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De la pédagogie de la confiance
Egry Marie-Claude ; Esposito Maria ; Favel Françoi
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343191751
Réfléchir à la confiance accordée à l'autre dans les pratiques, tel est l'objet de ce livre. Comment miser sur cette confiance qui nous porte et nous permet de rester au plus proche de ce qui fait le coeur des métiers du soin, de l'éducation et de la formation ? L'ouvrage interroge également les logiques actuelles d'efficacité, de rentabilité et de formatage, les pratiques d'évaluation et de sélection pour mener une réflexion sur la place du sujet, de la relation humaine, des mouvements psychiques individuels et groupaux afin que les futurs professionnels apprennent à accueillir avec respect les enfants et leurs familles dans leur singularité et leurs fragilités. Ce livre est le fruit du travail mené par les équipes du Centre d'Etudes et de Recherches pour la Petite Enfance et rassemble les contributions des intervenants du colloque organisé à Aubervilliers pour les 40 ans du CERPE. Un ouvrage de base pour les étudiants et les professionnels des métiers de la relation, formateurs pour adultes, professionnels de l'enfance et de la petite enfance, du soin et du social, cliniciens et enseignants, bien sûr.
Résumé : La sonnerie du téléphone a retenti dans le salon à moitié vide. L'annonce de l'enlèvement a résonné dans la pièce. Je me souviens avoir prononcé à voix haute cette unique phrase : "Papa est mort". Puis je me suis tue. Il aura fallu soixante ans pour que je brise enfin le silence familial et celui de la grande Histoire. L'enfant qui se taisait est le récit des longues recherches entreprises à la suite de ma mère sur la disparition d'un homme, mon père, enlevé dans son village aux portes du désert des Hauts plateaux quelques jours avant l'indépendance de l'Algérie. L'écriture confronte les époques, les lâchetés, les peurs, dans une quête obstinée et impossible de vérité. Elle permet aussi de faire revivre les témoins de la fin d'un monde que tout annonçait mais que personne n'avait vue venir, et les reviviscences de l'enfance. M. -C. A. E.
Akiba-Egry Marie-Claude ; Akiba-Ouizeman Renée ; G
Bellara - Cuisine et transmission de nos grands-mères juives d'Algérie" est d'abord un projet de livre de recettes traditionnelles de la cuisine juive d'Algérie. La cuisine est un art de vivre et un véritable acte de transmission. Chaque plat est associé à des fêtes juives et à des rites de vie profondément inscrits dans les cultures et les langues berbères, arabe et espagnoles. La cuisine rend compte de l'histoire millénaire en Algérie et dans l'ensemble du Maghreb. Ma grand-mère était devenue Française avec le Décret Crémieux, arrivée en France après l'indépendance de l'Algérie, elle vécut ses dernières années comme un exil. Coupée de ses racines. C'est par la cuisine qu'elle ouvrait la seule porte possible sur sa vie d'avant, son village et ses ancêtres.
Le concept d'environnement, introduit par Winnicott sous-tend l'idée selon laquelle dès la naissance, le bébé est inscrit dans un univers social à travers sa mère et son père, sur lesquels il pourra s'appuyer pour développer ses différents potentiels, occuper sa place dans le monde et dans sa famille. Très précocement, le bébé est engagé dans des échanges langagiers, émotionnels et affectifs très actifs avec un autre humain et cherche ce que Freud appelait la " compréhension mutuelle ". Pour le tout petit, l'environnement, riche de ces échanges se décline au pluriel : la culture, la famille, les structures d'accueil, l'école. Comment les professionnels peuvent-ils penser l'environnement institutionnel aujourd'hui, pour qu'une réflexion et une parole préviennent les phénomènes de confusion et de violence ? Comment prendre soin du jeune enfant en dehors de sa famille, en accueillant chaque enfant et chaque famille dans sa singularité ?
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.