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LES ENFANTS DE THAI BINH - NOSTALGIES PROVINCIALES
DUYEN ANH
JUBILE
20,90 €
Épuisé
EAN :9782213030708
Avoir treize-quatorze ans en Indochine, comme ailleurs, c'est quitter l'enfance, ses turbulences, ses rêves et ses jeux pour s'aventurer au seuil d'une adolescence où les meilleures amitiés craquent sous les caprices de quelque petite au regard oblique. Ici, les garçons se nomment Vu, Khoa, Vong, Minh et c'est la jeune Thuy qui perturbe la bande. Ce n'est pas tout, car nous sommes dans les années 40 et les jeux terribles des grandes personnes du bout du monde vont venir téléscoper les aspirations nationalistes latentes dans ce delta du fleuve Rouge. Les enfants n'y comprennent pas grand-chose et les slogans répétés comme des comptines vont s'étrangler dans des gorges qui se nouent lorsque le sang soudain coule. Mars 1945, c'est le coup de force japonais. L'administration française est renversée. Suivront occupation chinoise, pression des forces alliées, montée des résistances et, finalement, embrasement général de la péninsule. Les enfants, eux, s'efforcent de rester des enfants dans un environnement devenu insupportable. La tragédie qui commence et qui n'en finira pas d'exténuer tout un peuple, de napalm en camps de rééducation et d'exodes en boat-people, pointe déjà son mufle destructeur jusqu'en la petite ville de Thai Binh. Commence alors le temps des déchirures. C'est ce temps que fait vivre pour nous (et le lecteur français y sera particulièrement sensible) le très grand écrivain qu'est Duyên Anh. Avec lui, avec ses héros, nous allons redevenir enfants, puis adolescents, au rythme d'un des pays les plus merveilleux du monde, hélas embrasé par la folie des hommes. Duyên Anh est né en 1935 à Thai Binh, au Nord du Vietnam. Il émigre vers le Sud en 1954 où il exerce divers petits métiers. A partir de 1964, il vit de sa plume : journaliste et romancier (il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages). Considéré comme " l'un des dix écrivains les plus dangereux du Vietnam ", il est arrêté en 1976 par le pouvoir communiste. Jamais jugé, il connaît prisons et camps. Libéré en 1981 (grâce à Amnesty international et au PEN Club), " boat-people " en 1983, il vit depuis en France. En 1988, il est victime d'un grave attentat en Californie. Deux romans ont paru aux éditions Belfond : Un Russe à Saigon (1986), La Colline de Fanta (1989), Bourse Lillian Hellman et Dashiell Hammett 1991 (Fund for free expression, New York).
Résumé : Dans un monde en métamorphose un homme attend la relève équipé d'une AK-47 03 et du souvenir de Sablonchka. L'humain a cessé de manger de la viande et se recroqueville tandis qu'animaux et végétaux mutent quasiment sous nos yeux... Tous les rapports et modes de vie et villes et habitats s'en trouvent modifiés peu à peu. La sentinelle profite de cette attente pour nous guider parmi les espèces d'une faune et d'une flore dont on aurait pu penser qu'elles avaient disparu il y a des siècles. Sablonchka est un roman d'anticipation sans virgules. Une version végétale du Désert des Tartares. Un labyrinthe de l'évolution.
Une surprise fortuite au détour d'une page d'Internet. Une inspiration émue par la découverte des aquarelles. Une rencontre inattendue pour initier cette longue amitié, et le désir de vous la faire partager, par la plume et l'aquarelle. Diplômé des Arts décoratifs en 1982, Thierry Duval dessine et peint depuis l'enfance. Sa manière d'appréhender l'aquarelle dégage une force inhabituelle dans les couleurs et les lumières. Son propos est d'évoquer un "impressionnisme" d'aube ou de crépuscule au gré des thèmes abordés, appuyé par un dessin d'une grande précision. Tous ces critères confèrent aux aquarelles de Thierry Duval une puissance évocatrice, un réalisme peu courant dans l'expression habituelle de l'aquarelle. Rémi Doyen est né en 1958 dans une famille globe-trotteuse. Ses pérégrinations, autant dans l'hémisphère Nord que dans l'hémisphère Sud, lui ont permis de connaître d'autres cultures et de développer son ouverture d'esprit. Après les îles du Pacifique Sud et l'Amérique du Nord découvertes durant son enfance, ce sera, à la suite d'études universitaires, le Moyen-Orient, l'Inde, l'Europe, l'Afrique et l'Amérique latine. L'observation et les rencontres ont forgé ce creuset dans lequel aujourd'hui il puise pour écrire sa poésie.
Il suffit qu'un enfant jette un caillou dans une mare et l'expression "à l'infini" se dessine en cercles concentriques sous ses yeux captivés. Puissent ces textes elliptiques faire germer dans l'esprit du lecteur des rêveries sans limites.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.
Diptyque : Premier volet. Enracinement. Jésus reconnu comme ami en son Eucharistie. Enfance préservée dans la proximité des grands témoins : Maritain, Foucauld, Journet, Ghikha... tant d'autres ! Jeunesse fécondée à la lumière des pères de l'Eglise dans la grande tradition monacale puis érémitique (sur une île au Rwanda ! ). Deuxième volet. Partage. Jésus reconnu comme pauvre en ces jeunes assoiffés de sens. Maintenant, le témoin c'est lui. La lumière il la porte. Pour eux, ordination sacerdotale, fondation de l'école catholique de prière et d'évangélisation "Jeunesse lumière". 44 tournées missionnaires en 50 pays, près d'une centaine de livres, des milliers d'enseignements, d'articles.... Un diptyque ouvert pour nous sur deux icônes de transcendance, de beauté, de fécondité. Dès lors, suspendons notre marche, oublions réseaux sociaux, déceptions, blessures et partageons cette contemplation, retrouvons la transcendance, osons, à notre tour, ouvrir notre intelligence et notre coeur à la beauté, laissons-nous emporter par le courant tantôt paisible, tantôt jaillissant, d'une vie de prêtre d'autant plus heureuse que donnée. Il nous en dévoile la source. Déjà le vent du large. Enfin l'océan... mais c'est l'Amour... la Vie Eternelle !
Résumé : Le meurtre de Céline Jourdan en 1988 cristallise chez Jean-Maxime Baye la douleur d'une profonde révolte, à l'origine d'un combat, individuel puis associatif. Un combat autour d'une conviction : une société se meurt lorsqu'elle tolère l'anéantissement de l'esprit même de la vie : l'enfance. Lutter contre l'oubli, tel est l'un des messages forts des témoignages recueillis par l'auteur auprès des familles d'enfants victimes, car l'oubli est une deuxième mort. Le devoir de mémoire appelle aussi un devoir de réflexion et d'action pour que, d'une vie perdue, puissent peut-être germer des vies préservées. L'auteur développe longuement les facteurs individuels et sociaux, qui sont souvent à la base de tels actes, au prix d'une plongée dans l'univers des criminels mais également dans des réalités socialement destructrices : pornographie, culture de la violence, inversion des valeurs... Le fonctionnement du système judiciaire est également abordé au terme d'une analyse n'éludant ni le dilemme de la peine perpétuelle ni le débat autour de la médicalisation de la lutte contre les infractions sexuelles. L'analyse débouche sur des propositions concrètes. Ce livre, par l'étendue des thèmes abordés, s'adresse à un très large public heurté par les violences criminelles contre les enfants.