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Histoire de la laideur
Eco Umberto ; Bouzaher Myriem ; Rosso François
FLAMMARION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782081268845
En apparence, beauté et laideur sont deux concepts qui s'impliquent mutuellement, et l'on comprend généralement la laideur comme l'inverse de la beauté, si bien qu'il suffirait de définir l'une pour savoir ce qu'est l'autre. Mais les différentes manifestations du laid au fil des siècles s'avèrent plus riches et plus imprévisibles qu'on ne croit. Or voici que les extraits d'anthologie ainsi que les extraordinaires illustrations de ce livre nous emmènent dans un voyage surprenant entre les cauchemars, les terreurs et les amours de près de trois mille ans d'histoire, où la répulsion va de pair avec de touchants mouvements de compassion, et où le refus de la difformité s'accompagne d'un enthousiasme décadent pour les violations les plus séduisantes des canons classiques. Entre démons, monstres, ennemis terribles et présences dérangeantes, entre abysses répugnants et difformités qui frôlent le sublime, freaks et morts-vivants, on découvre une veine iconographique immense et souvent insoupçonnée. Si bien que, en trouvant côte à côte dans ces pages laideur naturelle, laideur spirituelle, asymétrie, dissonance, défiguration, et mesquin, lâche, vil, banal, fortuit, arbitraire, vulgaire, répugnant, maladroit, hideux, fade, écoeurant, criminel, spectral, sorcier, satanique, repoussant, dégueulasse, dégradant, grotesque, abominable, odieux, indécent, immonde, sale, obscène, épouvantable, terrible, terrifiant, révoltant, repoussant, dégoûtant, nauséabond, fétide, ignoble, disgracieux et déplaisant, le premier éditeur étranger qui a vu cette oeuvre s'est exclamé : "Que la laideur est belle" !
Résumé : Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher Humoriste, polémiste, railleur, Umberto Eco nous raconte ici en toute liberté sa vie, mode d'emploi : il pourfend avec jubilation l'absurde qui nous gâche l'existence, les objets qui nous résistent, les gadgets qui nous asservissent ou l'administration qui nous englue. Avec lui, le quotidien, dans ce qu'il a de plus ordinaire, prend des allures de fantasmagorie. Déjeuner en avion vire à la tragi-comédie et voyager avec un saumon devient une épopée burlesque. S'il se lance dans la science-fiction, c'est pour nous offrir le récit hilarant des démêlés d'un gouvernement intergalactique avec une armée arc-boutée sur ses principes, mais démunie face au foutoir des innombrables espèces sidérales. S'il nous donne à lire des Fragments de la Cacopédie, ce savoir inversé, c'est pour mieux esquisser avec malice l'état des lieux de certaines théories scientifiques aux marges de la folie. S'il parcourt la philosophie, la politique ou la littérature, c'est en aficionado du jeu de mots, pour soumettre des personnages célèbres à la question " Comment ça va ? ". Mais lorsqu'il évoque sa ville natale et la géographie de son adolescence, il se dévoile pour la première fois et dit la pudeur d'aimer. Une aventure drolatique, où l'on reconnaît tant de notre histoire.
Ce n'est pas un essai théorique sur la traduction, mais une illustration des problèmes que pose la traduction à travers des exemples qu'Umberto Eco a vécus en tant qu'éditeur, auteur, traducteur. Il nous apprend que la fidélité n'est pas la reprise du mot à mot mais du monde au monde. Tout bon traducteur est celui qui sait bien négocier avec les exigences du monde de départ pour déboucher sur un monde d'arrivée le plus fidèle possible, non pas à la lettre mais à l'esprit. Tout donc est dans le presque du titre." (Myriem Bouzaher, traductrice de l'ouvrage à partir de l'italien). Du même auteur : Le Nom de la rose ; Comment voyager avec un saumon.
Roberto de la Grive, tour à tour guerrier, savant et agent secret, puis naufragé dérivant non loin du 180e méridien - celui qui sépare aujourd'hui d'hier - entreprend d'écrire des lettres où défilent tous les événements de sa vie : campagnes de la guerre de Trente Ans, salons parisiens, intrigues diplomatiques, jeux de l'amour, de l'art et de la pensée ; rien n'échappe au tourbillon d'une époque où les découvertes de la géographie et de l'astronomie bouleversent les consciences.
Résumé : Nerval, Joyce, Borges, Wilde, Leopardi, Flaubert, Proust, Manzoni et les autres... Quand Eco fait sa littérature, quand il nous livre ses émois d'adolescent, ses curiosités de sémioticien, ses angoisses d'écrivain face à l'influence des maîtres, ses admirations d'aficionado - bref, son panorama littéraire -, on jubile devant tant d'intelligence du texte et d'amour des mots. Et quand, au dernier chapitre, il nous raconte ses premières armes de poète et romancier en herbe, révèle ses superstitions d'auteur, ses attentes ou ses craintes, on a le sentiment de pénétrer dans le jardin secret qu'il avait souvent évoqué sans jamais vraiment nous le dévoiler. Un régal !
Résumé : Dans l'imaginaire européen, quelques animaux jouent un rôle plus important que les autres et forment une sorte de "bestiaire central ". Le loup en fait partie et en est même une des vedettes. Il occupe déjà cette place dans les mythologies antiques, à l'exemple de la louve romaine, qui a nourri Romulus et Rémus, du loup Fenrir, destructeur du panthéon nordique, et des nombreuses histoires de dévorations, de métamorphoses et de loups-garous. Ces derniers sont encore bien présents au Moyen Age, même si la crainte du loup est alors en recul. Les bestiaires dressent du fauve un portrait négatif et le Roman de Renart en fait une bête ridicule, bernée par les autres animaux et sans cesse poursuivie par les chasseurs et les paysans. La peur du loup revient à l'époque moderne. Les documents d'archives, les chroniques, le folklore en portent témoignage : désormais les loups ne s'attaquent plus seulement au bétail, ils dévorent les femmes et les enfants. L'étrange affaire de la Bête du Gévaudan (1765-1767) constitue le paroxysme de cette peur qui dans les campagnes ne disparaît que lentement. Au XXe siècle, la littérature, les dessins animés, les livres pour enfants finissent par transformer le grand méchant loup en un animal qui ne fait plus peur et devient même attachant. Seuls la toponymie, les proverbes et quelques légendes conservent le souvenir du fauve vorace et cruel, si longtemps redouté.
Résumé : S'inscrivant dans la série du Musée de l'Art, 400 (femmes) artistes est l'ouvrage consacré aux artistes féminines le plus complet et le plus richement illustré jamais publié. Présentant une grande variété d'artistes de différentes périodes historiques, d'origines diverses et utilisant des techniques et des matériaux variés, l'ouvrage est classé par ordre alphabétique. L'oeuvre majeure de chacune est accompagnée d'une courte biographie expliquant son travail dans le contexte plus large de sa pratique artistique. Venant compléter d'autres ouvrages majeurs sur l'art, ce livre propose un glossaire des styles et des mouvements et une introduction explorant les questions plus générales que pose ce sujet intemporel. Célébrant la créativité féminine à travers les âges, 400 (femmes) artistes constitue une lecture indispensable pour tout amateur d'art.