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Le temps des servitudes. La famille à l'épreuve du handicap
Ebersold Serge ; Bazin Anne-Laure
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501140
Ce livre décrit les multiples contraintes que doivent affronter les parents ayant un enfant présentant une déficience pour concilier vie familiale, professionnelle et sociale. Interrogés sur les soutiens dont ils disposaient en la matière, ils ont rapporté ces contraintes aux formes de servitude que leur impose un modèle de société ne s'ouvrant à la différence qu'à condition que les intéressés et leurs familles surmontent les multiples épreuves qui s'imposent à eux. Ils évoquent alors cette disponibilité de tout instant les obligeant à " vivre en laisse ". Ils décrivent aussi cette perpétuelle incertitude face au lendemain qui projette le passé dans le présent et qui réduit le futur au présent, leur signifiant ainsi qu'ils appartiennent à un autre monde, celui du handicap. C'est de servitude dont ils parlent enfin lorsqu'ils parlent du combat permanent qu'ils doivent mener pour conserver une activité professionnelle, pour concilier leur inscription sociale avec celle de leur enfant, rien n'étant jamais acquis, tout étant toujours à conquérir. Par-delà les caractéristiques de la déficience, cette servitude trouve son ancrage dans un mode de traitement social de la déficience qui demande aux parents de se protéger par eux-mêmes et qui assujettit les possibilités de soutien à leur capacité d'invention et de dépassement de soi. Avant de renvoyer à la présence d'un enfant autre et différent dans la famille, cette servitude est à rapporter à des modes d'intervention sociale qui opposent à leur demande de reconnaissance une exigence d'implication qu'il n'est possible d'honorer qu'au travers de compromis souvent coûteux familialement, socialement et professionnellement. La servitude dont parlent les parents renvoie en cela à un modèle de société qui résume l'appartenance sociale aux formes de reconnaissance qu'expérimentent les individus au contact d'autrui et qui transforme ainsi la volonté d'implication sociale et de réalisation de soi en une source de désenchantement et de déréalisation de soi.
Cleyet-Marrel Dany ; Ebersolt Gilles ; Hallé Franc
Résumé : Pendant plus de trente ans, Francis Hallé et ses collègues ont exploré les canopées des forêts tropicales en les survolant dans le Radeau des Cimes et quelques autres engins qu'ils ont inventés dans ce but. Ce livre très illustré retrace leurs aventures et les différentes missions qu'ils ont menées à bien.
Ebersolt Gilles, Cleyet-Marrel Dany, Hallé Francis
Chacun peut désormais savoir, grâce à cet ouvrage, ce qu'est la biodiversité, mais l'endroit de la planète où elle est la plus développée garde encore bien des mystères. Il s'agit de la voûte supérieure des forêts tropicales, ou canopée, dont les orchidées, les lianes et les insectes n'ont pu être décrits que très récemment, et très partiellement. Accéder à la cime des arbres, à près de 50 m d'altitude, n'était en effet pas de tout repos jusqu'à ce qu'un groupe de botanistes français, mené par Francis Hallé, ait l'idée d'utiliser un dirigeable déposant, sur la canopée, un radeau gonflable tenant lieu de laboratoire où des chercheurs peuvent travailler dans de bonnes conditions de confort pendant plusieurs jours. C'est l'aventure, attachante et pleine de rebondissements, que conte ce livre, et dont il ressort que les expéditions scientifiques au Gabon ou en Guyane sont souvent plus faciles que celles qui consistent, dans la jungle parisienne, à trouver un sponsor ou à convaincre un responsable. --Arthur Hennessy
Plus qu'il en s'annonce, le handicap se dévoile tout au long d'un processus diagnostique qui exige des soignants une grande humanité et qui confronte les parents à une succession de vérités traumatiques. Pour ces derniers, le diagnostic ne constitue pas un aboutissement. Il ouvre une ère d'incertitudes quant au futur de l'enfant, aux soutiens qu'ils vont trouver, à leur devenir. Le handicap est indissociable des multiples stigmates qui jalonnent la vie quotidienne et qui leur signifient qu'avantd'être des parents, ils sont désormais des parents d'enfants handicapés, voire des parents handicapés.Le handicap se dévoile ainsi au fil de propos et de pratiques qui privent les parents de pôles de certitude leur permettant de comprendre l'événement et les obligent à une invention permanente d'eux-mêmes. Le handicap se dévoile aussi au gré des attitudes, des gestes et des regards qui réduisent les parents à la déficience de leurenfant et attirent l'attention sur cette faille honteuse dans leur identité. Il se dévoile enfin à travers les multiples formes de servitude que leur impose l'absence de soutien ou/et le manque de respectabilité et d'estime sociale que leur signifient les carences des modes de prise en charge existants. Ils s'en trouvent privés de la confiance en soi et du respect de soi qui fondent l'être en société et la citoyenneté. Les parents associent ainsi le handicap à un déni de reconnaissance matérialisant leur invisibilité sociale. L'annonce du handicap devient un événement insaisissable qui, tout en n'étant jamais pleinement présent, est toujours là, et qui, bien qu'étant passé, est encore à venir. Le deuil de l'enfant rêvé qui leur est souvent demandé en est des plus difficiles, la plaie étant sans cesse ravivée, à jamais présente dans leur esprit et dans leur bouche.
Ebersold Serge ; Emery Roland ; Feuilladieu Sylvia
Ce dossier spécial fait écho à la réflexion entamée par un groupe interdisciplinaire de chercheurs autour des mutations induites par les politiques inclusives. L'éducation inclusive est assujettie aux formes d'innovation ordinaire, grâce auxquelles s'opère la contextualisation des pratiques, nécessaire pour mettre en adéquation l'accès potentiel aux lieux et aux rôles sociaux, avec l'accès réel, tel qu'expérimenté par la personne. Ces formes d'innovation sont au cÅur d'une activité auto-normative propice à l'émergence de nouvelles pratiques, de nouvelles formes d'organisation et de nouveaux savoirs permettant de faire face à la diversité des situations rencontrées.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour