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Il prononcera ton nom
Eglin Florian
LA BACONNIERE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782940431960
Récit dur et grotesque qui met en scène un couple d'adolescents dont la fille, enceinte, souhaite garder l'enfant et le garçon, par crainte de sa famille, s'en débarasser. Présenté comme une pièce de théâtre, ce huis-clos entre trois personnages, la fille, le garçon et le meilleur ami du garçon, est étouffant. Comme toujours chez Florian Eglin, le grotesque et la violence décrite minutieusement recouvrent un discours humaniste. Cette "violence pour rire" se veut provocante et perturbante. Dans Il prononcera ton nom, la mise en scène crue de l'égoïsme extrème du garçon, de l'indifférence craintive du meilleur ami et de la douloureuse et naive défense de la fille, met très mal à l'aise. Mais ce récit touche des points essentiels de la problématique : quels sont les différents points de vue adolescents sur la maternité, quelles peuvent être les violences en jeu dans un rapport amoureux, qu'est-ce que la lâcheté, la bêtise et l'abnegation. Ce drame est d'abord destiné aux adolescents - que Florian Eglin fréquente assidûment en qualité de professeur de français - mais les littéraires apprécieront le cadre littéraire, le style si particulier de son auteur et son appropriation très personnel du genre théâtral.
Voix unique en son genre dans la littérature francophone, Florian Eglin invite dans ses écrits à la fois Ian Fleming pour son univers superficiel, Proust pour sa maîtrise obsessionnelle de la langue française et A rebours de Huysmans pour son dandysme noir. Particulièrement sombre parce que beaucoup plus personnel, ce troisième volume des aventures de Solal Aronowicz, nous entraine dans la psychologie de ce personnage des basfonds haut en couleurs. Il dresse une liste de ses ennemis qui doivent coûte que coûte se voir réduits en une tête coupée à exhiber. Mais bien des emmerdes attendent Solal et elles ne sont pas uniquement provoquées par les autres. On le suit une dernière fois avec délice dans des courses poursuites abruptes, des frankensteins modernes, au milieu d'un tas de bouteilles vides et d'une vie pathétique. Cette fois l'humour est plus fin, plus dérisoire, moins auto-ironique. A travers son personnage, Florian Eglin détrône avec humour, méchanceté et violence la vacuité, la bêtise et l'oisiveté.
Une route corse la nuit, non loin du désert des Agriates. Telle une bête en maraude, un SUV prend en chasse une famille suisse. Leurs deux petites filles endormies à l?arrière, Tom et Adèle hésitent : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s?arrêter et faire face à ceux qui les traquent ? Cette décision marquera le point de départ d?une inexorable descente aux enfers au cours de laquelle il faudra affronter bien des monstres. Ou les apprivoiser... De cette plongée dans un imaginaire baroque qui joue avec les codes du roman noir émergent des hommes qui s?abîment dans la violence et la vacuité et des femmes fortes, héroïnes et porteuses du sens final. Représailles est un polar addictif qui s?interroge sur les origines du mal et sur la puissance de la transmission. La trame, les dialogues enlevés et la langue ciselée, agissent sur le lecteur comme de la magie ou de l?hypnose. Florian Eglin marche dans les pas de Richard Matheson (Duel) et de Daniel Ray Pollock (Le Diable tout le temps) tout en trouvant sa propre voix, singulière et inoubliable.
Sur une route en pleine nuit, en Corse. Un SUV prend en chasse une famille suisse. Leurs deux petites filles endormies à l'arrière, Tom et Adèle hésitent : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s'arrêter et faire face à ceux qui les traquent ? Une route à flanc de ravin la nuit, non loin du désert des Agriates en Corse. Telle une bête en maraude, un SUV prend en chasse une famille de vacanciers. Leurs deux petites filles endormies à l'arrière, Tom et Adèle ont deux solutions : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s'arrêter et faire face à ceux qui les traquent. Ils choisissent la seconde. Et sombrent à leur corps défendant dans une spirale de violence dont les racines plongent très loin : au coeur des secrets ancestraux de l'île, de l'honneur des familles, des omertas sans fin. Pour y survivre, Tom et Adèle devront renouer avec leurs propres démons, et les libérer, quelles qu'en soient les conséquences.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
La question des drogues est une question sociétale avant tout, pour laquelle toute personne a un avis et porte un regard, qu'elle soit concernée, ou non, par cette thématique. Les "dealers" et les "consommateurs" font partie des "personnages publics" des sociétés industrielles mais, bien souvent, ils sont uniquement perçus parle prisme du sordide. A travers des essais, des témoignages, l'exemple d'un lieu de consommation et une ouvre artistique, ce livre propose d'ouvrir sa vision à la connaissance et au rõle de la drogue dans notre société alors que les consommations de produits psychotropes existent depuis des siècles et sont encore présentes dans certains pays sous forme de rituels et d'initiation. Les courts essais de Frédéric Orobon, Jean-Félix Savary, Martine Baudin, Anna Iatsenko et Khalid Tinasti ainsi que Boris Jeanmaire, proposent des regards différenciés de professionnels, de chercheurs et d'un usager quand les témoignages relèvent de consommateurs, de proches et de professionnels. Contrepoints vifs et délicats, les cahiers photographiques, issus d'une commande de l'association Première ligne, sont signés par Max Jacot, auteur activiste par l'image et par le texte, nomade du Rhône jusqu'à Bruxelles. Ce livre donne aussi à lire et à voir l'expérience particulière du Quai 9 à Genève, espace d'accueil et de consommation, ouvert depuis 2001. Axé sur la réduction des risques liés aux drogues, celui-ci s'organise autour de l'écoute, du dialogue, de conseils et de soins de santé primaire et met à disposition du matériel et une salle de consommation à moindre risque.