« On est plus chez nous », « on ne peut plus rien dire », « et le racisme anti blanc, ça on en parle pas hein », autant d’idées fausses et dangereuses qui se propagent et alimentent un climat politique qui vire de plus en plus à droite depuis quelques années déjà. Alors, ce petit guide se propose de reprendre une à une les principales idées fausses propagées par l’(extrême-)droite et de montrer combien elles sont fausses ! C’est un guide très bien pensé, extrêmement sourcé et chiffré qui se lit assez facilement. Les conclusions générales amenées peuvent également très bien servir dans d’autres contextes.
On n'est plus chez nous, il y a trop d'étrangers" , "Il y a de plus en plus d'insécurité" , "Le Rassemblement National a changé" . Les idéologies xénophobes, racistes et identitaires se sont installées dans la plupart des pays d'Europe et aux Etats-Unis. En France, le spectre de l'extrême droite s'est considérablement élargi : d'un côté Eric Zemmour qui, déplaçant la question de l' "identité nationale" à celle du "grand remplacement" , fait presque paraître Marine Le Pen mesurée ; de l'autre l'exécutif macroniste qui s'empare des sujets de prédilection de cette dernière (l'immigration et l'insécurité) et qui agit en pompier pyromane. L'extrême droite récolte ainsi les fruits d'une décennie de banalisation de son discours par la classe politique et les médias. Cet ouvrage montre de façon accessible, rationnelle et documentée que l'extrême droite agite de fausses peurs, cible de faux boucs émissaires et propose de fausses solutions. Car les idées qu'elle véhicule ne sont pas de simples idées parmi d'autres. Plus dangereuses que jamais, elles menacent la démocratie, l'égalité des droits, et plus largement les vies humaines. Réoutillons-nous intellectuellement et politiquement pour lui faire face.
Il paraît que les écologistes sont rétrogrades. Qu'ils veulent revenir au modèle Amish. On dit d'eux qu'ils sont des amateurs, un mix de baba cool et de zadistes. Pourtant, ils sont désignés comme l'ennemi numéro un du pouvoir... Mais un adversaire n'est-il pas une alternative ? Pour la décrire, Julien Bayou prend la plume. Il déconstruit les attaques, décrit la révolution de velours dont la France a besoin. Car, après des décennies de crise qui ont abîmé l'idée même de progrès, l'écologie trace un chemin d'espoir !
Cette Chronique est la première radiographie systématique des discriminations par type (genre, âge, origine ethnique ou géographique...), par domaine (études, emploi, santé, logement, loisirs...) et par nature (systémique, directe ou indirecte). Elle résulte du croisement d'enquêtes de terrain, d'études de cabinet de conseils et de données statistiques officielles lorsqu'elles existent, car il faut compter avec le refus, aveuglément drapé dans le principe de l'égalité républicaine, d'établir des données chiffrées et ciblées sur ce sujet. Faute d'une possible saisie globale, la question de la discrimination se limite souvent, pour le citoyen, à l'aspect qui lui est plus familier - par exemple l'âge ou l'origine ethnique, le lieu de résidence ou le genre -, au détriment des autres types concrets et quotidiens qui frappent un nombre considérable d'individus (jusqu'à 70 % si l'on pose que l'ensemble des femmes est victime de discriminations). Parce qu'ils n'apparaissent habituellement que fragmentairement, ces manquements permanents à l'égalité républicaine sont en réalité désormais constitutifs de notre vision de la société. Cette Chronique n'a d'autre fin que de nous rendre intolérables les violences sociales que sont les discriminations ordinaires dans les domaines du droit et de la pleine citoyenneté - l'éducation, la santé, l'emploi ou le logement -, et de montrer, à partir de cas concrets, comment entreprendre de les combattre.
Quand le sage montre la fraude, l'imbécile regarde le don. Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. Nous sommes priés de nous extasier, de nous prosterner devant leur générosité sans limites dont le monde ne saurait se passer. Or les milliardaires ne cessent de s'enrichir tandis qu'une part importante de l'humanité sombre dans la pauvreté.Pour cacher cette intolérable réalité chiffrée, certains d'entre eux offrent aux hôpitaux quelques masques, bidons de gel, voire quelques piécettes... Quand la charité se fout à ce point de l'hôpital, le doute n'est plus permis : il y a quelque chose de pourri au royaume de la philanthropie !Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.4e de couverture : Quand le sage montre la fraude, l'imbécile regarde le don. Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. Nous sommes priés de nous extasier, de nous prosterner devant leur générosité sans limites dont le monde ne saurait se passer. Or les milliardaires ne cessent de s'enrichir tandis qu'une part importante de l'humanité sombre dans la pauvreté.Pour cacher cette intolérable réalité chiffrée, certains d'entre eux offrent aux hôpitaux quelques masques, bidons de gel, voire quelques piécettes... Quand la charité se fout à ce point de l'hôpital, le doute n'est plus permis : il y a quelque chose de pourri au royaume de la philanthropie !Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.