc.). Parallèlement les médicaments psychotropes sont devenus un trait du mode de vie de l'homme moderne et la conception même du trouble mental s'est radicalement modifiée avec les neurosciences. Le trouble mental est aujourd'hui une question sociale et politique autant que médicale ; elle concerne toutes les institutions, aussi bien la famille, l'école que l'entreprise. L'originalité de ce livre consiste à croiser, pour la première fois en France, les analyses de psychiatres, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de philosophes. Ensemble, ils s'efforcent de cerner les enjeux de ces transformations.
Le paysage imaginaire français s'est profondément remodelé en une dizaine d'années avec l'arrivée massive des héros de la performance : battants, entrepreneurs, aventuriers, sportifs, chômeurs créant leur propre entreprise ont fait une telle percée sur la scène publique qu'il n'est pas incongru de parler d'un véritable culte de la performance. Les mouvements sociaux n'ont-ils pas laissé la place aux gagneurs, le confort à la suractivité et les anciennes passions politiques aux charmes rudes de la concurrence ? Trois déplacements caractérisent ce culte. Les champions sportifs sont des symboles d'excellence sociale alors qu'ils étaient signe de l'arriération populaire. La consommation est un vecteur de réalisation personnelle alors qu'elle connotait auparavant aliénation et passivité. Le chef d'entreprise est devenu un modèle de conduite pour chacun alors qu'il était l'emblème de la domination des gros sur les petits. L'entreprise a désormais le premier rôle : elle est le nouveau réservoir des fictions françaises. Chaque individu doit conduire sa vie comme un vrai professionnel de la performance. L'entreprise serait la voie royale pour conquérir son autonomie, se repérer dans l'existence et définir son identité sociale. On nous enjoint de devenir les entrepreneurs de nos propres vies. L'auteur explore les mutations de sensibilité à l'oeuvre dans ces nouvelles mythologies françaises. Il décrit comment se modifient les moeurs d'une société quand ses modèles politiques institués ne fournissent plus de solutions crédibles aux problèmes majeurs auxquels elle est confrontée et quand les utopies de la société idéale ont disparu.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
Les contributions, de la biologie à la sociologie en passant par la philosophie, montrent que le vivant est au coeur du présent, non pas comme un mot d'ordre mais comme un problème, non pas dans oppositions externes et idéologiques avec autre chose mais dans des tensions internes et des approches multiples.
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?
Résumé : À la différence des innombrables " régimes minceur " déséquilibrés et souvent dangereux, il existe une manière de manger qui permet de concilier forme, bien-être et santé. Ce " régime santé " s'inspire de l'alimentation traditionnelle crétoise qui, année après année, permet au même miracle de se reproduire. Car c'est en Crète que l'espérance de vie est la plus longue ; c'est là que l'on échappe, plus que partout ailleurs dans le monde occidental, à ce terrible fléau que constituent, pour les pays industrialisés, les maladies cardio-vasculaires. " Que la nutrition soit ta médecine ", disait Hippocrate. Avis aux populations des pays industrialisés désireuses de vivre mieux et plus longtemps !
Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit, plus violent que ceux que nous avons connus depuis un siècle? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent...
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine