Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le cri que tu pousses ne réveillera personne
Effa Gaston-Paul
GALLIMARD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782070757565
Gaston-Paul Effa est un jeune romancier d'origine camerounaise : arrivé en France à seize ans, il y a terminé ses études, et il enseigne désormais la philosophie en Lorraine.Le fait qu'il soit devenu philosophe n'est pas sans importance pour son style, où l'imagination profuse du romancier, qui guide ses personnages à travers une intrigue complexe, se marie à la quête de vérité et de cohérence du philosophe, qui doit rendre raison de l'existence, de son sens et de son sel à la fois.Le monde où nous fait entrer son troisième roman, "Le Cri que tu pousses ne réveillera personne", n'est pas un monde enchanteur, au contraire : la brutalité et la violence du monde et des hommes y sont impitoyablement dépeintes. Peu de romans sont parvenus à une telle force dans la description des prisons misérables et sales, de l'arbitraire de régimes où l'autorité est à elle-même sa propre légitimité. Peu de romans ont su nous mettre crûment en face de l'absurdité de la maladie, de la contagion, de la faim, qui frappe et dévaste une communauté humaine qui en vient à se croire maudite. Mais il n'y a pas de noirceur, ni de pathos, dans le style juste et précis de Gaston-Paul Effa : on y admire au contraire une économie de moyens rhétoriques qui donne plus de portée encore à sa richesse symbolique.Car le monde mythique "des hommes intègres" où il nous fait rentrer de plein pied est aussi un monde enchanté. Un monde où la présence de la nature, de la terre, de la faune, de l'animalité humaine aussi, donne à chaque moment et à chaque acte une multitude d'échos sensibles. L'homme y marche à travers une forêt de symboles qui lui font signe à chaque instant vers autre chose, le passé, d'abord, l'avenir aussi, et ce qui se passe ailleurs.L'élégance de la langue, transposant l'évidence de l'émotion, coupe à maintes reprises le souffle du lecteur : "La nuit africaine est émouvante, éparpillée. C'est une nuit ajourée de ténèbres vertes? Je vois l'ombre rouge d'une pomme, qui dit la réalité du monde enclose en sa peau. A l'image de la courbe du ciel, ce fruit est un chantre muet. Lorsque l'homme le coupe en son centre, il découvre son image : quatre membres et une tête unis. Au c?ur secret de la pomme s'épanouit l'étoile du monde et le murmure des origines lui est rendu perceptible?"Le vieux chef Makaya ne pourra transmettre à personne la sagesse et le sac totémique, et il faudra au jeune Doumé faire tout le chemin lui-même, de l'attention aux autres et de la connaissance de la nature, de la souffrance aussi et de l'isolement, pour que le sort, c'est-à-dire la nécessité, le fasse dépositaire de ce legs. "Les paroles de la terre, les secrets du lieu, la boue alliée à la fiente d'oiseau était susceptible de les livrer. Espoir, croyance en un monde parallèle, auxquels l'esprit de calcul n'avait point de part, qui l'avaient fait observer, ausculter la terre et ses mystères. Sur elle, en elle, avait dû s'inscrire ce qui l'avait constitué comme témoin des origines?" C'est à cette attention exacte aux sagesses de ses origines que Gaston-Paul Effa remplit le tour de force de plier la langue française, qui apprend avec lui à dire l'enchantement du monde. Le défi était considérable : la réussite est à sa mesure. -- Ali Attar --
Douo, le narrateur, né à l'ombre bleue d'un sisal solitaire", est le premier enfant d'une jeune mère de 15 ans, deuxième épouse d'un père de 30 ans. A l'âge de 4 ans, son père décide de le donner à Dieu et c'est ainsi qu'arraché à sa mère, il va être élevé par des religieuses. Dix ans plus tard et parce qu'il est très bon élève, Douo est envoyé en France pour parfaire son éducation. Solitaire, il continue à se perdre dans"ces rêveries où s'accrochaient des lambeaux de sacré qui n'avaient guère changé depuis l'enfance". Son guide dans ce pays étranger, l'adulte qu'il aime et qu'il révère, est le père Marie-Pâques; c'est lui qui a la charge de l'éducation intellectuelle et spirituelle de celui qui est devenu Douo-Papus. Est-ce parce que la solitude lui pèse trop qu'il croit reconnaître une jeune fille, Clara, déjà croisée, pense-t-il, en Afrique? Elle est son premier amour, celui dont il espère qu'il apaisera la blessure de la séparation d'avec sa mère."
