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LE LEZARD NOIR
EDOGAWA RANPO
PICQUIER
7,50 €
Épuisé
EAN :9782877304979
Revue de presse Le Lézard noir est sans doute le roman policier le plus célèbre d'Edogawa Ranpo, et par dérivation, l'enquête la plus renommée d'Akeshi Kogoro. Il a été adapté en film (par Kinji Fukasaku, qui plus est), en pièce de théâtre (par Yukio Mishima, qui plus est), et a donné son nom à une maison d'édition (sans doute par un individu prestigieux, qui plus est). Malgré ce statut culte, le roman n'a été traduit en France qu'en 1993 par Picquier (2000 pour le format poche), soit 64 ans après sa parution originale.Madame Midorikawa est une femme fatale, belle, riche et élégante, plus connue sous le nom du Lézard noir, une cambrioleuse particulièrement virtuose. Seulement, manque à sa collection personnelle le plus gros diamant du monde, l'« étoile égyptienne ». Qu'à cela ne tienne, le Lézard noir va s'en emparer, fût-il pour cela nécessaire de kidnapper la fille du propriétaire actuel du bijou, moyennant par la suite un arrangement à l'amiable. Bonne joueuse, elle envoie plusieurs messages à sa future cible pour la prévenir de son forfait à venir, cible qui décide alors d’engager le détective le plus renommé du Japon, un certain Akechi Kogoro.Vulgairement, et histoire d’effectuer une comparaison qui parle à peu près à tout le monde, c’est Sherlock Holmes contre Arsène Lupin. Vulgairement, j’insiste.Akechi Kogoro est un détective de renom, extrêmement perspicace, qui parvient toujours à démasquer le criminel en se basant sur l’analyse « psychologique » de ce dernier, et à l’aide de preuves « scientifiques » (on reviendra sur ces guillemets). La seule autre aventure où il apparaît dans les œuvres de Ranpo paru en France est Le test psychologique, seconde nouvelle de l’ouvrage La proie et l’ombre.Madame Midorikawa, ou le Lézard noir, est une femme fascinée par l’art, en particulier l’art immuable, intemporel, éternellement beau, ce qui inclus évidemment les diamants, mais pas que. Elle vole dans le but d’enrichir sa collection personnelle, particulièrement fournie.L’histoire, assez courte (environ 150 pages), comme toutes les œuvres de Ranpo parues en France, se focalise sur le duel de ces deux personnages. Contrairement aux romans policiers « classiques », dont l’attrait réside en bonne partie dans la découverte du coupable à la fin du livre, on sait ici dès les premières pages qui est la criminelle. L’intérêt réside donc dans la découverte des stratagèmes que le Lézard noir met en place pour se procurer l’« étoile égyptienne », et dans les moyens qu’utilise Akechi pour les contrecarrer. L’auteur ménage également quelques moments de suspens où, à partir d’une action survenue, le lecteur cherche à comprendre comment celle-ci a été rendue possible, puisqu’elle semble au premier abord irréalisable. Ces énigmes s’inscrivent ainsi dans la pure veine de celles initiées par Edgard Allan Poe (pour beaucoup inventeur du genre) dans des nouvelles comme Double assassinat dans la rue morgue ou La lettre volée. L’un des principaux mystères de l’œuvre, qu’Akechi met rapidement en lumière, est d’ailleurs la reprise d’une des nouvelles de Ranpo, La chaise humaine. Le lecteur assidu de l’auteur pourra être soit enchanté du clin d’œil, soit déçu de n’avoir pu être surpris face à cette énigme qu’il connaissait déjà. On retrouve également la patte de Conan Doyle et de son célèbre personnage, qui résolvait souvent nombre de problèmes à l’aide de réflexions « psychologiques » et « scientifiques » qui, si elles sont passionnantes à suivre dans ces fictions, ne sont en aucun viable dans la réalité, et ne tiendraient pas une seconde face à un vrai tribunal (de toute façon, nos