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Le paradis des infidèles. Relation de Yirmisekiz Celebi Mehmed efendi, ambassadeur ottoman en France
Efendi Mehmed ; Veinstein Gilles ; Galland Jean-Cl
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707143099
Il ne manque pas d'Occidentaux qui, dès le Moyen Age, se sont rendus en terre d'islam et ont révélé les réalisations, les m?urs et les coutumes des " infidèles " à une chrétienté qui en fut marquée. Rien de tel pourtant de l'autre côté : les Etats musulmans ont vécu dans une grande ignorance de l'Occident. D'où l'importance du récit de Mehmed efendi, qui nous fait revivre la France du début du XVIIIe siècle à travers le regard d'un Turc à la curiosité toujours en alerte et d'une intelligence aiguë. Son long voyage à travers la France et surtout son séjour de quatre mois et demi à Paris lui inspirent quantité d'observations qui laissent parfois percer la critique, ou plutôt la surprise volontiers ironique. On le verra notamment décrire avec pertinence le système d'écluses du canal du Languedoc, la grande machine de Marly, les techniques de polissage des miroitiers du roi ou encore les instruments de l'Observatoire. Les beaux-arts et les spectacles, le mobilier et la décoration, tout ce qui fit le faste du Grand Siècle et de la Régence, se taillent la plus large place dans sa relation. Quelles qu'aient été par la suite les vicissitudes du mouvement d'occidentalisation dans l'Empire ottoman, la relation de Mehmed efendi en présente assurément le prologue. La traduction française de ce texte, effectuée peu après sa rédaction par l'interprète Julien-Claude Galland, fut publiée en 1757. Elle est reproduite ici intégralement, précédée d'une introduction historique, accompagnée de notes et documents annexes qui en éclairent et complètent la signification.
Ces deux relations d'ambassade sont bien plus que des rapports diplomatiques, comme on les pratique de nos jours. La première est celle d'Ali Efendi (1797-1802). Elle consigne les impressions, les jugements, les réflexions d'un seigneur ottoman, libéral et bienveillant dont l'étonnement est tempéré par la condescendance. Il y est question, notamment, de l'expédition de Bonaparte en Egypte, dont les préparatifs avaient cependant échappé à l'ambassadeur, berné par le redoutable Talleyrand. Le texte est suivi d'une note particulièrement importante, dans la mesure où elle constitue la plus ancienne description par un Turc (et probablement par un Oriental) de la Révolution française. La seconde relation, rédigée par Abdürrahim Muhibb Efendi, fournit une synthèse de ses observations en France, de 1806 à 1811. Elle est remarquable par le parti pris résolument moderne de l'auteur, délaissant les descriptions frivoles pour se concentrer sur ce qui faisait, selon lui, la force de la France: l'administration efficace (et son corollaire le service public) et l'esprit scientifique (et son application dans l'industrie).
Capturé en mer au mois de mai 1597 par des corsaires de Malte, Ma?cûncizâde Mustafa Efendi, cadi ottoman de Chypre, passa deux années pleines dans le bagne de La Valette. Il y composa un ouvrage racontant son quotidien, à travers des lettres de suppliques adressées au Sultan de Constantinople ou à des dignitaires ottomans en vue d'obtenir son rachat. L'ouvrage qui en résulte est un témoignage rare sur les nombreux captifs musulmans dans les geôles des grands ports de la Méditerranée chrétienne à l'époque moderne ; il nous renseigne également sur la politique de La Porte vis-à-vis de la captivité de ses sujets en Europe. Fin lettré, Ma?cûncizâde compose en outre une pièce littéraire dont la traduction permet de saisir les saveurs fleuries de l'ottoman, si bien méconnu France.
Résumé : Voyages dans la modernité regroupe deux récits de voyage écrits à l'usage de l'élite cultivée durant la période des réformes ottomanes du XIXe siècle, les Tanzimat, qui cherchent à répondre à ces interrogations : pourquoi et de quelle manière les Européens réussissent-ils mieux que nous ?
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.