Quelques semaines après la rentrée des classes, Laure, une jeune maître auxiliaire de philosophie, est nommée dans un lycée de campagne au c?ur de la Lorraine. Aussitôt, elle se trouve plongée dans un monde à part, se heurtant non seulement à la lourdeur administrative, mais aussi à la maladresse bien-pensante de ses collègues et à l'agressivité de ses élèves. Après sa rencontre avec le bel Adrien, brillant professeur de lettres à la réputation sulfureuse et dont elle tombe tout de suite amoureuse, mais qui l'ignore superbement, la narratrice sombre dans la dépression nerveuse. A travers des séances chez le psy qui s'échelonnent sur de nombreux mois, la narratrice tente ici de faire partager l'enfer du quotidien dans une cité scolaire. Au terme de ses longs monologues, elle parvient à faire ouvrir les portes de la salle des profs, univers à la fois familier et méconnu, prosaïque et complexe, où se nouent et se dénouent complicités, amitiés et intrigues amoureuses, où se fait et se défait une réputation d'enseignant..
Je n'ai pas connu mon pays. J'avais quatorze ans à peine lorsque je le quittait. En France mes livres n'avaient plus guère de succès. Même les Français avaient compris que pour colorer leur style, leurs romans devaient se nourrir de négritude : Erik Orsenna, Philippe Duval, Patrick Grainville... M'avait-il donc fallu vingt ans pour retrouver tout cela, qui ne m'avait jamais quitté ? Ou en avais-je voulu si fort à ce continent, à cet enfant noir que j'avais été, avais-je tant aspiré à me délivrer de lui, que je l'avais étouffé et empêché de renaître pendant vingt ans ? Oui, c'était décidé. J'allais retourner dans mon pays, à Bakassi... ... S'il est vrai que je suis devenu une noix de coco, noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur, et que j'ai poussé comme un cocotier en oubliant mes racines, il faut que j'apprenne à renoncer à cette honte naturelle. J'ai été accueilli en France comme un étranger ; à présent c'est en étranger que je retourne chez moi.
MA: cette syllabe universelle évoque la douceur de la maternité, un hymne à la femme et à la féminité... Mâ est bien cela: un cantique qui célèbre le bonheur et la douleur d'être mère sur ce continent tissé de mystères qu'est l'Afrique. L'enlèvement de son premier enfant, offert aux religieuses par son mari, plonge Sabeth dans une nuit profonde qui ranime les souvenirs de sa prime enfance à Obala, où déjà elle avait subi les mortifications dues à sa condition de femme. Après un mariage traditionnel avec un polygame, les humiliations redoublent: troisième femme de son mari, Sabeth tente en vain de se faire une place dans sa nouvelle famille qui la réduit en esclavage. Lorsqu'elle rencontre Mâ, sa marraine, féticheuse de son état, elle espère, grâce à son aide, pouvoir ramener à elle son premier-né, Douo. Commence alors un long parcours initiatique qui mènera Sabeth de sorcier en sorcier, jusqu'à ce qu'elle rencontre Emmanuel, avec lequel elle renaîtra dans le feu de la passion. La célébration d'un monde fascinant, empreint de magie et de sensualité diffuse, ainsi que la ferveur du style, parviendront seuls à dénouer ce destin. Avec ce deuxième livre, Gaston-Paul Effa confirme ses dons de prosateur lyrique et incantatoire.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Lagon, lagunes évoque les stations du chemin d'u conscience mise au ban des identités admises. Placé sous le signe de l'errance dans le temps et l'espace, ce parcours précipite la "Rebelle" aux points névralgiques qui jalonnent une mémoire travaillée par la douleur et l'orgueil à la fois.Écrit dans une riche prose poétique qui joue sur tous les registres de la langue, Lagon, lagunes se présente comme une mosaïque faite de fragments littéraires, historiques et mythologiques."Prenez garde à ma couleur. Je ne suis pas noire, il est vrai, mais belle..." Mon clan dispersé a connu toutes les ordalies et mon nom n'est pas un qui ait besoin de prendre leçon de parenté. J'ai le sang amer mais je sais toutes les routes. ""
Figure de la diffusion culturelle au Mali, Aly Diallo est aussi un romancier habile dans le traitement du quotidien des Africains. Un émule de Marcel Aymé ?Aly Diallo n'est pas seulement le Directeur national des Arts et de la Culture du Mali, ni le bon connaisseur de la musique du vingtième siècle qui coordonne la participation du Mali au Festival de jazz de la Nouvelle-Orléans, c'est aussi un habile romancier, qui sait traiter du quotidien des pays d'Afrique aujourd'hui avec l'humour léger et la vraisemblance décalée d'un Marcel Aymé africain, dont le pessimisme serait allégé par une confiance réaffirmée en l'homme.La Révolte du Komo, premier roman en français publié dans la nouvelle collection Continents noirs, aux éditions Gallimard, est un chef d'?uvre