amis détectives vont rarement jusqu’au procès).L’autre gros point fort du roman réside en la relation particulière qu’entretiennent Akechi et madame Midorikawa. Le lecteur pourra être surpris, à la lecture du roman (en tout cas, moi je l’ai été) de voir qu’on a véritablement l’impression d’arriver au plein milieu du récit, à cause du fait que les deux protagonistes semblent être porteurs d’un passé et d’un parcours qui sont là, sous-jacent, mais que l’on ne nous explique pas. Concernant Akechi, cette sensation peut paraître normale, l’auteur ayant écrit d’autres livres dont il est le héros, on comprend que certains éléments puissent nous échapper à son sujet. Pour madame Midorikawa en revanche, on comprend moins, celle-ci fait sa première et sa dernière apparition dans ce roman, et la sensation d’avoir manqué un épisode à son sujet ne sera jamais comblée. Cela n’est pas un problème en soi, c’est peut-être seulement une volonté de l’auteur de signifier que ses personnages ont eu une vie avant cette histoire, et en auront une après, ça n’est d’ailleurs à aucun moment gênant, seulement légèrement déstabilisant, car assez rare. Ces deux personnages donc, que l’on a beaucoup de mal à saisir malgré leur apparente simplicité, se comportent l’un envers l’autre de façon très intéressante, leur relation mêlante rivalité, conscience professionnelle, mais aussi et surtout, amour. Cet aspect n’est presque pas développé, ou du moins pas de façon explicite, mais il est là, et il constitue l’élément le plus captivant du récit, tant ces protagonistes sont à la fois caricaturaux et ambivalents. C’est là toute la force de l’écriture de Ranpo que de suggérer beaucoup, tout écrivant peu.Le Lézard noir est donc à la fois un très bon divertissement, un roman à énigme intelligent, et derrière les lignes, le portrait riche et passionnant d’une histoire d’amour unique, belle et impossible. (Critique de www.manga-news.com)
Ce recueil original rassemble six nouvelles et novellas inédites en français d'Edogawa Ranpo. Publiées sur près de trente ans, entre 1926 et 1955, elles reflètent ses thèmes fétiches de la passion obsessionnelle et d'une fascination aux accents morbides, parcourues d'un frisson d'étrangeté caractéristique de l'oeuvre de l'auteur, à l'influence séminale dans la culture japonaise. Contes noirs parfois fantastiques, dans la lignée d'Henry James et d'Edgar Poe, ou récits policiers à la Conan Doyle marqués par un grand onirisme, ces récits hypnotiques frappent par leur profonde modernité, qu'ils explorent les figures de la poupée (Un amour inhumain) ou du fantôme (L'abri antiaérien), en passant par des images de femmes très fatales (L'apparition d'Osei). La passion amoureuse en particulier, avec un goût particulièrement japonais, s'y révèle dans tout son absolu, dévoilant les recoins les plus sombres de la nature humaine.
A cet instant précis, une gigantesque corolle dorée troua nettement le velours noir du ciel, et le jardin fleuri, la source chaude, les deux corps enchevêtrés furent noyés sous une cascade de poussière d'or. Le visage blafard de Chiyoko, avec son filet de sang aussi brillant que la laque rouge, était désormais empreint d'une beauté tranquille.Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeler aussi l'enfer. Pour s'en faire une idée, le lecteur devrait sans doute puiser dans ses cauchemars les plus extravagants, les plus cruels, mais aussi les plus beaux.
Peu après leur mariage, la jeune épouse de Minoura Kinosuke est assassinée dans sa chambre, pourtant fermée à clé. Anéanti par la douleur, son mari engage un détective privé, qui est tué à son tour mais laisse à Kinosuke des indices qui le mènent jusqu'à une île où se déroulent des expériences effrayantes.
