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L'infiniment proche
Edwards Michael
CORLEVOUR
21,30 €
Épuisé
EAN :9782372090179
Dans ce nouveau recueil, Michael Edwards, un des rares poètes à l'Académie française, fait alterner des poèmes de formes variées, dans un jeu de miroirs, avec des proses rythmées ou des versets, parfois véhéments, parfois drôles. Edwards partage sa joie de suivre la langue en s'étonnant de ce qu'elle crée (sans donner dans l'arbitraire surréaliste) à l'instar du réel, qui, également résistant et accueillant, change sous un regard poétique. La grande question, en effet : comment voir ? Son oeil préféré est la métaphore, invention, dirait-on, non des rhétoriciens, mais d'une réalité désireuse de se révéler. Le recueil explore sans cesse l'ample tapis volant du réel, la surprise qui attend dans chaque instant du vécu, le mystère immense et précis du monde et du moi.
Après Shakespeare et la comédie de l'émerveillement, qui offre une idée nouvelle de la comédie et du rire, et Racine et Shakespeare, qui poursuit sous un angle inédit la comparaison que Stendhal avait amorcée, voici un troisième livre de Michael Edwards sur Shakespeare, une réflexion poétique et originale sur l'?uvre de la tragédie, sur ce qu'elle accomplit au-delà de la catastrophe. Si Shakespeare descend dans l'abîme de la condition humaine, en s'aventurant plus loin, peut-être, qu'aucun autre écrivain, c'est parce qu'il a la force de voir, en effet, à la fin de l'action quand tout se dénoue, des ressources neuves de vie et de poésie. Issu d'un cours prononcé au Collège de France en 2003-2004, le livre cherche à élucider l'ensemble des tragédies de Shakespeare dans leur rapport avec la crise intellectuelle de son époque et avec la tragédie en général - avec la nature tragique du réel, la forme tragique de l'histoire. Fondée sur une érudition discrète et éclairante, cette pensée vigoureuse revient sans cesse à la grande question ontologique, aux enjeux du verbe être, tels que Shakespeare les approfondit pièce après pièce, en faisant rayonner dans son théâtre le célèbre monologue d'Hamlet.
Poète, critique littéraire, traducteur, professeur au Collège de France, Michael Edwards a choisi de nous parler ici de l'étrange, de l'étrangeté, de l'étranger. À En s'appuyant sur des expériences personnelles de visions étranges de lieux familiers, d'impressions étranges dans la foule, de perceptions étranges du moi et de l'étrangeté d'une langue étrangère, il nous amène à considérer comme une aubaine " l'étrangèreté ". Dans une langue orale magnifique, voici l'ceuvre d'un poète nous conduisant à vivre comme un enrichissement et même comme une nécessité la recherche de l'étranger en l'autre et en soi-même.
Résumé : Au cours d'un voyage de Cambridge à Paris, une série de dialogues animés entre ME et MOI explore la nature de la langue française, et les raisons pour lesquelles l'auteur l'a choisie comme langue d'écriture. Grâce à de fréquentes comparaisons avec l'anglais, la beauté et les ressources propres du français se révèlent sous une nouvelle perspective. Sachant que les Anglais connaissent l'histoire bigarrée de leur langue et qu'ils ont le don de l'inventivité, l'auteur considère l'anglais moins comme un danger que comme un allié précieux du français. Il invite à mieux connaître le français en prenant conscience de son passé celtique et germanique, et à pratiquer une perpétuelle créativité. Le bilinguisme de l'auteur lui permet, par-dessus tout, d'éclairer à nouveau frais les rapports essentiels, troublants et exaltants du langage avec le moi et la réalité.
Au lieu de supposer que l'émerveillement est le propre des enfants et des ingénus, une émotion agréable et passagère dont on se défait en comprenant l'objet qui l'a provoqué ou en revenant aux choses sérieuses, ce livre invite à penser qu'il n'y a rien de plus adulte ni de plus sérieux que de s'émerveiller." Michael Edwards nous fait parcourir en quinze étapes quelque vingt-cinq siècles de littérature occidentale, de Platon à Philippe Jaccottet, du ciel des idées à la poésie de tous les jours, avec des escales inattendues, comme cette éblouissante évocation d'un chef-d'?uvre musical du XVle siècle redécouvert à Cambridge en 1960, le "Spem in Alium" de Thomas Tallis. Pour sonder les mystères de la création il ne néglige, en effet, aucun allié: la musique (Purcell, Bach), la peinture (Vermeer) y sont ici largement représentées, notamment dans les rapports qu'elles entretiennent avec la poésie. Sans ignorer les théories critiques modernes mais pour en avoir sans doute éprouvé les limites (et peut-être jaugé les naïvetés) Michael Edwards préfère, dans l'esprit des premiers "Lecteurs royaux", faire revivre un art de lire oublié, qui s'en tient au texte seul. Qu'il s'arrête, pour étayer son propos sur une page de Dickens, sur quelques vers de Wordsworth ou de Chrétien de Troyes, c'est toujours comme s'il s'agissait de la dernière nouveauté. Cette leçon de lecture est aussi une leçon de sagesse. En préservant ou en ranimant notre aptitude à l'émerveillement, la littérature nous suggère une autre façon de voir et de vivre. Biographie: Michael Edwards est poète en français et en anglais, et professeur au Collège de France. Il a publié de nombreux essais sur la création littéraire et artistique. Il rencontre une grande audience avec ses cours au Collège diffusés par France Culture.
Mon idée directrice est simple : plus un poète est grand, plus sa vie propre ? quel qu'en soit le contenu ? s'impose à lui comme foyer d'une énigme universelle. En s'efforçant d'exprimer cette énigme, il l'approfondit, et son existence concrète avec elle de façon littéralement déchirante. Sujet privilégié de contradiction, le poète est ainsi le témoin d'une souffrance irréductible qu'il cultive jusque dans la maladie et la faute, comme l'instrument d'une connaissance cachée."
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Quoi ! Vous n'avez pu veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous ne tombiez point dans la tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible. Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? Ils lui répondirent : Barabbas. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils répondirent tous : Qu'il soit crucifié. Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu'il soit crucifié. Pilate voyant qu'il n'y gagnait rien, mais que le tumulte s'excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l'eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : Je suis innocent du sang de ce juste.