de raillerie délicate contre les m?urs politiques d'une jeune république africaine, de pure fiction, dont les habitants sont partagés entre les changements économiques, sociaux et culturels que leur impose l'adaptation au monde moderne et la révérence qu'ils gardent à leurs traditions ancestrales.La statue du Komo, volée à un village au temps de la colonisation, pourra-t-elle rester au Musée national, ou doit-elle être restituée à ceux qui y reconnaissent une part de leur identité ? L'affaire semble mince, mais s'enfle rapidement, jusqu'à provoquer une mobilisation spectaculaire de tous les fils du pays de Tèrè? "Tant que le Pouvoir les affrontait individuellement, leur imposant des lois importées, qui ne correspondaient en rien à leurs préoccupations, la réaction des gens du village était tout aussi individuelle. Mais à présent qu'il s'immisçait dans la gestion de leur conscience collective, le réflexe collectif de défendre leur patrimoine ressurgissait et réunissait toute la collectivité".Livre d'espoir et d'énergie en un temps de mondialisation où ne doivent pas être négligés les liens, invisibles, aux héritages spirituels, intellectuels, culturels : survient un moment où les identités blessées se réveillent, protestant d'avoir été oubliées ou niées, provoquant des événements aussi inattendus et irrépressibles que les colères de la nature : "L'explication de cet insensé collectif ne se trouve nulle part ailleurs que dans le Peuple, qui n'est en fait rien d'autre que cela : une mer immense, un lac Debo tranquille et silencieux qui sait se réveiller brusquement pour dire et affirmer son existence?"Autant dire que si, pour le style et l'humour, Marcel Aymé a trouvé son émule malien, Aly Diallo est quand même plus optimiste et croit à la capacité des Etats africains à concilier leurs traditions et leur développement démocratique. --Khaled Elraz --
Étiez-vous une nazie, Mère? "Ses yeux bleus s'ouvrirent tout grands, puis étincelèrent d'une colère froide:" Moi? Chanter les louanges de ce parvenu, ce sale peintre de cartes postales? Es-tu devenu fou? Nous en avons déjà parlé. -Alors, pourquoi vouloir à tout prix chercher les restes de ces sales bonshommes? dit-il. -Parce que je les ai trahis! lâcha-t-elle. C'étaient quand même des hommes, et j'avais pour tâche de les guider dans ces montagnes, mais... je les ai amenés à la mort. "Sanjay, orphelin mauricien, est employé comme comptable auprès d'un personnage haut en couleur, M. Ramallah, qui le présente un jour, après passages initiatiques entre dures réalités et cocasse et subtil voyage forain dans le panthéon des divinités hindoues, à une riche et noble amie allemande, Frau Beate. Elle adopte vite le jeune homme et l'emmène dans un Berlin d'après la chute du Mur... Commence alors une traversée baroque de notre époque, pleine de surprises inouïes, où se jouent l'amour, l'humour, l'hindouisme, l'humanisme, le nazisme, le tantrisme, l'ironie, depuis l'Europe jusqu'à une montagne inviolée du Tibet, un voyage intérieur aussi qui fait de ce livre un palpitant roman d'éducation à l'échelle du monde. Biographie de l'auteur Ecrivain et diplomate, Amal Sewtohul est né en 1971 à Maurice. Après Pékin, il est en poste actuellement à Addis-Ababa. Les voyages et aventures de Sanjay, explorateur mauricien des Anciens Mondes est son deuxième roman."
Que représente aujourd'hui le mouvement de la négritude? La réappropriation des "poupées noires", à laquelle appelait le Guyanais Léon Gontran Damas, compagnon de Senghor et de Césaire, est-elle encore à l'ordre du jour? L'héritage culturel, oral, d'une grand-mère bantoue devient-il suranné en ces temps de "mondialisation" et de "globalisation"? Faut-il, pour féconder sa création, cultiver son, ou ses, identité(s)? La francophonie constitue-t-elle un fructueux apport ou un obstacle à l'entreprise? Que signifie le métissage?Autant de questions que se pose Henri Lopes, en proposant des réponses qui ne ressortissent ni au domaine de la philosophie ni au domaine de la politique mais à celui de la création littéraire en ayant à l'esprit la singularité de la situation du continent noir. Des réponses en forme de "simples discours" pour le dire avec Paul-Louis Courier.Mais en nous éclairant sur les origines de la plus jeune des littératures, celle du continent le plus ancien, l'auteur s'adresse aussi à tous les écrivains et aux lecteurs de tous les continents."J'écris pour dépasser ma négritude et élever ma prière à mes ancêtres les Gaulois; Gaulois de toutes les races s'entend, de toutes les langues, de toutes les cultures. Car c'est pour moi que Montaigne s'est fait amérindien, Montesquieu persan et Rimbaud nègre. C'est pour m'aider à déchiffrer l'Afrique que Shakespeare a fait jouer ses tragédies, que Maupassant m'a légué ses nouvelles."