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Actes de la recherche en sciences sociales N° 205, Décembre 2014 : Varia
Duval Julien ; Marchetti Dominique
SEUIL
16,20 €
Épuisé
EAN :9782021180862
Avec ce numéro, la revue Actes de la recherche en sciences sociales déroge, comme elle le fait quelquefois, au principe du numéro thématique pour proposer une sélection de contributions qu'elle souhaite porter à la connaissance de ses lecteurs. C'est le cas, pour ce numéro, d'un entretien inédit avec Norbert Elias, où ce sociologue majeur revient sur ses années de formation et son rapport à la France, mais aussi de la réflexion d'un chercheur sur l'un de ses "échecs", une enquête qu'il a dû abandonner. Le numéro propose parallèlement une série d'articles de recherche soulevant des questions générales d'actualité : par exemple, une analyse des activités équestres interrogeant l'injonction au professionnalisme qui s'exerce aujourd'hui dans quantité de domaines, une étude de l'orientation en seconde dans le contexte partiellement nouveau de la "démocratisation scolaire", une recherche sur les politiques linguistiques menées dans les pays basques et leur rôle dans les constructions identitaires, ou encore une analyse du marché de la restauration où cohabitent prétention gastronomique et nécessité commerciale.
Bourdieu Pierre ; Champagne Patrick ; Duval Julien
Résumé : Ce volume est la transcription des deux premières années d'enseignement de Pierre Bourdieu au Collège de France (1981-1982 et 1982-1983). Conçues comme un cours de sociologie générale, ces leçons constituent une introduction aux sciences sociales. Bourdieu se propose de faire comprendre ce qu'est la démarche sociologique : un mode de pensée particulier qui s'appuie sur toutes les disciplines des sciences humaines (histoire, ethnologie, linguistique, philosophie, etc.). Les huit leçons prononcées lors de la première année analysent toutes les implications qui découlent du fait que les individus classent et sont classés en permanence, qu'il existe des classements plus légitimes que d'autres et que le monde social se caractérise par une lutte de classements, forme particulière de la lutte des classes. La deuxième année comporte treize leçons qui sont consacrées à une présentation des trois concepts clés de la sociologie de Bourdieu : habitus, champ et capital. Elle s'appuie sur les enquêtes en cours ou réalisées par Bourdieu ou sous sa direction (sur l'université, sur les grandes écoles, sur le champ littéraire au XIXe siècle, etc.). Comme dans les ouvrages précédents, ces cours montrent le sociologue au travail, élaborant et précisant sa théorie d'une manière particulièrement claire et accessible à travers de nombreux exemples.
Duval Julien ; Heilbron Johan ; Shinn Terry ; Ging
LA SCIENCE VERITABLE EST L'ETUDE DES CHOSES INUTILES. CAR L' ETUDE DES CHOSES UTILES SE FERA SANS LE SECOURS DES SAVANTS. EMPLOYER CES ESPRITS RARES REVIENDRAIT A BRÛLER DES DIAMANTS POUR FAIRE TOURNER UNE MACHINE A VAPEUR. " CHARLES PEIRCE " THE SCIENTIFIC ATTITUDE AND FALLIBILISM " (1896) ACTES DE LA RECHERCHE EN SCIENCES SOCIALES Numéro 164 Septembre 2006 Aux origines de la scientométrie Paul Wouters L'autonomie scientifique face à la mercantilisation Erwann Lamy et Terry Schinn L'emprise du champs scientifique sur le champs universitaire et ses effets Yves Gingras et Brigitte Gemme La recherche universitaire à l'épreuve de la massification scolaire Sylvia Faure et Charles Soulié Publish and perish Bruno Auerbach L'édition savante à la croisée des chemins John B. Thompson
Résumé : Cinéma commercial contre films d'auteur ? Cinéma populaire contre cinéma élitiste ? Loi du marché contre règles de l'art ? La dualité entre superproductions hollywoodiennes et films d'art européens semble traverser toute l'histoire du cinéma depuis les années 1920. Mais les frontières entre ces deux espaces n'ont jamais été figées, comme l'explique Julien Duval dans cette sociologie novatrice du champ cinématographique au XXe siècle. Ainsi, le cinéma populaire a su se parer de certains traits des arts savants. Quant au cinéma d'auteur, il n'est pas tout à fait devenu "l'égal des autres arts" : les cinéastes doivent toujours composer avec les contraintes économiques propres à leur mode d'expression. Examinant à nouveaux frais ces jeux de transferts et ces oppositions, Julien Duval éclaire également les débats récents sur "l'exception culturelle" et sur les priorités des politiques publiques en matière cinématographique.
Ce dossier propose d'aller voir ce qu'il se passe dans ces espaces où les individus passent leur vie à attendre, suspendus à l'espérance d'un changement à venir. De façon documentée, il montre que l'attente constitue l'un des principaux marqueurs de la condition populaire et un espace-temps où se façonne le rapport des classes populaires aux institutions. L'attente relève d'une dynamique de la domination, faite de l'alternance entre des promesses et des frustrations qui précarise leurs capacités de projection dans l'avenir. L'attente se révèle ainsi une ressource de pouvoir pour les instances en mesure de délivrer la chose attendue. Elle représente un levier déterminant de gouvernement et de normalisation des pratiques populaires : loin d'être un temps-mort, elle est scrutée de près, et rythmée par des injonctions sur les bonnes et les mauvaises manières d'attendre. Loin d'être le simple fait d'une carence de moyens, elle peut être entretenue par une mise en suspens de la distribution des avantages sociaux en jeu dans la société. La démonstration repose sur une analyse comparative de plusieurs politiques de l'attente, définies comme l'ensemble d'activités organisées qui la génère - mise en attente -, la gèrent - gouvernement de l'attente - et la mobilisent comme un levier du pouvoir - gouvernement par l'attente. Elle dégage les logiques de différenciation de l'expérience de ce temps suspendu - waiting - et de la manière dont il est utilisé pour classer les individus et les groupes sociaux - l'organisation du queing. Elle montre ainsi que l'attente est le lieu où se jouent les divisions internes aux classes populaires et où se nouent, par conséquent, des " avenirs de classe " différenciés. Elle cherche, enfin, à comprendre quel rapport à l'Etat se construit dans cette expérience de l'arbitraire, comment cette épreuve temporelle socialise les administré·es à des formes horizontales de concurrence, et sous quelles conditions elle peut laisser place à des formes d'appropriations stratégiques ou résistantes.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.