Dans ce roman très célèbre, subtil jeu de miroirs où le narrateur, Ranpo Edogawa lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière, on retrouve - comme dans tous ses romans - cette curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scène fantastiques et obsessionnelles (fétichisme, voyeurisme, sadisme et perversions sexuelles) : " Sous sa nuque, le col évasé de son kimono m'offrait une vue plongeante jusque dans le creux de ses reins : les violentes zébrures qui balafraient sa peau blanche et moite, se perdaient au plus profond de l'échancrure. Toute son élégance avait disparu et il émanait d'elle une étrange impression d'obscénité qui me subjuguait ". " Flânerie au bord du fleuve Edo ", telle est la traduction littérale des idéogrammes utilisés pour composer ce nom de Edogawa Ranpo (anagramme de Edgar Allan Poe), reconnu au Japon comme le maître-fondateur de la littérature policière japonaise (1894-1965).
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.
Depuis le XIIe siècle et durant sept cents ans, l?histoire du Japon fut d?abord celle des samouraïs. A l?origine, une classe de modestes soldats aux ordres de la cour de Kyôto ; mais le pouvoir grandissant des clans provinciaux leur permit de s?affranchir rapidement de la cour impériale et de créer parallèlement leur propre gouvernement militaire qui s?imposa dans tout le Japon.Des siècles de guerres, de rébellions, de traîtrises et de renversements d?alliances virent des familles de samouraïs se livrer à une lutte acharnée pour le contrôle de territoires. Et des clans fondés par des aventuriers impitoyables dominèrent les provinces avant d?être balayés par d?autres plus puissants. Enfin surgirent trois grands chefs qui imposèrent l?unification du pays sous le commandement d?un seul seigneur : Oda Nobunaga, puis son lieutenant qui lui succéda, Toyotomi Hideyoshi, et enfin Tokugawa Ieyasu qui, à force de batailles, de complots et de massacres, régna sur tout le Japon. Ce livre, abondamment illustré d?estampes, de dessins et de peintures, raconte l?histoire de ces samouraïs, leurs armes et leurs châteaux. Il restitue avec rigueur une réalité historique souvent mal connue en Occident.4e de couverture : Depuis le XIIe siècle et durant sept cents ans, l?histoire du Japon fut d?abord celle des samouraïs. A l?origine, une classe de modestes soldats aux ordres de la cour de Kyôto ; mais le pouvoir grandissant des clans provinciaux leur permit de s?affranchir rapidement de la cour impériale et de créer parallèlement leur propre gouvernement militaire qui s?imposa dans tout le Japon.Des siècles de guerres, de rébellions, de traîtrises et de renversements d?alliances virent des familles de samouraïs se livrer à une lutte acharnée pour le contrôle de territoires. Et des clans fondés par des aventuriers impitoyables dominèrent les provinces avant d?être balayés par d?autres plus puissants. Enfin surgirent trois grands chefs qui imposèrent l?unification du pays sous le commandement d?un seul seigneur : Oda Nobunaga, puis son lieutenant qui lui succéda, Toyotomi Hideyoshi, et enfin Tokugawa Ieyasu qui, à force de batailles, de complots et de massacres, régna sur tout le Japon. Ce livre, abondamment illustré d?estampes, de dessins et de peintures, raconte l?histoire de ces samouraïs, leurs armes et leurs châteaux. Il restitue avec rigueur une réalité historique souvent mal connue en Occident.
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Kemmoku Makoto ; Chipot Dominique ; Coyaud Maurice
Résumé : Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto... exclusivement consacrés au monde animal. Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule...) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille...).
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".
Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.Après Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, publié chez Belfond, La Course au mouton sauvage clôt la fameuse " trilogie du Rat ".La redécouverte événement de l'un des chefs-d'?uvre du maître de la littérature japonaise !
Japon, de nos jours. Quoi qu'on puisse souhaiter, aussi loin que l'on puisse aller, on reste ce qu'on est, voilà tout. La serveuse n'aurait même pas dû travailler ce soir-là. C'était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c'est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n'a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un voeu...